Vendu à partir de 999 euros, il se positionne comme une alternative plus abordable au Galaxy Z Flip 7. Il est aussi le premier pliant made in Samsung à être annoncé sous la barre des 1000 euros (de peu). Très bien, mais cela donne quoi en vrai ? Afin de la savoir, on l’a pris en test. Et on n’a pas été déçus…
Design : beaucoup plus qu’un air de famille
Le Galaxy Z Flip 7 FE reprend la quasi intégralité la fiche technique du Galaxy Z Flip 6 lancé l’an dernier. Mêmes dimensions (85,1 x 71,9 x 14,9 mm), même poids (187 grammes), même écran externe de 3,4 ’’, même batterie de 4000 mAh, même configuration photographique. La différence notable réside dans le SoC et la quantité de RAM qui l’accompagne : Samsung a troqué le Snapdragon 8 Gen 3 contre le SoC maison Exynos 2400 et a passé la RAM de 12 Go à 8 Go.
Le Galaxy Z Flip 6 et le Galaxy Z Flip 7 FE : on vous laisse deviner qui est qui…
Côté design et ergonomie, nous n’avons pas grand-chose à lui reprocher (pas plus qu’au Z Flip 6, en tout cas). La finition est excellente, la charnière permet de le refermer complètement (pas de jour entre les deux parties de l’écran une fois replié) et on prend plaisir à l’utiliser au quotidien. Comme le Z Flip 6.
Écrans : on prend les mêmes et on recommence
L’écran externe de 3,4 ’’ du Galaxy Z Flip 7 FE est identique à celui du Z Flip 6. Il est lumineux et agréable, mais moins intéressant que le modèle de 4,1 ’’ du Z Flip 7, qui occupe toute la face avant. Et mine de rien, cela change pas mal la façon de l’utiliser. Avec le Z Flip 7, la plupart des opérations courantes peuvent être faites depuis l’écran externe. Ce n’est pas le cas ici et l’on retombe sur les mêmes limitations constatées lors du test du Z Flip 6. Bien entendu, cela reste gérable, mais la pilule est un peu dure à avaler.
L’écran pliant de 6,7 ’’ est quant à lui excellent. Sa définition de 1080 x 2640 pixels est meilleure que celle du Z Flip 7, pourtant plus grand. On n’est plus à un paradoxe près, cela dit. Le taux de rafraîchissement variable monte à 120 Hz et sa luminosité maxi monte à 2600 nits en pic HDR. La pliure de la dalle principale est à peine visible et peu détectable au toucher. Elle ne s’est jamais avérée gênante lors de nos tests et on l’oublie rapidement.
Performances et autonomie : dans la moyenne
Samsung a équipé le Z Flip 7 FE du SoC maison Exynos 2400. On l’a déjà croisé sur les Galaxy S24 et S24+ sortis début 2024. Rappelons que le Z Flip 6 était équipé du Snapdragon 8 Gen 3, soit le haut de gamme du moment chez Qualcomm. L’Exynos 2400 reste un SoC puissant, mais il commence à vieillir.
Il accuse un net retard face aux dernières puces Qualcomm, notamment en matière d’efficacité énergétique et de performances graphiques. Samsung lui a associé 8 Go de RAM seulement, contre 12 Go sur le Z Flip 6. Il se titre globalement bien des activités multitâches, mais peut parfois ramer dans les cas extrêmes. Les 128 ou 256 Go de stockage UFS 4.0 complètent une configuration que l’on aurait jugée correcte il y a un an, mais qui paraît juste en 2025 au regard du prix demandé. L’absence d’extension microSD, commune à toute la gamme, se fait d’autant plus sentir.

L’appareil a tendance à chauffer en utilisation prolongée et ses performances à baisser. La responsable est bien évidemment la dissipation thermique assez médiocre. Elle entraîne une surchauffe du SoC et donc un ralentissement notable de sa fréquence de fonctionnement.
