
L’engouement actuel pour le Bitcoin, l’Ethereum, les cryptomonnaies et la blockchain est comparable à la bulle Internet des années 90. Des volumes de transactions considérables, des capitalisations boursières de cryptos qui battent des records ou encore des records de gains… Vous avez certainement dû voir des articles traitant de ces sujets ces derniers mois.
Hélas, si le grand public est en mesure de dire qu’il a déjà entendu parler du Bitcoin ou d’Ethereum, un grand nombre de ces personnes ne savent toujours pas de quoi il s’agit. Si vous êtes un tant soit peu intéressé par l’écosystème des cryptomonnaies, voici un petit récapitulatif des différences majeures entre Bitcoin et Ethereum pour y voir plus clair.
Qu’est-ce que le Bitcoin (BTC) ?
Le Bitcoin (BTC) est une monnaie numérique décentralisée que vous pouvez acheter, vendre et échanger directement, sans intermédiaire comme une banque. Le créateur du Bitcoin, Satoshi Nakamoto, dont on ne connaît toujours pas l’identité réelle, avait initialement évoqué la nécessité d’un « système de paiement électronique basé sur la preuve cryptographique plutôt que sur la confiance ».
Le concept qui a conduit à la création de la blockchain Bitcoin a été publié en 2008 au travers d’un livre blanc rédigé par Nakamoto. Le Bitcoin permet aux utilisateurs de gérer une monnaie hors de contrôle de tout gouvernement, banque ou institution financière. Il repose plutôt sur un réseau décentralisé d’utilisateurs exploitant la blockchain Bitcoin avec un ensemble de règles que chaque participant au réseau accepte.
Les investissements en cryptomonnaies sont risqués et peuvent ne pas convenir aux investisseurs particuliers ; vous pourriez perdre la totalité de votre investissement.
Les règles définies par le réseau déterminent le mode de fonctionnement des transactions, le temps de traitement de celles-ci, la limite d’émission de 21 millions de Bitcoin (BTC), etc.
De plus, la blockchain Bitcoin est consultable publiquement et est associée à l’historique de toutes les transactions qui y ont été effectuées, en plus d’être distribuée entre plusieurs nœuds afin d’éviter toute falsification. Lorsqu’une version différente de la blockchain est détectée, elle est rejetée par les autres participants (ordinateurs) du réseau. On parle alors de falsification.
Qu’est-ce que l’Ethereum (ETH) ?
En juillet 2015, le réseau Ethereum a été lancé comme l’un des projets les plus ambitieux de l’environnement crypto, avec l’objectif de décentraliser l’Internet.
À l’instar du Bitcoin, Ethereum est une plateforme décentralisée sans autorité centrale dirigeante qui utilise le Proof of Work (PoW) pour garantir que des personnes malveillantes ne puissent pas altérer les données de la blockchain. La blockchain Ethereum est en partie inspirée de celle du Bitcoin, cette dernière étant open source.
Ethereum est un réseau blockchain décentralisé, open-source et distribué, alimenté par sa cryptomonnaie native, l’Ether (ETH). Cette dernière est utilisée pour effectuer des transactions et interagir avec des applications déployées sur le réseau du même nom. Le livre blanc d’Ethereum a été publié en 2013 par son cofondateur Vitalik Buterin, détaillant l’utilisation de « smart contracts » (contrats intelligents), qui sont des accords auto-exécutables écrits dans le code.
Le réseau Ethereum est très plébiscité puisqu’il permet la création d’applications décentralisées (DApps) à l’aide de ces contrats autonomes : levées de fonds, jeux d’argent, enchères, réalité virtuelle, plateformes d’échanges et de trading… Les usages sont très variés et de nouveaux projets utilisant le réseau Ethereum apparaissent quotidiennement.
En quoi Bitcoin et Ethereum diffèrent-ils ?
Vous l’avez vu à travers ces deux présentations d’Ethereum et de Bitcoin : bien que ces deux noms phares de l’environnement des cryptomonnaies soient souvent cités ensembles, il n’en demeure pas moins que les objectifs de ces deux réseaux sont plutôt différents.
Voici quelques-unes des différences majeures entre ces deux mastodontes :
Bitcoin vs Ethereum : deux philosophies différentes
Au-delà des différences technologiques, c’est avant tout sur le plan philosophique que Bitcoin et Ethereum se différencient. Le premier, pionnier faisant office de départ pour l’écosystème blockchain et crypto, se veut être une valeur refuge, une sorte « d’or 2.0 ». Pour preuve : la limite de 21 000 000 de bitcoins en circulation. Il n’y en aura jamais un de plus créé.
Le second, quant à lui, se veut être dans l’abondance avec une émission de jetons non limitée. On ne peut savoir combien il y aura d’Ethers en circulation à l’avenir.
L’intérêt principal d’Ethereum réside dans ce que le réseau propose, et non pas ce qu’il est réellement. Il est question ici de profiter de la surcouche “intelligente” qu’offre le réseau. En effet, les smart contracts ne cessent de révolutionner la blockchain en apportant des solutions innovantes.
