1650 euros, c’est la facture moyenne annuelle de chauffage pour un foyer français selon les chiffres de l’INSEE. Un coût qui varie fortement selon le mode de chauffage choisi, encore plus depuis la crise énergétique européenne. Alors, quel mode de chauffage choisir en France en 2023 pour réduire la facture ? Quels sont les avantages et les inconvénients des différentes solutions disponibles sur le marché ? Et comment adapter son choix en fonction de sa région géographique ? Voici quelques éléments de réponse.
Les différents modes de chauffage
En France, historiquement, on peut classer les différents modes de chauffage en trois grandes catégories : le chauffage électrique, le chauffage au gaz et le chauffage au fioul. Mais en 2023 et face à la montée des prix du gaz et de l’électricité, des solutions alternatives comme le bois, la géothermie ou le solaire rencontrent un certain succès. On fait le point sur ces différents modes de chauffage.
Le chauffage au gaz

Le chauffage au gaz est le mode de chauffage préféré des Français : il équipe 39% des logements français, soit près de 11 millions d’habitations. Le gaz naturel présente plusieurs atouts : il offre une chaleur douce et homogène dans tout le logement et permet aussi de produire facilement l’eau chaude sanitaire grâce à une chaudière adaptée. Avant la guerre en Ukraine il bénéficiait d’un prix relativement stable par rapport aux autres énergies fossiles.
Côté inconvénients, le gaz nécessite l’installation d’une chaudière qui doit être entretenue régulièrement par un professionnel qualifié. Il présente un risque potentiel d’explosion ou d’intoxication au monoxyde de carbone en cas de fuite ou de mauvaise combustion. Enfin, il contribue au réchauffement climatique par ses émissions importantes de CO2 et surtout par ses fuites involontaires de méthane qui ont un pouvoir réchauffant supérieur.
Le chauffage électrique

Le chauffage électrique est le deuxième mode de chauffage le plus répandu en France, après le gaz. 35% des foyers français l’ont adopté, soit plus de 8 millions de foyers. Le principal avantage du chauffage électrique réside dans sa simplicité d’installation et d’utilisation. Il ne nécessite pas de gros travaux ni d’entretien régulier et offre aussi un confort thermique optimal grâce à la possibilité de régler la température dans chaque pièce.
En revanche, le chauffage électrique est l’un des modes de chauffage les plus coûteux : l’électricité est l’énergie la plus chère pour se chauffer, avec un budget annuel moyen estimé à 1 824 euros pour une consommation moyenne. Le deuxième est son impact écologique : même si l’électricité française est majoritairement produite par des sources décarbonées (nucléaire et renouvelables), elle n’est pas exempte d’émissions de CO2 lors du transport ou du stockage. De plus, certains radiateurs électriques sont peu performants et consomment beaucoup d’énergie.
Le chauffage au fioul

On pourrait penser qu’il date d’un autre temps, et pourtant. Le chauffage au fioul équipe encore 12% des foyers français, principalement dans les zones rurales ou périurbaines qui ne sont pas raccordées au réseau public de gaz naturel. Ce type de chauffage présente quelques avantages : il offre une bonne autonomie grâce à la possibilité de stocker du fioul dans une cuve et permet également de produire l’eau chaude sanitaire avec une chaudière. Autrefois plus abordable que les autres énergies, il est aujourd’hui l’un des modes de chauffage les plus onéreux avec l’envolée des prix du pétrole.
Le chauffage au fioul nécessite aussi un espace important pour stocker le combustible et surtout, est très polluant. Depuis 2022, il est d’ailleurs interdit d’installer de nouveaux systèmes de chauffage reposant sur cette énergie fossile.
Les solutions alternatives
Face aux enjeux environnementaux et économiques actuels, les solutions alternatives de chauffage se développent de plus en plus. Elles utilisent des sources d’énergie renouvelables, gratuites et inépuisables, comme le bois, la pompe à chaleur, la géothermie ou le solaire.
Le chauffage au bois

C’est le plus ancien des modes de chauffage et il revient en force. Le chauffage au bois est un mode de chauffage écologique et économique. Disponible sous différentes formes (bûches, granulés ou plaquettes) le bois est une énergie neutre en CO2 car il restitue lors de sa combustion le même gaz qu’il a capté lors de sa croissance. Il permet aussi de valoriser les ressources locales et de créer des emplois. Le chauffage au bois peut se faire avec différents appareils : poêle, insert, chaudière ou cuisinière. Il nécessite toutefois un espace de stockage pour le combustible et un entretien régulier du conduit d’évacuation des fumées.
La pompe à chaleur

