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Les 4 films qu’on aurait vraiment voulu aimer en 2025

Il y a les coups de coeur ciné, et il y a les autres…

Depuis des décennies, le cinéma nous fait vibrer. En 2025, on est passés par toutes les émotions devant des pépites comme Sinners, Mickey 17, Superman, Arco et bien d’autres. Mais il peut y avoir des ratés. Cela arrive à tout le monde de sortir de la salle obscure et d’être désappointé, voire carrément remonté. Des films qui avaient le potentiel de nous saisir et qui nous laissaient pantois à la sortie de la séance. Des métrages qu’on aurait sincèrement voulu encenser mais qui nous ont déçus.

Après vous avoir présenté nos coups de coeur de l’année, nous avons sélectionné les films qu’on aurait adoré apprécier. Découvrez nos flops ciné de 2025.

Avatar 3

Oui, il s’agit d’un des films les plus attendus de l’année. Oui, c’est visuellement et techniquement époustouflant. Oui, c’est du grand spectacle. Oui, James Cameron est en avance sur ses homologues. Néanmoins, Avatar 3 a un air de déjà-vu.

Ce troisième opus n’apporte, finalement, que très peu de choses. L’antagoniste est encore et toujours le même. Les nouveaux personnages, bien qu’intéressants, sont sous-exploités. Les intrigues et les sous-intrigues sont assez faibles, les thèmes sont réchauffés, tout comme certains plans du film par moment. Et cette sensation de sur-place pendant 3h17, c’est rude. D’autant que le film peine à maîtriser son rythme. Désolée, mais la claque technique et visuelle ne m’a pas suffi.

Lire aussi – Critique Avatar 3 : tout ça pour ça ?

Materialists

C’est assurément ma plus grosse déception de cette année. Parce que je n’ai jamais été une grande fan de la saga Avatar, même si je reconnais ses qualités certaines. En revanche, j’avais particulièrement aimé Past Lives de Celine Song en 2023 et j’attendais avec impatience son nouveau projet. Sur le papier, Materialists avait tout pour plaire. Un trio d’acteurs triés sur le volet formé par Pedro Pascal (Les Quatre Fantastiques : Premiers pas), Dakota Johnson (Cinquante nuances de Grey) et Chris Evans (Captain America), un synopsis intéressant, une réalisatrice qui a déjà fait ses preuves… Et pourtant, c’est la douche froide.

Alors que Past Lives bénéficiait d’une écriture précise, profonde et intelligente, Materialists s’avère plat, fade, banal avec des dialogues médiocres et une mise en scène paresseuse. Les personnages n’ont pas, ou peu, de relief. La protagoniste renie carrément sa personnalité à la dernière seconde, sans réelle explication valable. L’idée de nous plonger dans le monde du dating et d’explorer le côté transactionnel des relations amoureuses était pourtant excellente. Malheureusement, Materialists n’ose pas aller au bout et se contente de rester en surface pour nous offrir une fin facile, prévisible… Et illogique du point de vue de l’écriture. Ce qui nous laisse vraiment sur notre faim. Je suis sortie de la salle obscure franchement exaspérée, avec la sensation d’avoir vu un film qui est complètement passé à côté de tout son potentiel.

The Brutalist

J’abordais ce long-métrage avec confiance. N’avait-il pas été auréolé d’un consensus flatteur et enthousiaste des critiques et milieux cinéphiles ? Sur le papier, la promesse était d’ailleurs séduisante. Celle d’un hymne filmé à la création, qui célèbre l’indomptable volonté de l’artiste face à l’adversité.

Quelle déception de découvrir, trois heures plus tard, un film paralysé par sa propre théâtralité pesante et complètement auto-satisfaite. Brady Corbet confond systématiquement l’ampleur avec la profondeur véritable.

Certaines scènes s’éternisent sans justification et apportent une vraie lourdeur. Mais ce qui me déplaît vraiment, c’est cette froide indifférence du réalisateur envers ses propres personnages. Ils semblent exister comme de simples figurants pour permettre au cinéaste de développer ses idées, tel un écolier trop doué.

Chien 51

Le film s’ouvre sur des promesses visuelles alléchantes. Ces drones qui quadrillent l’espace urbain auraient pu constituer le cœur d’une véritable réinvention du polar de science-fiction. On pense aux audaces de Carpenter lors de ses meilleurs jours. Mais, alors que la production de Cédric Jimenez pouvait bifurquer vers des territoires narratifs inexplorés, elle s’empresse de revenir à une confortable enquête totalement prévisible.

Les idées de mise en scène qui illuminent les premières séquences s’évanouissent rapidement et sont submergées par les poncifs de ce genre cinématographique. Pire encore, le scénario s’effondre entièrement sous le poids de ses propres incohérences.

On est d’ailleurs à cet égard très loin du livre de Laurent Gaudé dont il est adapté. Nous attendions un thriller exigeant et innovant, on reçoit un produit calibré dont les scènes d’action ne sont souvent justifiées que par la volonté du faire du clinquant.

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