L’intelligence artificielle et les humains vont travailler ensemble contre les cyberattaques

Homme et machine semblent capables de s’allier pour partir en guerre contre les cyberattaques. Skynet n’est semble-t-il pas encore sur le point de détruire le monde, puisque des chercheurs du MIT entraînent une intelligence artificielle à collaborer avec des humains dans le domaine de la cybersécurité.

AI² : humain et intelligence artificielle unis contre les cyberattaques

© Composer – Fotolia.com

Le MIT est parti d’un constat très simple avant de prendre la décision de faire collaborer IA et humain : « Les outils de sécurité développés aujourd’hui tombent généralement dans deux catégories : celles fonctionnant grâce aux machines et celles fonctionnant grâce aux humains ». Le problème de ces deux systèmes pris indépendamment, c’est que les humains sont incapables de détecter les nouvelles menaces rapidement. En revanche les machines le sont, mais engendrent une cascade de faux positifs.

Quand l’intelligence artificielle et les humains bossent ensemble…

La meilleure solution pour combattre les cyberattaques saute aux yeux, intelligence artificielle et humains doivent s’allier contre la cybercriminalité. Le MIT travaille donc sur un outil de machine learning prédictif, couplé à une analyse humaine. La bonne nouvelle, c’est qu’en l’état actuel des travaux, homme et machine semblent faire un très bon travail, puisque le nombre de faux positifs a déjà été divisé par cinq !

Le système créé par le SCAIL (Computer Science and Artificial Intelligence Labs) a été nommé AI² et a été élaboré en collaboration avec la startup PatternEx. AI² est en mesure de détecter 85% des attaques pour le moment. Ce binôme efficace a permis de faire s’effondrer le nombre de faux positifs et il s’améliore désormais tout seul, puisque chaque fois qu’un faux positif est détecté, l’humain le signale à l’intelligence artificielle, qui apprend ainsi de ses erreurs. Au départ, AI² lancait 200 alertes par jour, désormais il n’en fait remonter que 30 ou 40.

Il s’agit d’un véritable enjeu pour tous les acteurs de la sécurité car comme le résume Dave Palmer, directeur technique chez Darktrace : « les attaquants savent que si les outils font remonter en permanence des alertes de sécurité, les analystes chargés d’y remédier seront d’autant plus surchargés et d’autant moins enclins à les ignorer, ce qui ouvre une fenêtre pour les attaquants. »

Le MIT est donc sur le point d’avoir un temps d’avance sur les cybercriminels, du moins jusqu’à ce qu’eux aussi s’associent à une intelligence artificielle, mais pour de plus sombres desseins.

Source

Un commentaire

Répondre

Lire les articles précédents :
Viber passe au cryptage complet des échanges
L’application Viber passe elle aussi au chiffrement à 100%

Décidément, l’affaire Apple contre le FBI sur la question du chiffrement aura fait réagir un grand nombre d’acteurs du web,...

Fermer