Ephémère fut success-story de Snap en Bourse. Ce mardi, en chute de 40%, la capitalisation de la société américaine a perdu des millions de dollars pour atteindre des niveaux de l’avant-pandémie. À 13,6 dollars, le titre a chuté de plus de 83% depuis le 15 octobre 2021.
La faute à la publication d’une lettre aux gendarmes financiers américains, au sujet des résultats du second trimestre en cours. Snap a reconnu qu’ils seraient inférieurs aux attentes à cause “de l’environnement macroéconomique”. Cela n’a pas plu aux actionnaires. En recul, sa capitalisation est de 21 milliards de dollars seulement.
Son équipe de direction n’a pas encore réagi à la situation, mais disait hier qu’elle ne comptait pas licencier. La seule mesure prévue est une baisse du rythme de recrutement pour le reste de l’année. Evan Spiegel, à la tête de l’entreprise, cherche à employer 500 nouveaux salariés contre 2000 ces douze derniers mois.

La situation n’est pas catastrophique pour Snap, qui ne parle que de ralentissement de croissance. Pour rappel, elle n’avait jamais connu de trimestre dans le vert jusqu’au dernier trimestre 2021, où elle réalisait les premiers profits de son histoire.
Mais face à la déroute des marchés et à la forte nécessité d’investir pour trouver de nouvelles sources de revenus, la société met tout le monde dans le doute. Même à ses débuts en Bourse, en 2017, Snap pesait presque deux fois plus lourd qu’aujourd’hui.
Meta, le groupe derrière Facebook, n’est pas au beau fixe non plus, en baisse de 10% ce mardi. Twitter fait pâle figure également, à -3% ce mardi et -30% depuis un mois.
Drone et réalité augmentée chez Snap
Fin avril, Snap a présenté un nouveau produit. Il s’agissait d’un mini-drone, le Pixy, censé devenir un nouveau moteur de croissance pour l’entreprise. Mais face à la pénurie des composants et l’incapacité de Snap à produire suffisamment d’exemplaires, la demande a rapidement dépassé l’offre.
Aujourd’hui, les délais de livraison sont de trois à quatre mois. Snap ne précise pas le nombre d’exemplaires vendus, mais on peut comprendre que la société souhaite rester discrète. À l’époque, avec ses lunettes de soleil équipées d’une petite caméra connectée (les Spectacles), Snap avait perdu 40 millions de dollars à cause d’une surproduction.
Du côté de son application, une chose est sûre, Snap ne capitalisera pas sur le métavers. Comparé à d’autres entrepreneurs comme Mark Zuckerberg chez Meta, le métavers n’est pas une piste sérieuse pour l’avenir de nos usages et Snap ne compte pas investir dessus. Plutôt que de la réalité virtuelle, la réalité augmentée.
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