Ce phénomène, baptisé throttling, est complexe à maîtriser sur des appareils pliants, l’espace alloué au radiateur étant plus forcément limité que dans un smartphone traditionnel. Exactement c ce fut le cas sur le Galaxy Z Flip 6 (on sait : on se répète).
Et l’autonomie dans tout cela ? Vous allez rire : le Z Flip 7 FE embarque exactement la même batterie que le Z Flip 6. Sa capacité de 4000 mAh ne bouge donc pas et l’autonomie reste proche de celle de son frère jumeau.
En gros, on tiendra aisément une journée si on ne passe pas son temps à jouer ni à déplier l’écran. Pas de changement non plus en matière de charge « rapide » puisqu’elle plafonne à 25 Watts avec le bloc d’alimentation Samsung (non fourni, évidemment). Il faut entre 1 h 20 et 1 h 35 pour recharger complètement la batterie : on a souvent vu plus rapide, y compris chez Samsung. Précisons enfin que la charge par induction est de la fête, même si elle reste limitée à 15 Watts.
Logiciel : le véritable atout de Samsung
Depuis deux ans, le Coréen mise gros sur l’intelligence artificielle avec Galaxy AI, évidemment, disponible sur le Z Flip 7 FE. Mais avant d’aller plus loin, précisons que la fourniture des mises à jour de sécurité est garantie pendant sept ans, ainsi que celle des sept prochaines versions majeures d’Android (et non plus pendant sept ans, nuance).
Galaxy AI est sans doute possible l’un des principaux atouts de ce smartphone. Ses fonctionnalités sont nombreuses et souvent pratiques : traduction en temps réel lors des appels, résumé automatique des enregistrements vocaux, aide à la rédaction de messages ou encore retouche photo intelligente. Elle est intégrée dans OneUI 8.0, qui repose lui-même sur Android 16. C’est d’ailleurs la principale différence avec le Z Flip 6, équipé de OneUI 7.0 et Android 15 au moment où ce test est rédigé. Gageons qu’une mise à jour sera bientôt proposée.

OneUI 8.0 apporte quelques améliorations bienvenues, notamment en matière de prise en charge de l’IA et d’intégration de l’assistant Gemini. Rien de bien révolutionnaire, mais toujours appréciable. Comme nous l’avions constaté sur les S25, S25+ et S25 Ultra, la partie logicielle brille par une intégration encore plus poussée de l’IA, ses performances améliorées (notamment pour la retouche d’image, une vraie merveille) ainsi que son utilisation encore plus intuitive.
Now Brief, l’interface d’information de Samsung, s’affiche efficacement sur l’écran externe. On y retrouve la météo, l’agenda du jour, les rappels et diverses informations contextuelles. L’intégration avec l’écosystème Samsung (Galaxy Watch, Galaxy Buds) fonctionne sans accroc. On note avec plaisir que Now Brief prend enfin en compte les informations inscrites dans l’agenda et propose des actions en conséquence. Par exemple, lors d’un déplacement en avion, nous avons vu s’afficher en temps réel le numéro de notre vol, la porte, mais aussi la carte d’embarquement. Avec en prime un minuteur indiquant le temps restant jusqu’à la fermeture des portes ainsi que la météo à l’arrivée.
Photo : des résultats globalement satisfaisants
Vous l’avez sûrement deviné, mais il est toujours bon de le préciser. La partie photographique du Galaxy Z Flip FE reprend à l’identique la configuration du Z Flip 6 :
- Module principal : capteur de 50 Mpxl ; objectif de 23 millimètres ouvrant à f/1,8 : autofocus dual pixel ; stabilisation optique ;
- Ultra grand-angle : capteur de 12 Mpxl ; objectif de 14 millimètres ouvrant à f/2,2 ; angle de vision de 123 degrés.
La caméra frontale est quant à elle constituée d’un capteur de 10 Mpxl et d’un objectif de 23 millimètres ouvrant à f/2,2.
