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Diplomatie : pourquoi l’IA pourrait changer la donne

L’intelligence artificielle serait en mesure d’aider lors de certaines négociations.

En théorie, on peine à voir le lien entre l’intelligence artificielle et la diplomatie internationale qui se déploie depuis des siècles sans l’aide de cette technologie. C’est pourtant un enjeu présenté dans un article très intéressant publié par The Guardian récemment.

Nos confrères ont notamment interrogé Michael Ambühl, un professeur de négociation et de gestion des conflits. L’homme n’est pas n’importe qui puisqu’il officiait en tant que négociateur en chef lors des discussions entre la Suisse et l’Union européenne.

« On ne peut pas se fier aveuglément à l’IA »

Il explique que l’utilisation de l’IA lors des discussions internationales est encore balbutiante mais promise à un bel avenir. Concrètement, elle pourrait permettre d’évaluer l’ensemble des données étudiées et de repérer les fake news. Elle garantirait ainsi le fait que les négociations soient réalisées à partir d’informations fiables. L’exemple des données économiques lors des accords de libre-échange est cité.

Selon le chercheur, cette approche mathématique de la diplomatie pourrait permettre de rendre moins passionnels certains échanges. Michael Ambühl cite ainsi les discussions sur le nucléaire iranien où l’on pourrait proposer une formule pour le rythme auquel le régime islamique réduirait son nombre de centrifugeuses nucléaires.

Pour autant, utiliser ce type de méthode ne signifierait pas renoncer aux techniques diplomatiques traditionnelles et la politique continuerait d’être importante. « On ne peut pas se fier aveuglément » à l’IA, explique l’expert, « mais on ne peut pas non plus se fier aveuglément à l’intuition de ces politiciens ».

En matière de changement climatique, l’intelligence artificielle devrait aussi avoir un rôle à jouer. En avril dernier, nous relayions cette inquiétude de l’ Académie royale suédoise des sciences, une des instances organisatrices du Prix nobel. Les chercheurs expliquaient alors que les efforts et le volontarisme des États risquaient de se heurter à un mur : la désinformation sur les réseaux sociaux.

L’utilisation d’algorithmes pourrait venir contrer cette tendance à la prolifération des contenus climatosceptiques. Sans quoi, les décisions prises par les décideurs politiques ne seraient pas acceptées par les citoyens.

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