Friend(.)com ne s’est pas fait des amis en Europe. Après une campagne publicitaire polémique dans le métro parisien, la start-up américaine lancée en 2023 par un ancien de Harvard, Avi Schiffmann, doit renoncer à la commercialisation d’un produit technologie en Europe. Il s’agissait d’un collier à l’IA, censé remplacer les amis pour tenir compagnie à ses propriétaires et devenir de véritables partenaires de vie
Les Parisiens avaient dénoncé le dispositif promeut sur les affiches publicitaires présentes dans le métro en ajoutant des commentaires au marqueur, rappelant le risque de la vente de données privées des utilisateurs qui risqueraient de parler et de se confesser à leur nouvel ami virtuel. On pouvait remarquer sur certaines affiches le nom de l’entreprise barrée et la mention « ennemi » ajoutée.
La pub https://t.co/dKWj58isof dans le métro est flippante… Nouveau palier atteint : Un collier IA qui te tient compagnie. J’avoue que ça va trop loin là. pic.twitter.com/kSLRFCCtk7
— Daria (@dariamocha) January 31, 2026
Pourquoi l’UE refuse la startup Friend et son pendentif
L’Union européenne a vu arriver le collier de Friend de la même façon, et a refusé son entrée sur le marché pour des questions de non-conformité du Règlement européen sur la protection des données (RGPD). Avi Schiffmann a informé la rédaction des Echos en France concernant ce refus, en indiquant que son équipe juridique européenne travaillait activement sur ce problème pour commencer à expédier le pendentif.
En plus des dégradations constatées sur la campagne publicitaire de Friend(.)com à Paris, les affiches avaient aussi fait parler d’elles sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes partageaient leur dégoût face à des slogans particulièrement « creepy » (terme anglais souvent utilisé chez les jeunes pour qualifier une personne au comportement effrayant, avec de mauvaises intentions).
Le pendentif a toutefois été commercialisé aux États-Unis et au Canada l’année dernière, sans qu’il ne rencontre un grand succès, cela dit. À New York, une campagne publicitaire estimée à 1 million de dollars (chiffres partagés par son patron au média Fortune) avait aussi permis à l’entreprise de se faire connaître. Dans la métropole aussi, de nombreuses affiches avaient été détériorées. Le fondateur de 22 ans s’en était amusé et avait lui-même pris une photo d’une affiche.

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