On n’est pas bien là, dans un pays frais comme un air fryer, à suer à grosses gouttes au moindre mouvement ? Heureusement, les personnes chargées de diriger le pays sont là pour nous rappeler de porter un short et boire de l’eau. En attendant un grand plan d’isolation du bâti, il faut donc se tourner vers les méthodes traditionnelles, à savoir les lieux climatisés, les ventilateurs et les bouillottes glissées au congélateur. Car oui, messieurs dames les politiques, brasser du vent à la télévision ne rafraichit personne, ça échauffe même certains esprits.
Ce qui brasse du vent utilement en revanche, c’est le Duux Whisper 3 que j’ai testé lors de la dernière canicule et que j’ai pu comparer à mon Rowenta Turbo Silence Extreme. Ces deux ventilateurs sur pied au marketing très similaire se sont finalement avérés très complémentaires.
Cerise sur le gâteau, précisons qu’il s’agit de deux marques européennes : néerlandaise pour Duux et française pour Rowenta.
Prix et disponibilité du Duux Whisper 3
Le Duux Whisper 3 est commercialisé à 140 euros et est disponible en noir, blanc, gris et greige, soit dix euros de moins que son concurrent français.
Un montage simple pour un design léger
L’installation du Whisper 3 se fait presque instinctivement. Les différentes pièces s’emboîtent facilement et se maintiennent les unes aux autres à l’aide d’une bague de serrage en plastique. On ne trouve qu’une seule vis sur tout l’appareil, maintenant la grille avant. De quoi rassurer les parents qui craindraient que leur bambin veuille glisser leurs petits doigts boudinés entre les pâles. Et si vous n’avez aucun tournevis chez vous, sachez que vous trouverez l’outil idoine clipsé sous le socle du ventilateur. De quoi l’avoir toujours sous la main en cas de besoin.

Bref, quelques minutes suffisent pour assembler le Whisper 3. On se retrouve alors face à un petit ventilateur, de seulement 95 cm de haut au maximum pour 3,7 kg. En comparaison, le Rowenta Turbo Silence Extreme mesure 1,4 m pour près de 9 kg, une différence loin d’être négligeable. Avec un tel encombrement, on réfléchit à deux fois avant de déplacer le ventilateur d’une pièce à l’autre quand il fait 35°. Le Whisper3 quant à lui s’attrape à la volée par la poignée et se transporte presque aussi facilement qu’un éventail à travers tout le domicile.
Cet avantage s’accompagne évidemment d’inconvénients. Tout d’abord, la fabrication tout plastique qui donne une sensation moins qualitative du produit. Rien de très gênant à première vue, mais il faudra voir comment il supporte les affres du temps et les hivers stocké à la cave. Le plastique va-t-il jaunir ? Craquer ? Cela s’entend que nous ne possédons pas de réponse à ces questions après seulement 15 jours d’utilisation. L’avantage est que son design modulaire simplifie le changement d’une pièce. On apprécie d’ailleurs que le câble d’alimentation ne soit pas soudé.
Autre contrainte : sa petite taille. Vous le savez peut-être, une méthode efficace pour rafraichir un logement est de placer un ventilateur en direction de la fenêtre le soir. Ainsi, il va évacuer une partie de l’air chaud intérieur, et créer une légère dépression qui va attirer l’air frais par une autre fenêtre laissée ouverte. C’est un pis-aller, mais cela peut sauver les quelques degrés qui feront la différence entre une nuit difficile et une nuit blanche. Toujours est-il que mes fenêtres se trouvent à 1,10 m de hauteur, soit 15 cm plus haut que le plus grand réglage du pied télescopique du Whisper 3. Heureusement que sa tête s’incline verticalement pour tenter tout de même de s’en sortir.
Le Whisper 3 à l’usage
Sur le pied du Whisper 3 se trouve un écran tactile permettant d’activer le mode nuit et le mode « vent naturel », de régler la puissance de ventilation, le minuteur ou l’oscillation (horizontale comme verticale). Il présente l’avantage de s’éteindre quasi complètement lorsque le mode nuit est activé, contrairement à mon Rowenta qui signale l’activation de ce même mode par une diode au ressenti à peu près équivalent au phare d’Alexandrie dans ma chambre quand j’essaye de dormir. Pour tout dire, j’ai même dû la noircir au marqueur.

En revanche, son positionnement sur le socle oblige à se baisser pour l’utiliser, ou à faire preuve d’une certaine dextérité de l’orteil. Pour une personne âgée ou handicapée, cela pourrait s’avérer délicat. Heureusement, Duux a pensé à tout avec sa télécommande magnétique pouvant s’aimanter à la poignée arrière du ventilateur. On y retrouve la totalité de ses fonctionnalités, donc pas de déception de ce côté. En revanche, elle fonctionne en infrarouge et le capteur se situe sur le bas de la potence du ventilateur. Il faut donc parfois lever le bras et s’y reprendre à plusieurs fois pour réussir à valider la commande si le ventilateur se trouve derrière un obstacle comme une table basse, un chien qui a décidé de s’endormir juste là, ou le coin d’un canapé.

