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USA : une loi pour mieux contrer l’utilisation malveillante des deeepfakes

Les dérives potentielles de cette technologie inquiètent et le Congrès s’est emparé du dossier.

Favoriser la recherche pour mieux prévenir les dérives. C’est l’objectif du projet de loi adopté récemment à l’unanimité par le Sénat américain. Le Identifying Outputs of Generative Adversarial Networks Act est parrainé par des élus démocrates et républicains, ce qui démontre que les préoccupations concernant les deepfakes transcendent les clivages politiques traditionnels.

L’encadrement des deepfakes fait consensus

Ce nouveau texte insiste sur la nécessité de la recherche sur ces technologies pour mieux contrer les acteurs malveillants qui misent de plus en plus sur ces outils. Dans un résumé qu’a pu se procurer le site InfoSecurity, on peut prendre connaissance des objectifs de la loi :

Ce projet de loi charge la National Science Foundation (NSF) et le National Institute of Standards and Technology (NIST) de soutenir la recherche sur les réseaux antagonistes génératifs. Un réseau antagoniste génératif est un système logiciel conçu pour être formé avec des entrées authentiques (par exemple, des photographies) pour générer des créations similaires, mais artificielles (par exemple, des deepfakes).

En clair, si le projet est adopté, ces deux instances seraient chargées de soutenir la recherche sur l’authenticité des contenus ainsi que d’accélérer la mise en place de mesures et de nouvelles normes d’encadrement de ces dispositifs technologiques. La Chambre des représentants devra désormais se pencher sur ce texte, mais il a des chances d’être approuvé étant donné que le sujet semble faire consensus.

Pour rappel, de nombreux experts craignent que les deepfakes ne viennent un jour perturber des élections et saper la confiance des citoyens. L’imitation corporelle de plus en plus crédible, tout comme celle des voix, suscitent aussi les convoitises des cybercriminels qui passent de plus en plus à l’acte. Il faut enfin signaler que les deepfakes peuvent parfois avoir des applications positives. Nous vous parlions par exemple en mars dernier de ce système qui permet de traduire automatiquement une vidéo en synchronisant les mouvements des lèvres, pour rendre l’ensemble plus crédible.

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