Fin février, la startup Sesame a présenté une démo de son IA qui est en mesure de discuter avec les humains avec un réalisme saisissant. Fondée par Brendan Iribe, l’ancien PDG d’Oculus VR, cette société entend tout simplement « donner vie à la machine ». Faisons le point.
Une IA très surprenante
Pour l’heure, cette IA est uniquement proposée en anglais. Elle prend la forme de deux voix Maya et Miles. Ses rivaux, tels que ChatGPT ou Gemini, proposent déjà des chats vocaux. Mais Sesame entend se distinguer de la concurrence en proposant une fonction vocale hyper proche de celles des humains. Le chatbot s’adapte ainsi au ton de l’utilisateur en temps réel, mais marque aussi des pauses pour trouver ses mots. Il suffit de l’essayer directement sur le site pour être bluffé.
Un journaliste de The Verge s’est par exemple amusé à discuter avec l’IA d’une aventure à la Donjons et Dragons. Il décrit une expérience saisissante :
Même si je pouvais encore entendre des bêtises de chatbot passer entre les mailles du filet, je pouvais facilement intervenir : j’ai demandé à Maya d’intervenir « elle-même » dans l’aventure qu’elle décrivait, et elle l’a fait sans accroc, en imaginant immédiatement une ingénieure Gnome nommée Maya bricolant des pièges mortels pour protéger mon château des envahisseurs orcs. Combiné aux pauses naturelles de l’IA, cela ressemblait plus à une vraie conversation que tout ce que j’ai eu jusqu’à présent. Comparé à la conversation de ma collègue Kylie Robinson avec le mode vocal avancé de ChatGPT l’année dernière, j’ai l’impression que nous sommes face à un outil beaucoup plus captivant.
Comme l’explique BFM TV, la startup espèce atteindre ce qu’elle appelle la « présence vocale », autrement dit « une qualité magique qui fait que les interactions vocales semblent réelles, comprises et appréciées ».
Des investisseurs convaincus
Bien sûr, parvenir à une telle perfection ne sera pas chose aisée. Sesame confie d’ailleurs que la démo disponible en ligne n’est qu’une « vitrine de certains de nos travaux en matière de génération de discours conversationnel ».
Cela dit, l’entreprise planche déjà sur des lunettes connectées pour permettre à l’utilisateur d’échanger avec ce « compagnon » chatbot toute la journée. Ce dernier observera le monde en votre compagnie.
Le projet séduit déjà les grands investisseurs de la Silicon Valley. Dans le cadre d’un financement non précisé, Andreessen Horowitz, Spark Capital et Matrix Partners, l’ont ainsi rejoint. De quoi permettre à l’entreprise d’accélérer le mouvement et de mener à bien ses grandes ambitions.
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