Internet Explorer 8 est de sortie, et il n’est pas content.

C’est la fête des navigateurs en ce moment. Après les Chrome Experiments, après la beta 1 de Fennec (Firefox Mobile), après les dernières mises à jour de Firefox, après le turbo d’Opera, voici l’ancêtre qui refait parler de lui en espérant reprendre un peu du poil de la bête (du panda en l’occurrence).

ie81 Internet Explorer 8 disponible

Microsoft vient de publier la version finale d’Internet Explorer 8, et il est disponible sur le site de Microsoft.

La tâche va être rude pour Internet Explorer 8, dont les parts de marché ne cessent de s’effriter au profit de navigateurs qu’on ne peut plus qualifier d’alternatifs quand on sait qu’un Firefox équipe maintenant 22% des ordinateurs dans le monde, avec des pointes dépassant allègrement les 30% dans certains pays ou chez certaines typologies d’internautes (60,9% chez Presse-citron si j’en crois mes dernières statistiques).

Le problème pour Internet Explorer réside principalement dans l’irréversibilité du basculement à la concurrence : quand on a goûté à Firefox et à ses nombreuses extensions et possibilités, on aura du mal à revenir en arrière, au sens propre comme au figuré. Je crois qu’Internet Explorer représente d’une certaine façon le passé du web, un passé un peu moisi et révolu.

C’est sûrement exagéré et injuste mais c’est un fait.

Ajoutez à cela le fait que de jeunes digital natives ont été élevés au biberon Firefox, et que ceux-ci vont progressivement investir les entreprises, derniers bastions de la prééminence d’Internet Explorer. Internet Explorer 8 a donc intérêt à faire assaut de qualités époustouflantes pour reprendre des parts de marché, même si tout ceci ne doit pas nous faire oublier qu’il demeure encore largement leader, avec une part de marché qui ferait pâlir d’envie n’importe-quel industriel.

Bon allez, je l’installe (c’est fait, mais il faut que je redémarre ma bécane, grrrr, rien que ça c’est rédhibitoire…), je teste et je vous dis ce que j’en pense.