Vive le cinéma. En 2025, le 7e art nous a encore transportés et les salles obscures se sont imposées comme un véritable refuge réconfortant. On a ri, on a pleuré, on a frissonné, on a froncé les sourcils, on a eu le cœur brisé, on a trouvé la vie belle, on a ressenti du dégoût… Bref, nous ne sommes pas restés indifférents devant le grand écran.
Après de nombreux débats et discussions, nous avons sélectionné les meilleurs longs métrages sortis dans les salles obscures cette année. Il y en a pour tous les goûts. Découvrez notre top des films de 2025.

Chaque année, c’est la même rengaine de mon côté. Entre les projections presse dans le cadre de mon métier de journaliste et ma carte UGC illimité pour le plaisir, j’ai la chance de voir beaucoup de films au cinéma. Et choisir mes préférés, les métrages dignes de rejoindre cette sélection, n’est pas aussi simple que cela en a l’air. Je vous propose donc les 4 films qui valaient, à mes yeux, le détour.
Sinners
Ça, c’est la bonne surprise de l’année. Le synopsis très bref disponible et les affiches de Sinners n’avaient pas réussi à piquer ma curiosité. Pire, cela ne me donnait pas du tout envie d’aller le voir dans les salles obscures. Mais les bonnes critiques et les retours enthousiastes sur les réseaux sociaux et de mes proches ont eu raison de moi. Et dire que j’ai failli passer à côté de l’un des meilleurs films de 2025… Ouf !
Sinners apporte un véritable vent de fraîcheur avec une proposition foncièrement originale et inattendue. Ryan Coogler (Black Panther) nous embarque dans les années 30 aux côtés de deux frères jumeaux de retour dans leur ville natale au sud des États-Unis. Ils n’ont qu’un objectif : repartir de zéro et s’affranchir de leur lourd passé en ouvrant leur propre club et en invitant la population noire des environs. Mais une puissance maléfique rôde… La nuit va être (très) longue.
Sur fond de blues, Sinners fait partie de ces films qu’on n’oublie pas comme cela. Avec une bande originale parfaite, des scènes musicales marquantes, une mise en scène aux petits oignons, d’excellents effets spéciaux et un scénario inédit et palpitant du début à la fin, on ne peut que le mettre dans nos coups de coeur de 2025. Avec un double Michael B. Jordan (Creed) impressionnant, un remarquable Miles Caton ou encore l’envoûtant Jack O’Connell, c’est un grand oui pour nous. Et quelle bande-son ! C’est vraiment pour ce genre de films que j’aime tant le cinéma.
Bugonia
Après l’excellent Pauvres Créatures, Yórgos Lánthimos et Emma Stone se retrouvent pour un métrage plus barré que jamais. La talentueuse actrice se donne corps et âme dans ce film dans lequel elle incarne une PDG d’une grande entreprise kidnappée par deux jeunes hommes obsédés par les théories du complot et persuadés qu’elle est une extraterrestre déterminée à détruire la planète Terre.
Loufoque… Déjanté… Brillant. Bugonia n’y va pas de main morte pour surprendre les spectateurs, le long métrage s’amuse à nous balader… Et on adore ! Emma Stone est bluffante tout du long tandis que Jesse Plemons (Black Mirror) est tout aussi exquis. Croyez-moi, Bugonia devrait faire du bruit aux Oscars. Du moins, je l’espère. Bugonia est une véritable expérience cinématographique.
Arco
Vous aimez les films d’animation ? Moi aussi, et j’ai vraiment adoré Arco. Nous sommes en 2075 quand Iris, une petite fille de 10 ans, croise la route d’un mystérieux garçon vêtu d’une combinaison arc-en-ciel et tombé du ciel. Arco vient d’un futur lointain et idyllique où le voyage dans le temps est possible. Mais voilà, il n’est pas censé être là. Iris le recueille et va l’aider par tous les moyens à rentrer chez lui.
Arco a marqué le Festival de Cannes ainsi que le Festival d’Animation d’Annecy, et a su séduire les spectateurs et la presse. Il est même en lice pour les Oscars 2026 dans la catégorie Meilleur film international. Eh oui, cocorico : Arco est un film tricolore. Et il n’a clairement pas volé toutes ces louanges. Cette pépite onirique fourmille de bonnes idées et d’originalité, avec une animation 2D majestueuse, des couleurs qui crèvent l’écran et un scénario bouleversant. Quel bonheur.
Mention spéciale : On ira
Bon, promis, je m’arrête avec On ira. Mais je devais absolument citer le premier film d’Enya Baroux que j’ai trouvé particulièrement touchant et doux. Marie a 80 ans et est très malade. Alors elle décide de se rendre en Suisse pour mettre fin à ses jours, mais elle n’arrive pas à l’annoncer à son fils irresponsable Bruno et à sa petite-fille Anna en pleine crise d’ado. C’est ainsi qu’elle invente l’histoire bancale d’un mystérieux héritage à récupérer dans une banque suisse et qu’elle embarque toute la famille, et Rudy, un auxiliaire de vie (ou plutôt, de mort) qu’elle vient de rencontrer, dans un roadtrip particulier à bord du vieux camping-car familial.
Avec un scénario intelligent, drôle et doux, un quatuor d’acteurs poignant, une bande-son d’exception et une mise en scène minutieuse, On ira obtient une mention honorable à mes yeux.

