S’il est une entreprise qui monte au sein de la Tech américaine, c’est bien Anthropic. Le nouveau géant de l’IA, valorisé à près de 400 milliards de dollars, s’illustre particulièrement ces derniers mois grâce aux prouesses de son modèle de langage Claude qui fait des miracles, notamment en matière de programmation informatique.
Et justement, son dirigeant, Dario Amodei, a révélé une information intéressante récemment dans le podcast Dwarkesh. Il indique ainsi passer près de la moitié de son temps à tenter de développer la culture d’entreprise de sa société :
Je passe probablement un tiers, voire 40 %, de mon temps à veiller à ce que la culture d’Anthropic soit saine. Je pense que nous avons fait un travail remarquable, même si ce n’est pas parfait, pour maintenir la cohésion de l’entreprise, pour que chacun ressente l’importance de notre mission, pour que nous soyons sincères à son égard et pour que chacun ait confiance dans les motivations de tous.
Une relation de confiance
D’après le CEO, la clé de la culture d’entreprise réside dans une communication régulière teintée d’une sincérité absolue. Lors des réunions bimensuelles avec ses équipes, il se présente avec un document de trois ou quatre pages et prend la parole pendant un heure pour évoquer des sujets de stratégie produit, mais aussi de géopolitique, tout en évoquant l’actualité du secteur de l’IA. Ces rendez-vous se tiennent en présentiel ou à distance et une grande partie de l’entreprise y participe.
Il souhaite également établir une relation directe avec ses employés et répond à leurs questions. Son canal Slack lui permet d’ailleurs d’échanger de manière spontanée avec des collaborateurs ou de partager ses réflexions tout au long de la semaine.
Et le grand dirigeant de conclure : « L’objectif est de se forger une réputation de transparence, de dire les choses telles qu’elles sont, de reconnaître les problèmes et d’éviter le jargon d’entreprise, cette communication défensive, souvent nécessaire en public. Mais si vous avez une entreprise composée de personnes de confiance – et nous essayons d’embaucher des personnes de confiance – alors vous pouvez vraiment être totalement franc ».
Les critiques du président d’Anthropic
Rappelons que Dario Amodei n’a clairement pas sa langue dans sa poche. Lors du dernier Forum économique mondial de Davos, ce dernier avait notamment fustigé le fait que le gouvernement de Donald Trump autorise la vente de puces électroniques de Nvidia à la Chine. Il estimait ainsi :
Nous avons plusieurs années d’avance sur la Chine en matière de fabrication de puces. Je pense donc que ce serait une grave erreur d’exporter ces puces.
D’après le dirigeant : « Je trouve ça aberrant. C’est un peu comme vendre des armes nucléaires à la Corée du Nord et se vanter que Boeing en a fabriqué les enveloppes. » Plus d’informations sur ce coup de gueule dans notre précédent article ici.
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