S’il est un marché en France qui ne subit pas la crise en 2012, c’est bien celui de la location saisonnière (meublé de tourisme, gîte, chambre d’hôtes…), avec une croissance de la demande de 10 à 15% depuis les 5 dernières années. Grâce aux réseaux sociaux ? En partie. État des lieux.

Article rédigé par Cédric Génin, expert en marketing de l’immobilier et spécialiste de la location saisonnière. Cédric est rédacteur du site Commentlouerplus.fr, créateur d’une méthode de vente dédiée à la location saisonnière [1]  et auteur du livre « Trouvez facilement vos futurs locataires ».

S’il est un marché en France qui ne subit pas la crise en 2012, c’est bien celui de la location saisonnière (meublé de tourisme, gîte, chambre d’hôtes…), avec une croissance de la demande de 10 à 15% depuis les 5 dernières années. En effet, les modes d’hébergement alternatifs, par rapport à l’hôtellerie classique, comptent chaque année de très nombreux nouveaux adeptes : location de vacances, mais également couch-surfing, glamping, échange d’appartements ou de maison, colocation organisée, éco-tourisme… de nouvelles manières de consommer ses vacances ! Leur point commun ? S’éloigner des standards hôteliers et offrir une expérience de vie différente.

A qui bénéficie cette croissance

Aux grands acteurs du marché : sites d’annonces en ligne de location de vacances (ex : Abritel, Homelidays, Amivac…), agences immobilières… mais également aux propriétaires ! Et c’est bien là, une nouvelle donne : de plus en plus de particuliers se lancent dans l’aventure et grossissent les rangs de ces propriétaires qui parviennent à compléter leurs revenus grâce à 10, 20 ou 30 semaines de location dans l’année. Et la tendance ne va pas s’arrêter de sitôt : on compte en France un peu plus de 3 millions de résidences secondaires, et  seulement 400 000 à 450 000 d’entre elles sont louées. D’ailleurs, selon une enquête récente réalisée par le groupe PAP (Particulier à Particulier), 58 % des Français envisageraient de louer leur résidence principale pendant les vacances en leur absence.

Ce que cela veut dire dans un avenir proche

Que les opportunités vont aller croissantes car la demande l’est également, mais que les propriétaires « acteurs » vont également être plus nombreux ! De ce constat, il y a une importante conséquence pour les propriétaires : ils doivent faire en sorte que les internautes les trouvent et les sélectionnent parmi les milliers d’offres disponibles, ce qui est d’autant plus difficile sur un marché en pleine expansion. Il leur faut donc non seulement être présent sur le web, mais surtout sortir du lot ! La présence avec une annonce en ligne est un passage obligé, mais ne suffira plus d’ici 2 ans pour trouver et séduire facilement ses locataires !

Certains propriétaires l’ont bien compris et ne se contentent déjà plus d’une simple annonce en ligne. « Du haut de mes 50 ans, je suis un peu dépassé par toutes les nouvelles technologies, mais je m’y mets… car mes locataires, eux, ne sont pas dépassés et les utilisent pour préparer leurs vacances. » commente Didier, propriétaire d’un gîte à Cassis. Alors comme Didier, de plus en plus de propriétaires passent en mode « Geek », par la force des choses, mais avec plaisir !

Ils développent leur propre site web, aux formats classique et mobile… Ils travaillent sérieusement leur référencement naturel avec le générateur de mots-clés Google et suivent leur trafic avec Google Analytics pour parvenir à sortir de l’anonymat. Certains lancent même des campagnes Adwords pour trouver des locataires, avec un budget équivalent à celui d’une annonce en ligne de location de vacances chez un des leaders du marché ! Ils construisent des petites vidéos présentant les photos de leur offre d’hébergement et de leur région, et les diffusent sur Youtube, Dailymotion ou Wiméo… Ils utilisent Google maps pour enregistrer leur position… Ils mettent en place leur compte Twitter, Facebook, Google+… pour se faire connaître de leurs futurs clients, mais aussi pour nouer des partenariats locaux avec d’autres propriétaires, ou entrer en contact avec des commerçants pour négocier des conditions « spéciales » pour leurs locataires. Ils commencent à utiliser Pinterest… Ils multiplient les sources de diffusion de leur annonce d’offre d’hébergement et s’intéressent de près à des diffuseurs « alternatifs » comme AirBnB, Wimdu ou encore Trust’n’Rent.

location saisonniere Location saisonnière : les propriétaires passent en mode geek

Ils se penchent également sur les applications mobiles (sur Ios ou Android) dédiées à la location saisonnière, développées par les grands acteurs du marché. Certains propriétaires reçoivent déjà une notification par SMS dès qu’une demande leur a été faite par email, ce qui leur permet de répondre presque instantanément et donc de gagner la course aux locataires ! Ils pourront aussi à très court terme gérer intégralement annonce et réservations depuis leur téléphone, géolocaliser leur bien immobilier d’un simple « clique » sur leur téléphone quand ils sont sur place, prendre des photos via leur portable et les transmettre directement sur leur annonce en ligne…

Une chose est sûre, ces propriétaires-là prennent une sacrée longueur d’avance ! Sans pour autant se ruiner, car la plupart de ces actions n’entraîne des frais que lorsque leur offre d’hébergement est réellement louée, donc lorsqu’ils ont déjà été payés. Ils parviennent ainsi à sortir du lot, à maximiser leur taux d’occupation, et à profiter de leurs confortables revenus locatifs. Cela finance intégralement leurs vacances à eux, ce qui leur permet notamment de « goûter » à leur tour à d’autres locations de vacances pendant leurs congés… !


Cédric Génin accompagne les propriétaires immobiliers (meublés de tourisme, gîtes, chambres d’hôtes…) pour les aider à développer leur visibilité sur le marché, accroître leur taux d’occupation, augmenter significativement leurs revenus locatifs. Il utilise pour ses clients tout ou partie des méthodes et techniques abordés dans cet article.