L’Italie s’apprête à lancer une offensive majeure contre l’IPTV illégale et le streaming pirate et qui pourrait inspirer d’autres pays en Europe, dont la France qui souffre de cette pratique notamment dans le football.
Une amende jusqu’à 5000€
Cette initiative italienne pourrait marquer un tournant décisif dans la lutte contre le piratage numérique : elle prendra la forme d’une procédure automatisée et visera directement les consommateurs de contenus illégaux avec des amendes allant de 150 à 5000 euros. Ces sanctions s’appliqueront à toute personne visionnant des flux piratés, que ce soit via des sites web ou des boîtiers IPTV associés à des abonnements non autorisés.
Au cœur de ce dispositif se trouve le bouclier Piracy Shield qui a été mis en service le 1er février 2024. Financé par la Serie A de football (dont le diffuseur est aussi DAZN localement, mais qui n’a aucun diffuseur officiel en France) et géré par le régulateur des télécoms, cet outil technologique a nettement réduit le délai entre la détection d’un flux piraté et son blocage par les fournisseurs d’accès à Internet (FAI). En moyenne, il lui faudra moins de 30 minutes pour le couper : cette rapidité d’action est cruciale, particulièrement pour contrer la diffusion illégale d’événements sportifs en direct comme c’était le cas sur Telegram.
🚨 Toujours aucun diffuseur pour la 7ème journée de Serie A en France !
Pas d’accord trouvé lors de l’assemblée du jour ! ❌@Guillaumemp pic.twitter.com/ne5lUNiyJw
— Joueurs IT 🇮🇹 (@JoueursItalia) September 30, 2024
Parallèlement, la Belgique a aussi franchi un pas important dans cette direction en activant, le 1er juin dernier, sa propre procédure accélérée de lutte contre l’IPTV illégale et le streaming non autorisé. Ces initiatives témoignent d’une prise de conscience croissante au niveau européen de la nécessité d’agir efficacement contre ces pratiques illégales.
La data au coeur du dispositif
L’un des aspects les plus novateurs du système italien réside dans sa capacité à collecter des informations sur les utilisateurs de ces services illégaux : Piracy Shield peut recueillir des données telles que les adresses e-mail et les numéros de cartes bancaires utilisés pour les paiements. Ces informations serviront de base à un système d’amendes qui sera le fruit d’un protocole établi entre le parquet de Rome, la Guardia di Finanza et l’Autorité de régulation des communications.
Ce protocole représente une avancée significative dans l’identification des contrevenants en Italie : il permet à l’AGCOM de transmettre automatiquement les données des utilisateurs identifiés à la police financière, sans nécessiter l’intervention d’un magistrat. Cette procédure accélérée vise à rendre la répression plus efficace et encore plus rapide.
Les amendes – dont le montant sera déterminé par la police financière – reflètent une approche de tolérance zéro. Massimiliano Capitanio, commissaire de l’AGCOM, a souligné dans une interview que même le visionnage d’un seul match piraté pourrait entraîner une sanction. Les amendes commencent à 150 € pour une infraction mineure mais peuvent atteindre 5000 € pour les utilisateurs réguliers ou ceux possédant des boîtiers IPTV illégaux.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Bonjour,
Vos articles se ressemblent beaucoup sur ce sujet, à croire que vous avez un intérêt dans une campagne de dénigrement envers l’IPTV qui est bien interdit évidemment en France, mais vos articles portent toujours dans ce sens.
Peut-être parce que c’est d’actualité et que ça l’est tant que cela en devient le sens de l’histoire, que ça bouge énormément côté IPTV, et pas qu’en France, qu’on assiste à cet égard à un changement de paradigme, celui qui a consisté à considérer la triche comme moyen naturel, allant de soi, de visionner gratuitement une production qui a un prix, est en voie de disparition.
Et puis, tout simplement, parce que vaut mieux être prévenu des risques quand on est cambrioleur.
Si les amendes ne suffisent pas, elles seront doublées, et si cela ne suffit toujours pas, elles seront triplées, et si cela ne suffit pas on envisagera l’incarcération. Perso je ne supporte pas le vol. On discute, on critique les prix, mais on NE VOLE PAS au prétexte que ce prix serait trop élevé. Point barre.
On frôle des transferts de joueurs à bientôt 1 milliard de dollars ou d’euros. Cela ne vous choque pas ? Continuez donc à vous faire tondre l laine sur le dos 🤡
Oui, cela me choque, cela me choque autant que les salaires mirobolants de certains chefs d’entreprise, encore qu’en France nous n’en sommes pas (encore) aux montants astronomiques des U.S.A.
Ceci étant si le prix d’un abonnement me paraît excessif je ne m’abonne pas, tout simplement.
Ce débat, celui qui consiste à légitimer la triche par des forfaits considérés disproportionnés, a déjà été tenu ici comme ailleurs.
Autant je n’irai pas mettre sur le même pied une mère volant de la viande dans un supermarché pour nourrir son gosse, autant je persiste à penser que tout ce qui ne relève pas de la survie ne présente aucun argument pour être volé.
Nous sommes tous comme nous sommes, je ne parle que pour moi-même, et peut-être ai-je été excessif en évoquant l’emprisonnement quand bien même en dernier ressort. Mais que voulez-vous, il arrive que l’exaspération prête le flanc à des emportements de type radical, que j’abhorre en principe. Je considère ma dérive comme un parfait exemple du fil conducteur qui peut mener un ras-le-bol vers la tentation d’un extrémisme politique.
Au final, je condamne le vol mais réprouve l’emprisonnement pour des méfaits qui manifestement ne le méritent pas. Je pense à la chanson de Gilbert Bécaud, “Il l’a volé l’orange”. Allons-y- mollo tout de même. Tenter de comprendre l’autre avant de juger péremptoirement ses faits et gestes. Il m’arrive de l’oublier quand la colère m’aveugle.
Je vais déraper un tant soit peu mais le sujet me tient tant à cœur que je vais préciser ma pensée.
Pour schématiser la façon dont j’entrevois la problématique,
La tentation pour un esprit mâté d’un extrême-gauche toute pourrait être : “Société pourrie, je pique tout ce qu’elle m’interdit par des prix prohibitifs”
La tentation pour un esprit mâté d’une extrême-droite toute pourrait être : “Mentalités pourries, je cogne tous ceux qui refusent les lois de notre monde”
La vérité me semble plus proche d’un ni-ni. Quelque part entre ces extrêmes.
Voila. Désolé pour cette surenchère.