Franchement, on pensait avoir tout vu — ou plutôt tout entendu — en matière d’écouteurs sans fil. On avait tort : à une époque où les constructeurs ne jurent que par l’annulation de bruit active, les Freeclip sont à contre-courant. Ici, pas d’isolation phonique, bien au contraire.
À en croire Huawei, ces écouteurs pas comme les autres laissent l’utilisateur entendre tout ce qui se passe autour de lui, sans sacrifier la qualité audio. Vous nous connaissez : on a voulu vérifier cela par nous-mêmes. On a donc vécu pendant un petit mois avec les Freeclip… et on n’a pas été déçus !
Prix et disponibilité
Les Freeclip sont disponibles depuis le 10 janvier au prix de 199,99 €, notamment sur le site de Huawei et chez Amazon. Ils existent en deux couleurs – noir et violet – et bénéficient d’une offre de lancement valable jusqu’au 1er février 2024 uniquement sur le site du constructeur (le bracelet connecté Huawei Band 8 est offert lors de l’achat).
C’est l’histoire d’une bille et d’un haricot…
Chaque écouteur Freeclip est constitué d’une sphère et d’une sorte de « haricot », les deux étant reliés par un pont. La première a un diamètre de 13,3 mm et contient le haut-parleur proprement dit. Le second est quant à lui plus long et aplati, expliquant ainsi le qualificatif dont nous l’avons affublé. Il contient la batterie ainsi que toute l’électronique nécessaire au bon fonctionnement.
Tous deux sont reliés par un pont « en C » dont la conception a été l’objet de toutes les attentions. Il a été construit autour d’une armature en Ni-Ti (Nickel-Titane) et possède une sorte de mémoire de forme qui lui permet de s’adapter au mieux à l’oreille de l’utilisateur.
10 000 oreilles épluchées
Et autant dire que ça ne rigole pas. Huawei a étudié 10 000 oreilles humaines afin de définir au mieux les spécifications. Ces savants calculs ont déterminé qu’une inclinaison de 11,4° du pont et une force de serrage de 0,15 Newton étaient optimaux pour faire tenir en place l’appareil. L’ajustement s’effectue grâce aux propriétés du Ni-Ti, un peu comme pour la mousse à mémoire de forme.
À titre de comparaison, précisons que les quelques modèles d’écouteurs concurrents (et non commercialisés en Europe, d’ailleurs) peinent littéralement l’oreille avec une force de serrage six à huit fois plus élevée. On en a testé quelques-uns : nos oreilles ne nous ont pas dit merci !

Très bien, mais ça se porte comment, concrètement ? La sphère audio se pose naturellement au-dessus du conduit auditif, entre la conque et le tragus de l’oreille externe. Le haricot prend place sur la face arrière de la conque, le pont les reliant fait ressembler l’ensemble à une sorte de boucle d’oreille ou de piercing. Une fois calé, le pont s’adapte à la morphologie de l’auditeur afin de minimiser la pression.
À aucun moment l’écouteur ne se loge dans le conduit auditif. La force de serrage est assez importante pour bien maintenir la sphère acoustique en place, mais assez discrète pour se faire oublier en quelques minutes. Croyez-le ou non, on n’a vraiment pas l’impression de porter des écouteurs ! Mieux encore : on peut pratiquer un sport, danser ou courir sans risquer de les perdre ni de les abîmer, la certification IP54 assurant qu’ils ne craindront pas la transpiration.
Gauche, droite : même combat
Par leur conception originale, les deux Freeclip sont strictement identiques, évitant ainsi au constructeur de créer un écouteur spécifique pour chaque oreille. Un capteur détecte automatiquement le placement à gauche ou à droite de chacun d’entre eux et leur assigne leur rôle de façon à respecter l’orientation stéréophonique.
Cette particularité n’a que des avantages puisque la fabrication des Freeclip est simplifiée (un seul modèle à concevoir). L’utilisateur n’a plus à s’esquinter les yeux pour chercher les « L » et « R » indiquant le bon placement.
