Imaginons la situation suivante, vous vous apprêtez à quitter le travail et vous croisez un collègue. Ce dernier vous demande « Qu’est-ce que tu fais ce week-end ? ». Vous commencez à lui raconter que vous avez prévu de vous rendez à un vide-grenier ou savourer un café en terrasse au bistrot du coin. Mais avant même que vous ayez fini votre phrase, il vous interrompt : « Ah, parce que moi je vais dîner avec un chef étoilé Michelin dans un château privé, et après il nous fera une visite guidée de ses caves à vin exclusives ! ».
Une notion venue de Harvard
Si cette scène vous est en partie familière, sachez que ce collègue pratique le « boomerasking ». Ce terme anglophone provient de la contraction des mots boomerang et asking (demander). L’idée est tout simplement de poser une question pour qu’on vous la pose en retour afin, souvent, de pouvoir se mettre en valeur.
Loin d’être une énième notion gadget qui circule en ligne, cette dernière a été très sérieusement créée et mise en lumière par une psychologue de l’Université de Harvard, Alison Wood Brooks.
Comme le précise Ouest France, cette chercheuse distingue trois types de « boomerasking ». Il y a la demande destinée à se vanter où votre interlocuteur va afficher une série d’anecdotes. D’autres types de questions visent à se plaindre d’une situation désagréable. Enfin la « demande-partage » est faite dans le but d’enchaîner sur une information un peu plus neutre et à parler d’une situation rencontrée au quotidien.
Des habitudes courantes, mais condamnables
Ces situations n’ont en fait rien de si surprenant. D’après le Wall Street Journal, « entre 40 % et 60 % des propos tenus dans une conversation sont liés à l’ego, se concentrant sur nos propres sentiments, opinions et expériences personnelles ». Ce niveau monterait même à 80 % dans le cadre des échanges sur les réseaux sociaux. Pour beaucoup d’entre nous, se dévoiler est tout simplement quelque chose d’agréable.
Cela dit, et comme l’explique notre consœur, si vous pratiquez le « boomerasking », il est clairement temps d’arrêter. Et pour cause, cela risque tout simplement de faire de vous une personne fort peu intéressante aux yeux des autres, qui ne semble que s’intéresser qu’à ses propres intérêts et n’a que faire de l’opinion ou de la vie des autres. Il n’est d’ailleurs jamais trop tard pour changer et s’interroger sur son attitude envers autrui.
Ce qu’il faut retenir :
- Le « boomerasking » est une notion sérieuse étudiée en psychologie
- Il s’agit de poser une question dans le but qu’on nous la pose
- L’idée est souvent de se mettre en valeur
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.