Fort de ses gigantesques bases de données en temps réel sur la circulation routière, le néerlandais TomTom, leader mondial des système de navigation GPS est aujourd’hui capable de produire et brasser des statistiques les plus pointues sur les comportements des automobilistes

Voilà de quoi vous remonter le moral avant les grandes migrations estivales et automobiles. Fort de ses gigantesques bases de données en temps réel sur la circulation routière, le néerlandais TomTom, leader mondial des système de navigation GPS est aujourd’hui capable de produire et brasser des statistiques les plus pointues sur les comportements des automobilistes (plus de  3000 milliards de données collectées depuis 2006) et de dresser des cartes précises en fonction de dizaines de paramètres.

tomtom2 Embouteillages : le top 50 des villes européennes où ça coince

Lors d’une visite au siège de TomTom à Amsterdam il y a quelques semaines, une petite délégation de blogueurs dont votre serviteur découvrait le centre de gestion de HD Traffic et les outils que la société hollandaise a mis en place pour produire des statistiques donc certaines sont même fournies au gouvernement hollandais, non pas pour fliquer les automobilistes comme cela fut dit un peu trop rapidement, mais pour aider celui-ci à mieux prévoir les flux de circulation.

Afin de parvenir à obtenir et traiter des données fiables, TomTom utilise plusieurs sources d’informations, à savoir les données « officielles » TMC fournies par différents organismes (ce sont celles qui figurent par exemple dans les GPS installés d’origine dans les voitures – cf Audi), ses propres produits de la gamme TomTom Live et les smartphones dotés d’un GPS. Grâce à ces statistiques, TomTom indique être déjà en mesure de réduire de 15% la durée de trajet d’un automobiliste équipé de TomTom HD Traffic.

Au-delà d’un « simple » fournisseur et éditeur de systèmes de navigation GPS, TomTom, aiguillonné par la concurrence (et notamment celle des smartphones et des applications low cost), se positionne comme un éditeur de services liés à la circulation routière et a même édité un Manifeste sur la question. C’est dans cette démarche que la firme néerlandaise a pris l’initiative de créer un baromètre mensuel des embouteillages avec le classement des 50 villes les plus congestionnées d’Europe.

TomTom explique en détail la méthodologie de ce classement :

L’étude est base sur la base de données TomTom qui compile les temps de trajets réels remontés par des millions d’utilisateurs à travers le monde depuis plusieurs années. Les informations de navigation sont envoyées anonymement à TomTom à chaque fois que les utilisateurs connectent leur GPS à TomTom HOME, notre logiciel gratuit. Ces données anonymes donnent une très bonne description de l’état du trafic sur le réseau routier d’une ville à des moments de la journée différents, elles permettent donc à TomTom via sa technologie IQ Routes de fournir le parcours le plus rapide à tout moment de la journée. Grâce à la communauté des utilisateurs TomTom, nous avons collecté plus de 3.000 milliards de relevés de vitesse à date. Plus d’un milliard de données sont collectées par jour. Le résultat : des temps de trajet réalistes toutes les 5 minutes, chaque jour de la semaine.

Les villes sont classées en fonction de la vitesse à laquelle les véhicules traversent leur réseau routier. Le trafic d’une ville est considéré comme congestionné si les conducteurs y circulent à une vitesse égale ou inférieure à 70% de la limitation de vitesse, ce qui signifie par exemple qu’un trajet en ville d’une heure intègrera au moins 20 minutes de retards significatifs.

Les pourcentages cités font référence aux réseaux routiers principaux (4 classes de routes les plus importantes) qui ont connu de la congestion comme défini au point n°3 durant une journée.

Seules les villes de plus de 50.000 habitants et au réseau routier minimal de plus de 200 km ont été prises en compte pour ce classement 2011.

Bruxelles, championne d’Europe du bouchon

Et la gagnante est… Bruxelles. La capitale belge tient toujours le premier rôle des villes les plus congestionnées d’Europe avec même une position accrue puisque son trafic a augmenté de 1.2% depuis 2010. Un classement qui d’ailleurs montre que ce ne sont pas forcément les capitales ou les plus grandes métropoles qui subissent les plus forts taux d’embouteillages : ma bonne ville de Lyon par exemple arrive en sixième position de ce classement (normal pour la ville des bouchons me direz-vous), loin devant Paris ou Rome. On notera également que des grandes villes comme Madrid ou Berlin ne figurent pas dans ce top 50, et que si vous voulez vivre dans une grande métropole sans subir les encombrements, mieux vaudra résider à Cologne, Liberpool ou Nice.

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