C’est une chiffre qui fait froid dans le dos. Selon un récent sondage mené par Reach3 Insights et Lenovo auprès de 900 joueuses aux Etats-Unis, en Allemagne et en Chine, 60 % d’entre elles préfèrent dissimuler leur genre, afin de pouvoir jouer sereinement, sans recevoir de remarques déplacées.
Ce triste constat est confirmé par une étude récente réalisée par Microsoft. Cette enquête a permis d’interroger 11 067 personnes âgées de 13 à 74 ans. Les répondants sont issus de 23 pays dont la France. Le géant de la Tech réalise depuis maintenant six ans cette recherche sur la civilité numérique.
Une bonne nouvelle : la baisse de la désinformation
Elle permet notamment de comparer d’année en année les perceptions des internautes autour de quatre catégories : comportemental, sexuel, réputationnel et personnel/intrusif. La firme de Redmond l’affirme d’emblée sans ambages : « Les espoirs d’une amélioration de la civilité en ligne ont été anéantis par une baisse généralisée des actions positives. » La France ne fait malheureusement pas exception et son niveau se situe dans la moyenne des participants
Plus concrètement, les auteurs notent ainsi que l’affirmation « Je vois plus de gens qui aident les autres » est tombée à 56 % au niveau mondial, contre 67 % l’an dernier au tout début de la pandémie. Il en va de même pour l’idée que « les gens s’encouragent les uns envers les autres » qui a chuté de 8 %, passant de 57 % l’année dernière à 49 %.
À contrario, les sondés affirment à 67 % que les internautes extériorisent plus leurs frustrations en ligne : 67 % contre 60 % il y a un an. Les répondants ont aussi noté qu’ils étaient davantage l’objet d’attaques personnelles et de commentaires négatifs. Enfin, ils estiment que le niveau de tolérance s’est aussi détérioré.
Face à cette avalanche de mauvaises nouvelles, Microsoft souligne aussi un point positif avec une diminution de la diffusion d’informations fausses et trompeuses qui a été constatée par les sondés, le taux passant de 67 à 60 % en un an.
Le géant de la Tech se veut par ailleurs optimiste et explique : « Alors que le monde commence à se rouvrir et que les gens retrouvent un certain degré de “normalité” pré-pandémique, nous devons garder à l’esprit au moins un fait unique qui a émergé de Covid : tout le monde sur la planète l’a vécu et enduré ensemble. Nous devons utiliser ce point commun inégalé et malheureux pour créer de nouveaux liens et améliorer les interactions en ligne et hors ligne. »
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