Les images ont choqué outre-Atlantique. En octobre 2025, une pelleteuse s’attaquait violemment à l’aile Est de la Maison-Blanche, construite en 1902 sous la présidence de Theodore Roosevelt, puis agrandie en 1942 par Franklin Roosevelt. Et ce n’était qu’un début. Car Donald Trump, qui se revendique volontiers « bâtisseur en chef », a des ambitions bien plus grandes pour la résidence présidentielle.
Au programme, notamment, la fameuse « ballroom», un immense salon de réception de près de 8 400 mètres carrés, présenté par le président comme « la plus belle salle de bal du monde ». Annoncé en juillet dernier, ce chantier pharaonique est estimé à 400 millions de dollars ; une somme que Trump promet de ne pas faire payer aux contribuables.
Pour financer le projet, l’administration s’est en effet tournée vers le secteur privé. 37 donateurs ont été identifiés, parmi lesquels figurent Meta, Apple, Google et Amazon. Des milliardaires comme le PDG de Blackstone, Stephen Schwarzman, les frères Winklevoss, figures du monde des cryptomonnaies, ou encore la famille du secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, ont également contribué.
À noter que ces dons, déductibles fiscalement, sont versés dans un compte du National Park Service, ce qui les place hors du contrôle du Congrès.

Une facture qui s’envole
Mais ce n’est pas tout, loin de là. Au total, la Maison-Blanche prévoit de dépenser 377 millions de dollars cette année, puis 174 millions
supplémentaires en 2027. Soit 551 millions de dollars sur deux ans – une hausse de 866 % par rapport aux 39 millions dépensés en 2025. Des chiffres vertigineux, même si l’administration précise que ces fonds sont déjà disponibles.
Outre la salle de bal, les travaux couvriront des besoins plus fonctionnels : mise aux normes électriques, désamiantage, suppression des peintures au plomb, et mise en conformité avec la loi sur les droits des personnes handicapées. Cette dernière exige des travaux pour rendre les bâtiments accessibles à tous.
L’an dernier, Trump a déjà fait remplacer la pelouse de la roseraie, un espace historique utilisé depuis des décennies pour les signatures de lois, les conférences de presse et les dîners officiels, par un patio en pierre. Le lieu a ainsi été présenté par le président comme un espace de réception privilégié, destiné aux élus, aux diplomates et aux personnalités susceptibles « d’apporter paix et succès au pays ».
Ces dépenses massives interviennent dans un contexte tendu. Les États-Unis sont engagés dans un bras de fer militaire avec l’Iran, qui fait peser une menace directe sur l’approvisionnement énergétique mondial.
- La Maison-Blanche va connaître sa transformation la plus radicale depuis des décennies, avec plus de 550 millions de dollars de travaux prévus sur deux ans.
- Financés en grande partie par des dons privés de géants de la tech et de milliardaires, ces chantiers échappent au contrôle du Congrès.
- Une cure de jouvence pharaonique qui peut faire grincer des dents compte tenu du contexte.
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