Bitcoin et Ethereum à l’ère des enjeux climatiques : qui est le moins énergivore ?
Vous le savez, toutes nos actions numériques et informatiques ont une empreinte carbone et donc, un impact sur l’environnement. Le monde des cryptomonnaies n’échappe pas à la règle puisque les machines permettant la validation des transactions ainsi que le minage sur la blockchain ont besoin d’énergie pour fonctionner.
De nombreuses études sont formelles : les cryptomonnaies polluent. Et pas qu’un peu. On estime qu’une transaction Bitcoin émet environ 300 kilos de CO2 ou bien qu’une seule transaction Ethereum consomme 238 kWh d’électricité alors que VISA en permet 100 000 pour 148 kWh. Il existe toutefois des disparités de consommation selon les blockchains : le consensus « Proof-of-Stake » consomme bien moins que celui de « Proof-of Work ».
Globalement, il en ressort que le réseau Ethereum pollue moins que celui du Bitcoin. C’est d’ailleurs la très attendue mise à jour Ethereum 2.0, prévue courant 2022, qui devrait faire baisser de 99,95% la consommation énergétique du réseau !
Bitcoin vs Ethereum : une scalabilité à deux vitesses
Les réseaux Bitcoin et Ethereum souffrent tous les deux de problèmes d’évolutivité. Alors que le réseau Bitcoin traite en moyenne sept transactions par seconde, le réseau Ethereum est capable quant à lui d’en traiter 30. À titre de comparaison, Visa traite environ 1 700 transactions par seconde, tout en affirmant être capable de monter jusqu’à 24 000.
Le nombre de personnes utilisant les deux blockchains augmentant avec le temps, Bitcoin et Ethereum ont presque atteint leurs limites de capacité et ont besoin de solutions qui les aideront à accueillir davantage d’utilisateurs.
Certaines solutions permettent de pallier en partie à ce problème : la mise à jour SegWit pour Bitcoin ou la mise à jour Ethereum 2.0 pour le second. Pour l’heure, une saturation de ces réseaux se traduit par une hausse des frais de transaction.
Récapitulatif des divergences Bitcoin et Ethereum
| Bitcoin | Ethereum | |
|---|---|---|
| Fondateur(s) | Satoshi Nakamoto | Vitalik Buterin, Charles Hoskinson, Gavin Wood, Jeffrey Wilcke, Mihai Alisie, Anthony Di Lorio, Joseph Lubin, et Amir Chetrit |
| Date de lancement | Janvier 2009 | Juillet 2015 |
| Algorithme de consensus | Preuve de travail (Proof of Work, PoW) | Preuve de travail, passera bientôt en Preuve d’enjeu (Proof of Stake, PoS) avec Ethereum 2.0 |
| Utilité | Alternative crédible bien qu’imparfaite à la monnaie fiduciaire. Moyen d’échange et réserve de valeur | Plateforme décentralisée permettant la création de contrats intelligents (Smart Contracts) grâce à l’Ether (ETH). Applications décentralisées |
| Montant maximum en circulation (Supply) | 21 millions de BTC | Infini |
| Transactions par seconde (TPS) | 7 transactions par seconde | 30 transactions par seconde |
| Consommation d’électricité (2022) | 152 TWh | 75 TWh |
Conclusion Bitcoin vs Ethereum : deux géants différents au sein du même écosystème
Les blockchains Ethereum et Bitcoin fonctionnent sur des protocoles distincts et leurs processus ne sont pas liés entre eux. Cela signifie que certaines transactions qui peuvent être autorisées sur une plateforme peuvent ne pas l’être sur une autre. Par exemple, envoyer du BTC ou de l’ETH sur la mauvaise blockchain résulterait en une perte irrémédiable.
Vous l’aurez compris, si ces deux géants de l’environnement blockchain ou crypto (les deux étant indissociables) sont souvent cités ensemble – à raison – dans des articles spécialisés, il n’en demeure pas moins que de grandes divergences existent.
Bitcoin servira plutôt de valeur de refuge ou d’échange (bien que ça ne soit pas la technologie la plus à jour pour cette fonctionnalité) et restera malgré tout la figure de proue de cet écosystème florissant. Quant à Ethereum, celui-ci servira plutôt d’interface interopérable entre utilisateurs et entreprises grâce à ses smart contracts et ses applications décentralisées (DApps).
Finalement, le monde des cryptomonnaies fonctionne un peu comme le revêtement d’un meuble. Il faut passer par plusieurs couches de peinture et de vernis avant d’obtenir le résultat final parfait.
Si nous sommes encore loin d’une monnaie décentralisée parfaite, force est de constater que les couches technologiques apportées par Bitcoin, et surtout Ethereum, nous font tendre vers un système de plus en plus respectueux de l’environnement, des individus et de la volonté de liberté et de contrôle de ces derniers.
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