La pénurie de puces électroniques bat toujours son plein et inquiète désormais très sérieusement de nombreux secteurs économiques et le monde de la Tech en général. Certains gros producteurs estiment qu’il faudra désormais plusieurs années avant un retour complet à la normale. De leurs côtés, l’Europe et les États-Unis tentent de résoudre le problème et planchent sur des changements dans leurs chaîne d’approvisionnement à moyen et long terme.
Une puce électronique qui fonctionne comme un cerveau humain ?
Dans ce contexte de crise, des chercheurs de l’université de l’État de Washington viennent de fabriquer une puce électronique d’un nouveau genre qui s’inspire du fonctionnement du cerveau humain pour stocker et traiter des informations. Ces systèmes dits neuromorphiques sont supposés bien plus rapides et bien moins énergivores que les machines traditionnelles, rapporte Euronews.
Et justement, les scientifiques américains ont pu produire cette puce à l’aide de miel. Feng Zhao, l’auteur de cette étude précise ainsi : « C’est un très petit dispositif avec une structure simple, mais il a des fonctionnalités très similaires à un neurone humain. Cela signifie que si nous pouvons intégrer des millions ou des milliards de ces memristors (nom donné à ce type de dispositifs Ndlr) à miel ensemble, alors ils peuvent être transformés en un système neuromorphique qui fonctionne comme un cerveau humain ».
Engineers use #Honey to make #BrainLike #ComputerChips
Honey used to make #OrganicComponents for #ComputerSystems
that mimic #neurons & #synapses of the #HumanBrain, known as #NeuromorphicComputers#Memristor(found in honey) can process & store datahttps://t.co/9Zy3T6wQDY
— Nayef Al-Rodhan (@SustainHistory) May 15, 2022
Dans le détail, le miel est ainsi transformé en une forme solide et déployé entre deux électrodes de manière à reproduire la forme d’une synapse humaine. Ces dernières, comme cela se passe dans notre cerveau, peuvent ensuite s’activer et se désactiver pour aller chercher une information, ou la conserver.
À noter que des grandes entreprises du secteur, comme IBM ou Intel, travaillent déjà sur des puces neuromorphiques et nul doute qu’elles pourraient être intéressées par la recherche menée par ces scientifiques.
Enfin, ces dispositifs cochent de nombreuses cases en matière écologique. Outre le fait qu’il soit moins énergivore, le miel pourrait aider à diminuer la quantité de déchets électroniques grâce à son aspect biodégradable. « Lorsque nous voulons nous débarrasser d’appareils utilisant des puces informatiques en miel, nous pouvons facilement les dissoudre dans l’eau », précise Feng Zhao.
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Pas idiot en l’état,
Mais si on ajoute à l’équation le fait qu’on a un gros problème de disparition d’abeilles depuis quelques temps…
C’est le problème de la recherche moderne, elle est trop concentré sur des petits domaines d’activités sans même réfléchir à ce que cela implique…
Ba en fait c’est carrèment idiot…
Je suis fier de vous, vive la science. Mes milles mercis à vous.