C’est l’année de tous les records pour VivaTech. Le plus grand salon européen consacré à la tech a accueilli 150 000 visiteurs cette année, “loin devant Las Vegas” (avec son fameux CES, ndlr) se félicite Pierre Louette, PDG du groupe Les Echos-Le Parisien et organisateur de l’événement.
Si cette septième édition a été marquée par la venue du multi-entrepreneur Elon Musk qui a clôturé le salon sous les applaudissements de 4 000 personnes euphoriques, VivaTech reste un événement où les entreprises et les startups se donnent rendez-vous pour présenter leurs dernières innovations.
Un numérique humain, de confiance et durable
A cet égard, le groupe SNCF a transformé sa parcelle en un “véritable écosystème ferroviaire miniature, du hall de gare au techni-centre industriel, en passant par ses centres de commandement”. Outre les sessions de recrutement en temps réel et ses expériences ludiques, le groupe a invité chaque jour 18 startups – comme Ynstant, 4D Pionners ou Stolect – qui ambitionnent d’améliorer le voyage de demain.
Cette année, le groupe a largement communiqué sur ses progrès en matière d’IA, de data, robotique et d’AR/VR au travers d’expériences concrètes sur son “Lab” et via une série d’interventions de ses collaborateurs sur les enjeux du numérique dans la mobilité.
Le @GroupeSNCF est un groupe de services mais aussi un grand industriel. Connectivté, IA, datas, réalité virtuelle… nous utilisons la Tech dans toutes ces dimensions avec un cap bien défini : doubler les trafics ferroviaires dans les prochaines années. #VivaSNCF #Vivatech pic.twitter.com/ZvXsLQgmK3
— Christophe Fanichet (@CFanichet) June 15, 2023
Principaux artisans du succès du groupe SNCF, les collaborateurs ont pu mettre en avant tous leurs efforts pour mettre au point une tech “utile au quotidien, une Tech à impact, une Tech au service d’une société en mouvement, solidaire et durable”. Emilie Bloyet, responsable de la Stratégie Numérique du groupe a aussi insisté sur la “décarbonisation et la confiance [qui] sont au coeur de la Responsabilité Numérique du groupe SNCF”.
Auparavant, Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs et DGA Numérique du groupe SNCF en a profité pour rappeler les trois piliers essentiels de la responsabilité numérique de l’entreprise : la performance écologique, la protection des données des clients et des collaborateurs et enfin l’inclusivité et l’accessibilité. A VivaTech, le groupe a réaffirmé son engagement pour un numérique “humain, de confiance et durable”.
Parmi les démonstrations insolites présentées par le groupe ferroviaire à VivaTech, une solution de réalité augmentée au service du télédiagnostic et de la formation des équipes mise au point par la Fab AR/VR.
Pour des réparations plus rapides, une expérimentation AR/VR a été menée pour de permettre aux agents du terrain d’échanger avec des experts de la Direction du Matériel via un casque de réalité augmentée. Au total, ce sont pas moins de 700 casques de réalité virtuelle et augmentée qui ont été mis en circulation pour offrir une expertise en temps réel et à distance.
La réalité augmentée à l’honneur chez @SNCFNumerique avec l’équipe de FabARVR, qui permet un guidage pas à pas pour s’entraîner à changer des pièces primordiales sur nos trains 🚆 #Vivatech #vivasncf pic.twitter.com/Y6ocFLLxcF
— Presse-citron (@pressecitron) June 14, 2023
A quoi ressemblent les trains de demain ?
L’année passée, le groupe ferroviaire arborait fièrement le nez de son TGV M sur le Lab. Cette année, il a été plus sobre mais les ambitions pour ce train du futur restent toujours les mêmes : il consommera 20% d’énergie en moins alors que les trains actuels peuvent déjà émettre jusqu’à 50x moins de CO2 que la voiture. Les premiers essais en France devraient commencer dès cette semaine, tandis que le service commercial de cette nouvelle génération de trains devrait débuter en 2025.