Les commandes tactiles sont bien entendu de la partie. Pas besoin de se casser la tête pour trouver la zone tactile : il suffit de tapoter la sphère, le haricot ou le son pour piloter la lecture audio ! L’application compagnon permet de les ajuster à ses habitudes.
L’effleurement simple n’est pas pris en compte, seuls les double ou triple sont reconnus. Impossible aussi de régler le volume par glissement sur la surface. Est-ce un choix de conception ou une incompatibilité avec la forme des écouteurs ? Difficile de le dire, même si on penche pour la seconde hypothèse.
Au passage, nous recommandons fortement d’effectuer la mise à jour du firmware qui sera proposée lors de la première utilisation de l’app compagnon. Elle corrige quelques bugs et améliore grandement la fiabilité de la connexion Bluetooth. Une fois appliquée, la perte de connexion intempestive entre le smartphone et les écouteurs a totalement disparue.
Bon son ne saurait mentir
Vous l’avez compris, nous avons été épatés par la conception des Freeclip. Mais sont-ils aussi convaincants au point de vue musical ? En un mot comme en mille : oui. Le son produit est homogène et très agréable. Bien entendu, les amateurs de grosses basses qui tâchent ne seront pas convaincus, l’absence d’isolation passive ne permettant pas de les satisfaire. Même chose si vous êtes allergiques aux bruits parasites, par définition obligatoires ici.
Les basses fréquences s’expriment avec aisance. Les médiums et les aigus sont eux aussi présents sans être perçants. La spatialisation de la scène audio s’avère très pertinente et agréable. À aucun moment, on ne perd le contact avec l’environnement, ce qui est extrêmement pratique dans de nombreuses situations. On pourra par exemple les porter en pleine ville, courir ou même faire du vélo sans prendre de risques inconsidérés.
Il devient aussi possible d’écouter un podcast tranquillement tout en gardant une oreille sur l’activité de ses enfants (ou de son voisin d’open space). Pour tout dire, on a presque l’impression d’écouter de l’audio au travers d’enceintes stéréo : la musique est présente, mais on entend tout ce qui se passe autour de soi.

En appel téléphonique, les ingénieurs de Huawei ont effectué un boulot remarquable afin de minimiser les fuites sonores. Elles seraient ainsi réduites de 6 à 17 dB par rapport aux casques à conduction osseuse. L’intérêt immédiat est bien entendu la préservation de la confidentialité d’une conversation.
Même si nos tests ne nous permettent pas de vérifier les chiffres avancés, nous avons tout de même constaté que la voix de notre correspondant n’était pas perceptible par nos voisins immédiats dans de multiples scénarios (notamment dans un ascenseur, assis côte à côte en environnement calme et dans les transports en commun ou encore en promenade dans la rue). Nos interlocuteurs ont perçu notre voix clairement, y compris dans un environnement moyennement calme (rue animée).
Pour finir, un mot sur l’autonomie. Huawei annonce qu’une charge pleine autorise jusqu’à huit heures d’écoute musicale tandis que la batterie de l’étui fournit jusqu’à 36 heures sans passer par un chargeur électrique (USB-C ou induction). La promesse est parfaitement tenue puisque l’autonomie moyenne sur une charge varie entre 7 h 30 et 8 h 10 selon l’usage fait et le volume sonore choisi.
Notre avis sur les Freeclip de Huawei
À n’en pas douter, les Freeclip de Huawei sont une excellente surprise. Bien plus performants que les casques à conduction osseuse, ils sont agréables à porter en toute circonstance. Conception ouverte oblige, le rendu sonore n’est pas aussi bon qu’avec des écouteurs intra-auriculaires. Il reste tout de même très agréable, au moins autant que celui des écouteurs blancs en coton-tige de qui-vous-savez… Bon point aussi pour l’excellente autonomie et pour le prix, que nous jugeons correct au regard des performances.
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