On peut dire que le deuxième volet de Dune s’est fait désirer. Initialement prévu dans les salles obscures l’année dernière, la suite des aventures de Paul Atréides a été reportée à plusieurs reprises, notamment à cause de la grève des scénaristes et des acteurs. Après plus de deux ans à s’impatienter, ça y est, l’attente s’est terminée ce mercredi 28 février 2024. Et elle en valait la peine.
Dune : Deuxième Partie est un monument. Grandiose, ce nouvel opus ne devrait pas laisser les fans indifférents. Denis Villeneuve prend la recette du premier film et y ajoute une quantité d’épices (elle était facile) pour nous offrir un deuxième volet encore plus percutant et encore plus spectaculaire. Les choses sérieuses ont commencé et on en redemande déjà.
Le réalisateur nous avait laissé entendre que Dune 2 serait encore meilleur que le premier film. Certains en doutaient. D’autres ont vu leur foi en Denis Villeneuve inébranlable. Toujours est-il que Dune : Deuxième Partie est là. Découvrez ce que nous en avons pensé dans cette critique de Dune 2.
Sous les sunlights d’Arrakis
Le premier volet de Dune a été un véritable succès. C’est indéniable. En effet, dans l’Hexagone, Dune affiche le cinquième meilleur démarrage de 2021 tandis qu’à l’échelle mondiale, il a engendré 400 millions de dollars au box-office. Alors que la situation sanitaire pesait encore sur les salles obscures, il s’agissait d’un véritable exploit.
Mais les spectateurs restaient sur leur faim lorsque les lumières se rallumaient dans la salle. Effectivement, si Dune était captivant et splendide, le film prenait son temps. Trop, peut-être. Il fallait au moins cela pour nous familiariser avec l’univers à la fois riche et complexe imaginé par Frank Herbert en 1965. Malgré tout, on commençait à peine à s’amuser quand le générique a pointé le bout de son nez… De quoi générer une petite frustration.
Dune : Deuxième Partie a donc abandonné le rythme de croisière du premier volet pour aller directement au cœur de l’action. Denis Villeneuve n’a pas de temps à perdre : le film dure déjà presque trois heures. Nous sommes donc rapidement remis dans le bain, pour notre plus grand plaisir. Maintenant que tous les pions ont été gentiment disposés sur l’échiquier géant, le réalisateur peut se permettre un rythme plus effréné.
Si le film est long, nous n’avons pas vraiment l’occasion de nous ennuyer devant Dune : Deuxième Partie. À juste titre ! Nous sommes assaillis d’informations, plus importantes les unes que les autres. Après avoir croisé la route des Fremen et gagné leur respect, Paul Atréides et sa mère, Dame Jessica, sont accueillis par le peuple autochtone nomade d’Arrakis. Mais la trahison qu’ils ont subie pèse toujours au-dessus de leurs têtes et le destin semble avoir de grands projets pour l’héritier du trône.
Désigné comme le Messie par certains adeptes d’une antique prophétie, Paul Atréides a du mal à accepter et concevoir ce rôle de sauveur. Partagé entre les croyants et les agnostiques, aveuglé par son amour pour Chani, troublé par ses visions de plus en plus inquiétantes et assommé par son soi-disant devoir, le jeune homme se cherche.
Dune : Deuxième Partie est l’occasion de plonger dans le quotidien des Fremen et, comme Paul, de découvrir leurs coutumes. Mais pas seulement ! Les enjeux politiques sont considérables et les intrigues et sous-intrigues se délient avec une aisance et un naturel déconcertants. Ainsi, elles retiennent notre attention jusqu’aux derniers instants du film. On en a presque le souffle coupé.
Dune n’a pas peur d’aborder une multitude de thématiques. On parle d’écologie, et de protection des ressources, mais également de fanatisme, de dérives religieuses et de totalitarisme. Des antagonistes, il y en a moult dans ce nouvel opus. Pourtant, Dune : Deuxième Partie nous rappelle que les plus dangereux ne sont pas forcément ceux auxquels nous pensons.
Une réalisation pas piquée des vers (de sable)
Outre un scénario captivant, Dune : Deuxième Partie jouit d’une réalisation parfaitement maîtrisée. Pouvait-on en attendre moins de la part de Denis Villeneuve ? Avec ce nouveau film, le cinéaste signe une nouvelle pépite, qui est loin d’être un énième grain de sable. Si visuellement, le premier opus était bluffant, Dune 2 l’est encore plus. Denis Villeneuve sait très bien comment nous envoûter. On ressentirait presque la chaleur écrasante de l’étrange soleil qui veille sur Arrakis.
