- Sam Altman, PDG d’OpenAI, indique que l’entreprise qu’il essaiera de se conformer à la future régulation de l’IA en Europe
- Cependant, s’il est impossible (techniquement) de s’y conformer, l’entreprise cessera ses opérations
- Altman est actuellement en tournée en Europe et a déjà rencontré Emmanuel Macron
OpenAI, la société qui a lancé ChatGPT, est favorable à une régulation de l’intelligence artificielle. Cependant, celle-ci n’exclut pas de cesser ses opérations dans l’Union européenne, dans le cas où la future réglementation de l’IA serait incompatible avec ses opérations. C’est, en résumé, ce qu’a expliqué Sam Altman, le PDG d’OpenAI, lors d’un panel de discussion à l’University College London. Le projet de régulation de l’IA en Europe n’est pas finalisé. Mais OpenAI serait déjà sceptique par rapport à une partie de la version actuelle du texte, qui désigne les systèmes à “haut risque”.
En substance, le projet de loi actuel prévoit des mesures de sécurité supplémentaires pour les systèmes considérés comme à haut risque. Et il y a de fortes chances que GPT-4 (la version améliorée de ChatGPT) entre dans cette catégorie. Lors de son intervention, Sam Altman a indiqué que si son entreprise peut se conformer à ces nouvelles exigences, elle s’y conformera. Sinon, OpenAI pourrait cesser ses opérations. “Nous essayerons. Mais il y a des limites techniques à ce qui est possible”, a-t-il indiqué, selon le Time.
Le magazine indique également que pour le patron d’OpenAI, bien que le texte à l’étude dans l’UE ne soit “pas intrinsèquement défectueux”, il y a des détails qui peuvent faire toute la différence. Et celui-ci recommande une régulation de l’IA qui serait positionnée entre l’approche européenne et celle des États-Unis, en matière de régulation de la tech.
OpenAI en tournée européenne
Pour rappel, actuellement, Sam Altman est en train de visiter plusieurs pays européens. En France, le patron d’OpenAI a d’ailleurs rencontré Emmanuel Macron et le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Selon un tweet du président, les discussions ont porté sur le développement de talents et de technologies dans l’Hexagone, mais aussi sur la régulation de l’intelligence artificielle. Par ailleurs, selon le Time, Sam Altman aurait également rencontré des régulateurs européens pour discuter du projet de régulation de l’intelligence artificielle. Et celui-ci ne cache pas le fait qu’il a trouvé beaucoup de choses à critiquer sur ce texte.
Alors que les IA génératives comme ChatGPT ou DALL-E (toutes deux développées par OpenAI) sont de plus en plus populaires, la technologie inquiète également. Tout d’abord, il y a le fait que ces IA, bien que très convaincantes, peuvent donner des informations erronées. Il y a aussi les mauvais usages, ou encore l’impact sur le marché de l’emploi. En tout cas, en raison des différentes préoccupations, une lettre demandant un moratoire sur la course à l’IA a été signée par plus de 27 000 personnes, dont Elon Musk et Steve Wozniak.
En résumé, la lettre demande une pause de 6 mois sur le développement d’IA plus avancées que GPT-4, le temps que l’industrie s’accorde sur les bonnes pratiques. Cependant, les acteurs majeurs de l’IA, comme OpenAI, Microsoft ou Google n’ont pas suivi cette recommandation. Mais tous les acteurs sont cependant favorables à ce que l’IA soit régulée.
Sinon, il est à rappeler que ChatGPT a déjà été temporairement indisponible en Italie, à cause d’un problème avec le régulateur. Mais finalement, OpenAI a apporté des modifications à son chatbot pour se conformer aux exigences du pays.
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