Mickey 17
Plus de cinq ans après le phénomène mondial Parasite, Bong Joon-ho revient avec Mickey 17, une comédie de science-fiction particulièrement réussie. Robert Pattinson y incarne Mickey, un clone jetable qui est envoyé dans des missions périlleuses sur une planète glaciale. Chaque fois qu’il meurt, un nouveau modèle le remplace sans souvenirs de ses vies antérieures. Le film explore des idées telles que la déshumanisation créée par l’exploitation capitaliste tout en restant divertissant et drôle.
Les détracteurs de cette pépite qui jugent la direction artistique de Bong Joon-ho trop excentrique font selon moi fausse route. Il réussit au contraire à proposer une satire jouissive du technofascisme (mention spéciale à Mark Ruffalo dans le rôle d’un leader lunaire et ridicule). Les incarnations de Robert Pattinson et Naomi Ackie sont également très appréciables, tandis que la fin, que l’on vous laisse découvrir, reste très rare à Hollywood.
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Évanouis
Dans ce film d’horreur, les enfants d’une ville américaine disparaissent du jour au lendemain. Je craignais que cette production ne se limite à reproduire les mêmes recettes du passé en tablant uniquement sur les jump-scares, mais ce n’est heureusement pas le cas. Zach Cregger, grâce à certaines audaces dans sa réalisation, a au contraire su créer une tension palpable et explorer des thèmes profonds au-delà du simple divertissement.
Ce long-métrage a été ma meilleure surprise de l’année au cinéma et c’est aussi grâce au talent de ses acteurs principaux qui livrent des prestations particulièrement réussies, notamment Josh Brolin et Julia Garner qui sont impeccables dans des rôles très exigeants.

Superman
Puisque mes collègues ont déjà largement balayé mes films préférés cette année (notamment l’excellent Bugonia), il ne me reste plus que Superman. Mais quel Superman ! Grand fan de l’homme au costume bleu (la version avec feu Christopher Reeve a bercé mon enfance), j’attendais avec impatience ce nouvel opus. Et je n’ai pas été déçu.
Ce Superman ne ressemble à aucun autre. Après l’approche très dark de Zack Snyder avec un Superman/Henry Cavill hissé au rang de quasi-dieu, ce nouvel opus rend le kryptonien plus humain que jamais. La direction artistique est aussi bien différente, avec une photographie haute en couleurs et une bonne dose d’humour qui souffle un vent de fraîcheur chez DC Comics, bien mal en point face à son rival Marvel.
David Corenswet est aussi bon dans le rôle de Clark Kent que de Superman, Nicholas Hoult enfile le costume de Lex Luthor avec brio. Bref, ce Superman est, malgré quelques faiblesses, le meilleur de la franchise depuis celui de Richard Donner avec Christopher Reeve sorti en 1978. Il était temps !
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