Vous ne connaissez peut-être pas son nom pourtant, Michael Burry a été rendu célèbre par The Big Short, film sorti en 2015 dans lequel il est interprété par Christian Bale. Et pour cause : ce médecin de formation, devenu gérant du fonds Scion Asset Management, a anticipé l’une des plus grandes crises financières de l’Histoire.
En 2005, alors que Wall Street baignait dans l’euphorie, Burry a disséqué les produits financiers adossés aux prêts immobiliers à risque, dits « subprimes », et conclu que tout allait s’effondrer. Il a alors décidé de parier contre ces prêts en achetant des contrats d’assurance financière appelés credit default swaps (CDS), qui rapportaient de l’argent en cas de défaut des emprunteurs.
Ce pari a été initialement considéré comme fou et risqué, provoquant même des frictions avec ses investisseurs. Mais il s’est finalement révélé prophétique lorsque la bulle a éclaté à partir de 2008, entraînant un effondrement massif des marchés financiers mondiaux.

Burry mise contre Palantir et NVIDIA
Seize ans plus tard, le trader tire à nouveau la sonnette d’alarme, estimant que l’engouement autour de l’intelligence artificielle a atteint un niveau déraisonnable. Selon lui, les valorisations des entreprises du secteur ne reflètent plus la réalité économique. Sa société Scion Asset Management vient ainsi de mettre la main sur plus d’1 milliard de dollars d’options à la baisse, visant deux symboles absolus de la frénésie actuelle : Palantir et NVIDIA.
Concrètement, Burry parie sur une chute drastique de leurs cours, ce qui lui permettrait désormais d’embaucher un beau pactole. « Parfois, on voit des bulles. Parfois, il y a quelque chose à faire. Parfois, la seule stratégie gagnante est de ne pas jouer », a-t-il commenté dans une publication sur X.
Sometimes, we see bubbles.
Sometimes, there is something to do about it.
Sometimes, the only winning move is not to play. pic.twitter.com/xNBSvjGgvs— Cassandra Unchained (@michaeljburry) October 31, 2025
Une bulle qui inquiète de plus en plus
Si le geste de Michael Burry fait autant de bruit, c’est parce qu’il touche un secteur où les signaux d’alerte se multiplient. Depuis deux ans, l’IA absorbe des sommes colossales avec des coûts d’exploitation qui explosent, mais les entreprises du secteur peinent à la rentabiliser.
De même, seules quelques entreprises dominent toute la chaîne, cette concentration renforce l’impression d’un marché artificiellement alimenté par les attentes plutôt que par les résultats. Après les révélations sur les paris de Burry, plusieurs mastodontes ont reculé en Bourse ; NVIDIA a perdu près de 4 %, tandis que SoftBank, l’un des investisseurs les plus engagés dans l’IA, a chuté de plus de 10 %.
D’autres géants asiatiques ont suivi le mouvement, confirmant que les marchés sont désormais hypersensibles à tout ce qui touche à l’intelligence artificielle.
- Michael Burry, l’homme qui avait anticipé la crise des subprimes, parie désormais sur une chute des géants de l’IA comme NVIDIA et Palantir.
- Il estime que le secteur vit dans une euphorie déconnectée de la réalité économique, avec des dépenses colossales pour une rentabilité encore inexistante.
- Son pari a immédiatement secoué les marchés, révélant une nervosité croissante face au risque d’une bulle de l’IA prête à éclater.
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