Pour offrir un service de transport à tous les Français, SNCF a planché sur des trains pour les lignes moins fréquentées. C’est le cas par exemple de Draisy, un train léger disposant de 30 places assises (et d’une capacité maximale de 80 voyageurs) idéal pour les petites lignes sur des tronçons de 100 kilomètres. Avec cette solution, SNCF vise une baisse des coûts du système de 60% pour augmenter la fréquence des trains.
Draisy & Flexy, si ces noms ne vous sont pas encore familiers, ils constituent l'un des piliers des innovations @GroupeSNCF en termes de #nouvellesmobilités. Navettes rail-route pour offrir une nouvelle vie aux anciennes lignes ou train très léger. @VivaTech #VIVASNCF #Vivatech pic.twitter.com/Dg7ARyKG5G
— SNCF Numérique (@SNCFNumerique) June 14, 2023
Autre exemple, Flexy est une navette hybride de 14 places assises capable de rouler sur rails comme sur route, qui permettra la réouverture de petites lignes non circulées. dans les territoires. Enfin, le Train Léger Innovant (TGI) est une solution écologique et économique pour les petites lignes.
L’IA au service du voyage
Le groupe SNCF a également présenté une série d’innovations qui ont un impact sur la fiabilité, la qualité de vie, la sérénité et le temps utile des voyageurs, en fournissant une meilleure information et une expérience client optimale.
Ludovic Grauser, Head of Product Management Data et IA chez SNCF Connect & Tech, nous a détaillé une expérimentation avec ChatGPT qui permettrait de répondre aux questions des internautes. Pour l’heure, il n’est pas question de déployer ce concept : “quand on est une marque comme la nôtre, avec un tel impact sur la vie des gens, il faut avoir une approche prudente sur le sujet”, avertit Arnaud Coiffard, Chief Strategy & Innovation Officer chez SNCF Connect & Tech.
Comment ChatGPT peut aider @SNCFNumerique dans la relation client ? Ludovic Grauser de SNCF Connect & Tech nous explique tout ! 🙌🏻#vivasncf #vivatech pic.twitter.com/XawPid2ITw
— Presse-citron (@pressecitron) June 16, 2023
Si ChatGPT n’est pas encore d’actualité, le groupe SNCF a toutefois officialisé un chatbot conversationnel baptisé ToutOui qui permet aux voyageurs de formuler et suivre leurs demandes et d’être orientés vers le bon service.
Transformer est, quant à elle, une IA développée par DGEX Solutions chez SNCF Réseau qui permet de prédire les retards et de simplifier le travail de la gestion opérationnelle – ainsi que l’information transmise aux voyageurs. “L’idée, avec Transformer, était donc d’avoir une sorte de Waze du ferroviaire”, explique Guillaume Lecoeur, responsable du pôle données et innovation de l’entité SNCF Réseau qui produit des outils d‘intelligence artificielle.
Une chose est sûre : l’intelligence artificielle est un sujet chaud pour le groupe SNCF qui n’envisage pas l’avenir sans elle. Lors d’une conférence, Jean-Pierre Farandou, Président du Groupe SNCF a annoncé vouloir capitaliser sur ces algorithmes pour mieux gérer le réseau et offrir un meilleur service aux utilisateurs.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Je ne veux surtout pas faire mon vieux con, mais une innovation majeure que tous les usagers, pardon tous les client adoreraient voir se réaliser rapidement serait que les TER soient plus fréquents, que la clim marche tout le temps, que les matériels soient de moins de 20 ans, qu’il n’y ait plus d’annulations de dernière minute et que les correspondances soient assurées. Ref la ligne TER Lyon GeGenève… La technologie n’aidera que si la volonté politique de garder un service public efficace est bien là…
Tu ne fais pas ton ‘vieux con’ tu es juste réaliste !
Bref, vous souhaitez essentiellement des choses qui ne dépendent pas de la SNCF, mais des conseils régionaux, autorités organisatrices des transports, qui décident, commandent et paient un volume de transport, établissent le cahier des charges et paient leurs nouveaux trains… et pénalisent le transporteur qui, du coup, dans certaines régions, ne retarde plus les trains pour attendre une correspondance en provenance d’un autre réseau. 🤷♂️