Le plus gros reproche que je pourrais adresser au Whisper 3 concerne son oscillation (100° à la verticale ou 90° à l’horizontale). Premier problème : elle est très lente, sans possibilité d’en régler la vitesse. Second problème, étroitement lié au premier : il est impossible de changer la direction d’un mouvement. Si vous souhaitez faire tourner le ventilateur vers la droite alors qu’il a déjà entamé un mouvement vers la gauche, il faut attendre qu’il ait fini tout son parcours pour revenir à son point de départ avant qu’il se tourne enfin du bon côté. Pour un réglage à distance à l’aide de la télécommande, c’est particulièrement frustrant.

L’absence de connectivité était d’ailleurs une déception pour moi qui aime tout contrôler avec mon smartphone, voire ma montre, avec des automatisations. Après tout, le Duux Flex 2 possède bien une déclinaison permettant de le piloter ainsi. J’ai donc fait comme pour mon Rowenta, à savoir le brancher sur une prise connectée afin de pouvoir a minima programmer l’allumage et l’extinction. Cela m’a permis de configurer mes routines et le contrôle vocal, avec pour seule contrainte d’utiliser la télécommande pour les autres réglages (puissance, oscillation….).
Une ventilation silencieuse
Passons maintenant à la grande force de ce Whisper 3 : la ventilation. Avec ses 26 vitesses, il propose une granularité à toute épreuve, bien loin des quatre modes de mon Rowenta réglable uniquement entre « vent qui décoiffe » et « tornade ». Ici, les vitesses les plus basses permettent de profiter d’une légère brise, tandis que le niveau 26 souffle avec force. Moins que le mode Turbo de Rowenta, mais bien assez pour se rafraîchir.

Mieux encore : comme son nom l’indique, il murmure son vent frais. Duux a réussi à bien insonoriser le moteur et à s’assurer que le flux d’air ne fasse pas vibrer la grille avant. Certes, le vent ainsi créé fait toujours du bruit, mais à un niveau incomparable avec tous les autres ventilateurs que j’ai eus l’occasion de côtoyer. En dessous du mode 10, le Whisper 3 est d’une discrétion à toute épreuve, presque inaudible. Pour un ventilateur de chambre pensé pour fonctionner toute la nuit, c’est un confort non négligeable. En comparaison, le Turbo Silence Extreme vibre beaucoup plus, même en “Silent Mode”, au point de répercuter cette pulsation dans mon parquet, voire carrément dans la structure du lit s’il s’en trouve trop près.
Pour autant, Duux ne fait pas encore de miracle. À pleine puissance, même le Whisper 3 ne contrevient pas aux lois de la physique. Le moteur lui-même et le mécanisme du ventilateur restent très peu audibles, mais le flux d’air, lui, s’entend toujours. Notez également qu’un ventilateur n’est pas un climatiseur. Quand il fait 40° dans la pièce, il vous soufflera de l’air à cette même température en plein visage. De quoi avoir l’impression d’être un poulet dans un four à chaleur tournante. Dans ce cas, vous connaissez probablement déjà l’astuce, mais mettre un linge humide ou des bouteilles d’eau glacée sur la trajectoire du souffle permettra de légèrement rafraichir l’air ainsi déplacé.
Consommation
Autre avantage du Whisper 3 : sa faible consommation. Au niveau 1, il ne consomme qu’environ 2 à 3 W. Au niveau 15, celui que j’ai le plus utilisé, 7 W. Enfin, au niveau max, il monte à 16 W. À ces chiffres, retirez 1 W lorsque l’écran est éteint (mode nuit).

C’est très peu. À titre de comparaison, mon Rowenta au niveau 1 consomme légèrement plus de 60 W. En mode silence, 50 W, et en mode turbo près de 80 W. Le flux d’air est néanmoins bien plus prononcé.
Notre avis sur le Duux Whisper 3
Le Whisper 3 est très surprenant, dans le bon sens du terme. Il est léger, silencieux, peu gourmand en électricité et permet une granularité irréprochable. En période de canicule, il se montre un précieux allié pour vous suivre dans toutes les pièces de votre domicile et vous assurer des nuits tranquilles.
Il lui reste certes encore quelques petits défauts que Duux devra corriger sur la prochaine génération, à l’instar de la position de son capteur infrarouge ou de la vitesse de son oscillation, mais il faut bien l’avouer, ces petites faiblesses ne sont pas grand-chose en comparaison de ses forces.
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