La pompe à chaleur est une solution de chauffage qui utilise les calories présentes dans l’air, l’eau ou le sol pour les transformer en chaleur et la diffuser dans le logement. Il existe différents types de pompes à chaleur selon la source d’énergie utilisée : aérothermique (air/air ou air/eau), géothermique (sol/eau ou eau/eau) ou hydrothermique (eau/eau).
La PAC prélève les calories du milieu extérieur grâce à un fluide frigorigène qui circule dans un circuit fermé. Ce fluide passe successivement d’un état liquide à gazeux en changeant de température. Il cède ensuite sa chaleur au circuit d’eau chaude qui alimente les émetteurs (radiateurs ou plancher chauffant). La géothermie offre une source d’énergie constante et performante tout au long de l’année. Elle permet aussi de produire l’eau chaude sanitaire et même de rafraîchir le logement en été.
La pompe à chaleur présente plusieurs avantages et inconvénients qu’il convient de connaître avant de se lancer dans ce projet. Ecologique (elle utilise une énergie renouvelable) elle est aussi très économique. Si son installation est plus coûteuse et nécessite forcément l’intervention de professionnels, elle permet de réalisé de grosses économies. Selon l’Ademe, la pompe à chaleur peut couvrir jusqu’à 70% des besoins en chauffage d’un logement.
En moyenne, une PAC air/air restitue 4 kWh pour 1 kWh consommé. Un rendement qui varie fortement selon les régions et la température extérieure. Notez aussi qu’une PAC est bruyante et nécessite un gros espace de stockage. Dans les logements neufs, on la place souvent dans le garage.
La géothermie est une forme de chauffage utilisant une pompe à chaleur. Elle consiste à capter la chaleur du sol ou des nappes phréatiques pour la restituer dans le logement via un système de pompe à chaleur (PAC). La géothermie est une énergie propre et durable qui permet de réduire sa facture énergétique et son empreinte carbone. Elle nécessite cependant un investissement initial important et une étude préalable du terrain pour déterminer la faisabilité du projet.
Le solaire

Le chauffage solaire thermique utilise l’énergie du soleil pour chauffer de l’eau qui circule dans des capteurs solaires installés sur le toit ou dans le jardin. L’eau chaude peut ensuite être stockée dans un ballon ou un réservoir pour alimenter le circuit de chauffage ou l’eau chaude sanitaire. Le chauffage solaire thermique permet de réaliser des économies d’énergie et de réduire les émissions de CO2. Il bénéficie aussi d’aides financières de l’Etat comme le crédit d’impôt ou la prime à la conversion des chaudières. Il faut toutefois disposer d’une surface suffisante et bien orientée pour installer les capteurs solaires, et prévoir un système d’appoint pour pallier le manque d’ensoleillement.
Le solaire est donc un bon complément pour réaliser des économies et avoir une démarche écologique. Dans certaines régions, notamment le Nord, le solaire n’est pas forcément rentable.
Quel mode de chauffage choisir selon votre région ?
Le choix du mode de chauffage dépend aussi des caractéristiques climatiques et géographiques de chaque région. En effet, selon la température extérieure, l’ensoleillement, la disponibilité des ressources ou le coût du réseau, certains modes de chauffage seront plus adaptés que d’autres.
Dans les régions froides comme le Grand Est ou les Alpes, il est conseillé d’opter pour un mode de chauffage performant et économique comme le bois ou la pompe à chaleur. Ces solutions permettent de fournir une chaleur constante et confortable même en cas de grand froid. Le bois est aussi une énergie locale et abondante dans ces régions.
Dans les régions tempérées comme l’Ile-de-France ou le Centre-Val de Loire, il est possible d’opter pour un mode de chauffage mixte qui combine une énergie renouvelable comme le solaire thermique et une énergie fossile comme le gaz naturel. Le solaire thermique permet de couvrir une partie des besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire, tandis que le gaz naturel assure l’appoint en cas de besoin. Cette solution permet de réduire sa consommation d’énergie et sa facture tout en bénéficiant d’un confort optimal.
Dans les régions chaudes comme la Corse ou la Provence-Alpes-Côte d’Azur, il est préférable de choisir un mode de chauffage réversible qui permet aussi de rafraîchir le logement en été. La pompe à chaleur air-air est une solution adaptée à ces climats. Elle capte les calories de l’air extérieur pour les restituer dans le logement sous forme d’air chaud ou froid selon la saison. Elle offre un bon rendement énergétique et un faible coût à l’usage. Et en plus, elle est écologique. Les panneaux solaires peuvent aussi venir compléter l’installation.
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Le biofioul est une nouvelle énergie autorisé à la place du fioul.
L’énergie de chauffage est importante mais le plus important c’est l’appareil lui même. Début janvier, j’ai remplacé des radiateurs électriques qui avaient 25 ans par des Pompes à chaleurs air-air (autrement dit une clim réversibles). 2 groupes extérieurs de 4 kw chacun avec 4 splits, un dans chaque pièce : 7150 euros de ma poche, juste 240€ d’aide grâce aux Certificats d’économie d’énergie). résultats des courses sur janvier février et mars, une consommation divisée par 2.5 . Avant j’avais des radiateurs qui peinaient à maintenir 18°, maintenant je peux programmer la température pièce par pièce ou commander l’allumage et l’extinction à distance. En 20 minutes la pièce passe de 15° à 19°. je peux éteindre quand je ne suis pas là. Typiquement, dans la chambre j’allume de 22h00 à 23h00 à 18°, et au salons ou à la cuisine j’allume de 08h00 à 23h00 le samedi et dimanche et de 16h00 à 23h00 en semaine. Qu’importe qu’il fasse 15° dans la journée quand je ne suis pas là alors qu’avec des radiateurs si je laisse baisser la température à 15h00, il me faudra 3h pour remonter à 19°. d’après mes calculs sur mes consommations des années précédentes, je vais amortir totalement le matériel et moins de 5 ans. tout en bénéficiant d’un confort largement supérieur. et cerise sur le gâteau, je pourrais refroidir cet été dans les chambres si la température dépasse les 25 degrés au premier étage (au rez de chaussée, dans les pièces de vie, ca n’arrive jamais)