Et si le prochain gros carton de la scène indépendante était un jeu vidéo français ? Darwin’s Paradox est un titre développé par le studio parisien ZTD, composé de vétérans du secteur, et édité par Konami. Il s’agit de leur tout premier jeu et il sort cette semaine. Nous avons pu le parcourir et c’est tout bonnement brillant.
Darwin’s Paradox est un platformer 2,5D inspiré de classiques tels que Limbo ou Inside. On y incarne Darwin, un poulpe qui vit sa meilleure vie dans l’océan jusqu’au jour où il est capturé. L’aventure consiste donc à s’échapper d’une usine agroalimentaire et, accessoirement, à stopper une invasion alien. C’est étrange, loufoque, inventif et surtout magnifique, aussi bien dans les animations de Darwin que dans les décors extrêmement variés (et bourrés de références).

Une aventure courte mais parfaitement tenue
Darwin’s Paradox est aussi un jeu bien rythmé et intelligent dans ses mécaniques. Chaque tableau est une énigme à résoudre ou un défi à relever avec un accent particulier mis sur l’infiltration. L’aventure propose une variété de situations vraiment appréciable et ZTD a été assez malin pour ne pas tirer sur la corde. Alors que certains titres usent et abusent de leurs mécaniques jusqu’à nous en dégoûter, Darwin’s Paradox arrive constamment à se renouveler et à proposer des situations aussi originales qu’inédites, ce qui nous incite à toujours aller de l’avant. Par exemple, un niveau plongé dans le noir total oblige notre héros à s’asperger d’un liquide fluorescent pour se repérer. Dans un autre, des caméras de surveillance détectent les êtres vivants : il faut alors se cacher derrière des tonneaux… A chaque fois, cela ne dure que quelques minutes, puis on passe à une autre mécanique à apprivoiser. La lassitude est absente.

Le tout est servi par un gameplay extrêmement fluide, dynamique, mais aussi très accessible. Darwin n’a que quelques compétences (se camoufler, grimper sur les murs, projeter un jet d’encre), une panoplie limitée que le studio a su parfaitement exploiter dans les situations présentées. Même ceux qui ne jouent pas énormément prendront plaisir à accompagner notre poulpe dans ses péripéties. On ne s’ennuie jamais et chaque énigme est idéalement calibrée, assez ardue pour nous bloquer quelques instants, mais aussi suffisamment logique pour nous donner la satisfaction d’avoir compris le principe. Un équilibrage parfait qui rend la progression fluide et prenante. On regrette cependant quelques maladresses, comme des décors parfois chargés qui nuisent à la lisibilité, ou encore des passages « action » qui tiennent plus du par cœur qu’autre chose (surtout la toute dernière). De quoi agacer les moins patients.

Vous l’aurez compris, nous avons adoré Darwin’s Paradox. Un titre rythmé, bien tenu, joli à l’œil et surtout très intelligent dans ses mécaniques. Et si la nouvelle sensation de la scène indé était un poulpe ?

Darwin’s Paradox sort le 2 avril 2026 sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2 pour 25 euros.
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