En bonne luminosité, les résultats s’avèrent très corrects. Le module principal produit des images détaillées avec une bonne colorimétrie naturelle ainsi qu’une gestion honorable des plages dynamiques étendues. Le mode portrait automatique fonctionne bien et l’IA se fait de plus en plus rarement piéger sur les scènes complexes.
L’absence de téléobjectif est en partie compensée par un zoom 2x « qualité optique » tenant bien la route. Il fait le boulot en 4x grâce à un traitement IA plutôt convaincant. Étonnamment, le zoom 10x, valeur maximale disponible, reste tout à fait correct si l’on ne cherche pas à recadrer la scène.
Sans grande surprise, l’ultra grand-angle s’avère moins enthousiasmant. Principal accusé, le piqué assez mou sur les bords de l’image, ce qui n’est guère surprenant. La définition moyenne du capteur (12 Mpxl) n’autorise pas la reproduction fidèle des détails les plus fins.
En faible luminosité les résultats suivent la même tendance, le zoom 2x étant tout de même à la peine. Le bruit numérique se fait sentir et le niveau de détail chute, même si le mode nuit limite les dégâts. L’ultra grand-angle est lui aussi à la peine, les 12 Mpxl du capteur montrant ici leur limite.
L’avantage d’un smartphone pliant réside aussi dans la possibilité d’utiliser l’écran externe comme viseur. On produit alors de beaux selfies, le module principal restant bien plus performant que celui logé dans l’écran principal. On apprécie également le mode FlexCam qui permet de poser le téléphone sur une surface plane afin de réaliser des photos « mains libres ».
En matière de photographie, le Z Flip 7 FE fait donc le boulot. Il produit des images de bonne tenue, sans toutefois venir concurrencer directement les modèles haut de gamme à l’équipement bien plus sophistiqué.
Une stratégie tarifaire déconcertante
Vendu 999 euros en version 128 Go (et 1059 euros pour 256 Go), Le Galaxy Z Flip 7 FE est actuellement dans une situation intenable.
Le Galaxy Z Flip 6, techniquement supérieur avec ses 12 Go de RAM et son Snapdragon 8 Gen 3, se s’échange neuf à des prix tournant autour de 600 euros. À l’heure actuelle, le Z Flip 7 FE ne présente donc aucun intérêt face à son prédécesseur. Et ce sera le cas tant qu’il y aura des stocks de Z Flip 6.
Quelle mouche a donc piqué Samsung sur ce coup-ci ? S’agit-il de pousser les consommateurs vers un modèle plus puissant et ne valant que 200 euros de plus ? D’adopter la stratégie chinoise des promotions permanentes, où le prix catalogue n’est jamais appliqué ? Ou le coréen cède-t-il à la pression des opérateurs, qui rêvent de booster leurs ventes d’abonnements avec engagement avec un smartphone pliant à 1 euro ? L’avenir nous le dira. Ou pas.
Ce qu’on pense du Galaxy Z Flip 7 FE
Le Galaxy Z Flip 7 FE est un drôle d’oiseau. Dans l’absolu, il offre un équipement correct pour un prix inférieur à 1000 euros (même si c’est de très peu). Factuellement, nous n’avons pas grand-chose à lui reprocher : il reprend les avantages du Z Flip 6, dont il est une copie quasi conforme, tout en bénéficiant de quelques améliorations logicielles. Seul le SoC, un poil moins intéressant, et la quantité de RAM dont il est accompagné (8 Go au lieu de 12 Go), le différencient de son illustre modèle.
Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si Samsung avait mieux réfléchi à son prix. Car en l’état des choses, il est plus cher que le Z Flip 6 tout en étant moins attrayant.
Vous l’aurez compris, nous ne sommes pas fans de ce pauvre Z Flip 7 FE, bien trop plombé par son positionnement tarifaire. En l’état actuel des choses, le Galaxy Z Flip 7 FE est la meilleure publicité possible pour le Z Flip 6 (tant qu’il y aura des stocks), voire pour le Z Flip 7.
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