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Elle séduit les foules, mais pas les portefeuilles : l’IA a un vrai problème

D’après cette étude, si l’utilisation de l’intelligence artificielle générative s’est déjà largement démocratisée, il y a encore très peu de gens qui paient pour les versions premium des chatbots.

“Il ne s’agit plus d’expérimentation, mais de formation d’habitudes à une échelle sans précédent”. C’est ainsi que le fonds de capital risque américain Menlo Venture décrit l’adoption massive de l’intelligence artificielle qui est en cours. Alors que cette technologie n’a été popularisée que fin 2022, par le lancement de ChatGPT, elle séduit déjà 61 % de la population adulte des États-Unis, selon un sondage que Menlo Venture a réalisé auprès de 5 000 adultes américains. Plus précisément, 61 % des adultes aux États-Unis ont utilisé l’IA au cours des six derniers mois. Et 19 % l’utilisent tous les jours.

Cependant, si l’IA fait un énorme carton, les laboratoires qui proposent cette technologie ont encore du mal à monétiser celle-ci auprès du grand public. D’après la publication de Menlo Venture, seuls 3 % des utilisateurs des chatbots d’IA générative paient pour utiliser une version premium. Et pour ChatGPT, ce taux serait seulement de 5 %.

L’IA a un problème

Bien entendu, ces données sont à considérer avec prudence, puisqu’il ne s’agit que d’estimations. Et il est important de rappeler qu’il s’agit d’une étude réalisée aux États-Unis. Mais, en tout cas, la publication de Menlo Ventures met en lumière un problème que les acteurs de l’intelligence artificielle n’ont pas encore résolu.

Ceux-ci ne doivent pas seulement proposer des produits convaincants, mais doivent aussi faire en sorte de générer des profits avec ces produits. Le tout en tenant compte des énormes coûts (en puce et en énergie) de l’entraînement et du déploiement des modèles d’intelligence artificielle. ChatGPT, par exemple, ne réalise toujours pas de profits, malgré son énorme succès.

L’une des solutions serait la publicité. Et, d’ailleurs, Sam Altman, le patron d’OpenAI, n’est pas complètement opposé à l’idée. Cependant, celui-ci a aussi indiqué, dans un podcast, que monétiser ChatGPT avec de la pub serait difficile, car il faudrait rassurer les utilisateurs sur le fait que le message publicitaire n’affecte pas les réponses de l’intelligence artificielle.

L’IA séduit toutes les générations

Sinon, l’étude permet également d’avoir une idée de l’utilisation de l’IA générative à travers les tranches d’âge aux États-Unis. Sans surprise, c’est auprès de la génération Z (18 à 28 ans) que la technologie. En effet, 76 % des Z aux États-Unis auraient utilisé l’IA générative au cours des six derniers mois. Chez les Millenials (29 à 44 ans), ce serait 70 %. En revanche, la proportion de Millenials qui utilise l’IA générative tous les jours serait supérieure à celle des Z.

Sinon, d’après l’étude de Menlo Ventures, 59 % de la génération X aux États-Unis (45 à 60 ans) et 45 % des Baby Boomers (61 à 79 ans) auraient aussi utilisé l’IA générative au moins une fois au cours des six derniers mois. Le sondage révèle également que 85 % des étudiants américains de plus de 18 ans utilisent l’IA générative.

  • Selon une étude de Menlo Ventures, 61 % des adultes américains utilisent l’intelligence artificielle générative
  • Cependant, il n’y aurait que 3 % d’utilisateurs qui paient pour une version premium
  • La publicité pourrait être un moyen de monétiser les versions gratuites des chatbots IA, mais cela reste compliqué
  • L’étude révèle aussi qu’aux États-Unis, l’IA générative séduit toutes les générations, même si la génération Z est celle qui l’utilise le plus

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