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Chaque plan de Dune : Deuxième Partie est plus beau que le précédent, faisant frémir l’étincelle dans nos yeux. Le second opus nous offre, ainsi, des scènes d’une puissance inouïe. Moins contemplatif que la première partie sortie en 2021, Dune 2 réussit à garder une dimension méditative cruciale malgré un rythme plus frénétique. Cette fois, le contemplatif est contrebalancé par des moments plus intenses, avec des explosions et des combats enragés.

Dans la mise en scène de Dune : Deuxième Partie, il est évident que Denis Villeneuve s’est amusé en laissant libre cours à sa créativité. Avec un univers aussi riche, c’est la moindre des choses… Le cinéaste nous donne le vertige en passant du fœtus à l’espace. Et que dire des effets visuels ? L’attente en valait la peine, car le résultat est impeccable. C’est certain : Dune 2 enfonce le clou pour faire de cette saga cinématographique un incontournable dans le genre de la science-fiction et force le respect.
Pour ne rien gâcher à notre plaisir, nous pouvons bien sûr compter sur Hans Zimmer qui livre, là encore, une participation musicale sensationnelle. La bande-son de Dune : Deuxième Partie nous prend aux tripes et sublime le long métrage. Le film n’en a pas vraiment besoin, mais le travail de Hans Zimmer permet à Dune 2 de gagner en intensité.
Casting my(s)thique
Pour porter Dune : Deuxième Partie, il faut des acteurs de talent. Timothée Chalamet se remet donc dans la peau de Paul Atréides pour nous offrir une excellente prestation. L’acteur réussit à traduire les doutes de son personnage si complexe, écrasé par le poids de son destin et de ses visions cauchemardesques. Certaines scènes nous filent presque quelques frissons.
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Zendaya, dans le rôle de Chani, lui donne la réplique et on ne peut que se réjouir de lui voir une place plus importante dans le scénario. Non-croyante et pourtant inexorablement amoureuse de ce (faux ?) Messie, Chani a un rôle clé aux côtés de Paul Atréides. Une oasis dans le désert… Ainsi, l’actrice crève l’écran. Ni plus, ni moins. À travers des dialogues mais aussi par des simples regards, Zendaya nous prouve qu’elle n’a pas volé sa place sur grand écran. Sa prestation est marquante.
Ce deuxième volet de Dune peut également compter sur Rebecca Ferguson (Silo) pour nous subjuguer. L’actrice est à la fois merveilleuse et dérangeante dans le rôle de Dame Jessica. D’un tempérament de fer, la mère du “fils prodige” ne recule devant rien pour voir la prophétie se réaliser.

Nous pourrions continuer longtemps, car aucun acteur de Dune : Deuxième Partie ne démérite. Austin Butler (Elvis) est particulièrement glaçant sous les traits de Feyd‑Rautha, neveu sociopathe du baron Vladimir Harkonnen.
Dune 2 est le film de SF qu’on attendait
Denis Villeneuve n’a donc pas menti : Dune : Deuxième Partie est encore mieux que le premier film. Sans faire une croix totale sur le contemplatif, le rythme de ce nouvel opus s’intensifie pour nous offrir presque trois heures radicalement envoûtantes. C’est beau, c’est puissant, c’est prenant…
Là où le premier volet pouvait souffrir d’un rythme de croisière (ce qui est, néanmoins, normal au regard de la richesse et de la complexité de l’univers imaginé par Frank Herbert), Dune : Deuxième Partie trouve un équilibre entre contemplation et action. Le long métrage monte au créneau petit à petit et gagne en intensité pour terminer en apothéose. Tout simplement. Et nous, on a le souffle coupé, scotchés à notre siège.
Ainsi, pas besoin de nous tirer les vers (de sable) du nez : Dune : Deuxième Partie est le film grandiose et épique que l’on nous a promis. Il n’y a pas à douter de l’impact de ce second film sur la science-fiction dans les salles obscures. On a déjà soif de découvrir Dune troisième du nom…
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Dune 1 était tellement barbant que je n’ai pas pu finir
Une adaptation digne d’une carte postal de vacances à la plage ! très photogénique !
Rien à voir avec l’œuvre originale de Frank Herbert et de la véritable Arrakis !
Une planète hostile pas une plage !
le premier était certe lent et contemplatif mais bien construit au niveau de son scénario. Ce Dune 2 est une catastrophe… Scénario baclé, les incohérences scénaristiques s’enchaînent. Le rythme est lent sur des scènes anecdotiques puis le scénarios s’accélère sans explication et souvent au détriment de l’histoire. Villeneuve a voulu faire rentrer 2 film dans un seul et ça se sent. Le réalisateur s’est perdu en chemin…
J’attendais une montée en puissance du 1er épisode, j’ai eu un soufflé…