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Génération sans tabac : les gens de 18 ans en 2027 ne pourront pas acheter de cigarettes

Toute une génération pourrait bien être privée de tabac, et c’est tant mieux.

Alors que les prix des paquets de cigarettes augmenteront dès le 1er novembre 2026, l’Assemblée nationale envisage plus sérieusement que jamais une “génération sans tabac”. Effectivement, l’idée d’interdire la vente de tabac à toute une génération fait son chemin et séduit de plus en plus les députés.

Ce jeudi 15 octobre 2026, les députés de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale ont ainsi voté en majorité un amendement symbolique : celui d’interdire la vente de cigarettes à toutes les personnes qui auront 18 ans à partir du 1er janvier 2027. Se peut-il que toute une génération de Français soit réellement privée de tabac ? On fait le point.

Génération sans tabac, vraiment ?

Les députés de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale disent oui à une génération sans tabac. Du moins, ils ont voté en faveur de l’interdiction de la vente de tabac à toutes les personnes nées après le 1er janvier 2009, c’est-à-dire celles qui fêteront leur majorité l’année prochaine. C’est sur la recommandation de l’Assurance maladie que l’amendement a été voté la semaine dernière.

En effet, le tabac est la première cause de mortalité évitable en France et les maladies liées au tabac coûtent environ 20 milliards d’euros par an à notre système de santé. L’idée paraît peut-être radicale, mais il semblerait qu’elle ait déjà fait ses preuves à l’étranger. Aux Maldives, la vente de tabac est prohibée à toute personne née à partir de 2007, même les touristes, depuis presque un an maintenant. Puis, ce fut au tour du Royaume-Uni de suivre le mouvement le 29 avril dernier. Désormais, il est interdit de vendre du tabac aux personnes nées depuis le 1er janvier 2009. Comme le souligne la députée écologiste Marie-Charlotte Garin, c’est à l’adolescence qu’on commence le plus souvent à fumer. Cette mesure pourrait donc bien tout changer.

En parallèle, la Chaîne parlementaire a déclaré vouloir créer une contribution sociale de 5% sur le chiffre d’affaires issu de la commercialisation des tabacs manufacturés pour tous les revendeurs qui ne respecteraient pas cette interdiction. Pour éviter cela, les députés entendent mettre en place un accompagnement des buralistes “pour un changement de modèle”. Cette taxe de non-respect serait reversée à la Caisse nationale de l’Assurance maladie

Pour le moment, rien n’est joué. L’amendement, bien qu’adopté en commission, ne sera pas repris dans l’hémicycle et devra être redéposé pour être à nouveau examiné. Il va donc falloir attendre encore un peu…

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