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C’est le nouvel endroit où trouver de l’or en France, il y en aurait des milliers de kilos

Alors que plusieurs sociétés ont obtenu des permis de recherche de la part du gouvernement, le Limousin pourrait être à l’origine d’une nouvelle ruée vers l’or “made in France”. Dans un contexte géopolitique tendu, la France souhaite réduire sa dépendance à des pays étrangers en matière de métaux précieux.

La campagne limousine, le nouvel eldorado des mineurs d’or ? Ces dernières années, plusieurs permis de recherche exclusifs ont été délivrés par le Ministère de l’Economie dans la région à des sociétés d’exploitation minière, expliquent nos confrères du Monde. La dernière en date, publiée dans le Journal Officiel en février dernier, concerne une zone de 39,19 km2 située à cheval entre les départements de la Dordogne et de la Haute-Vienne.

En l’occurrence, ce permis a été délivré à Aurelius Ressources, la filiale française de l’exploitant britannique Aurelius Resources, qui aura le droit de rechercher de l’or, de l’argent, du lithium et de nombreux autres métaux rares qui sont souvent utilisés dans la fabrication de smartphones, ordinateurs et autres composants électroniques.

Sur cet espace, Areva y en a extrait pas moins de 25 tonnes de métaux précieux entre 1988 et 2002. Depuis, la mine reste à l’abandon. Pourtant, le sous-sol de cette zone pourrait receler “de dizaines de tonnes d’or”, selon le géologue Thomas Poitrenaud cité par nos confrères de L’internaute qui reprennent un article du Figaro. Cette région était exploitée dans l’Antiquité pour ses métaux.

Un projet controversé

Si le potentiel de richesse est bien réel, les associations environnementales sont inquiètes de cette nouvelle ruée vers l’or. C’est le cas par exemple de l’association Stop Mines 87 qui a exprimé des craintes quant à la pollution irréversible des sites et la gestion insuffisante des polluants par les exploitants. De plus, l’impact sur les ressources en eau de la région pour une telle activité est une préoccupation majeure – et légitime.

Alors que la Chine, les Etats-Unis et l’Australie n’hésitent plus à limiter les exportations de certains métaux précieux, la France – et plus globalement l’Europe – souhaite réduire sa dépendance face à ces pays en développant elle-même des solutions pour l’exploitation et l’approvisionnement de ces ressources naturelles. D’où ces permis de recherche en nombre.

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