Ces dernières années, les cyberattaques sont devenues monnaie courante. Certaines retiennent toutefois l’attention par leur ampleur et menacent des pans entiers des sphères économiques et politiques de certaines nations. Pour y voir plus clair, Statista a compilé des données publiées par Specops et reprises par le site Visual Capitalist. L’occasion de voir quels pays ont été les plus visés par des attaques informatiques majeures. À noter que ces dernières ont occasionné des pertes supérieures à un million de dollars.
https://twitter.com/Statista_FR/status/1392466506206883842
Sans surprise, les Etats-Unis sont les plus touchés par ce phénomène avec 156 cyberattaques répertoriées sur la période 2006-2020, soit onze attaques par an en moyenne. La France a subi 11 cyberattaques durant ces quatorze ans. Un chiffre bien inférieur à ses voisins britanniques (47) et à l’Allemagne : 21. Des pays stratégiques du moyen-orient sont aussi mentionnés tels que l’Iran et l’Arabie Saoudite : 15 attaques chacun.
La France a présenté un plan d’un milliard d’euros sur la cybersécurité
Dans ce classement, on retrouve aussi le Canada (12) et Israël (11). L’Ukraine a quant à elle déploré 16 attaques informatiques d’ampleur. La Russie, qui ne figure pas sur cette carte, s’en tire mieux avec 8 cyberattaques majeures subies en 14 ans.
Pour rappel, ce problème s’invite de plus en plus dans l’actualité. À l’image du piratage de la messagerie professionnelle de Microsoft en mars dernier. En France, pas moins de 15 000 serveurs informatiques ont été exposés à des vulnérabilités repérées par les hackers selon l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Au petit jeu des comparaisons, la France s’en est moins bien tirée que le Royaume-Uni (8000 serveurs concernés) mais bien mieux que l’Allemagne (plus de 60 000).
La cybersécurité est un enjeu pris au sérieux par les autorités. Ainsi, Emmanuel Macron a dévoilé en février dernier un plan d’investissement d’un milliard d’euros étalé jusqu’en 2025. L’objectif est de détecter les attaques en amont plutôt que d’avoir à réagir dans l’urgence. L’idée est aussi de booster ce secteur d’activité qui pourrait bien devenir un gisement d’emplois à l’avenir.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
