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Mort de Jean Pormanove : Kick est dans le viseur de la justice et risque (très) gros

Le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête à l’encontre de la plateforme Kick sur laquelle a été diffusée la mort en direct du streamer Jean Pormanove.

Une semaine après le drame, la mort de Jean Pormanove continue de secouer et d’émouvoir Internet, la France et le monde entier. Alors que Gabriel Attal réclame la mise en place de mesures pour lutter contre l’addiction aux écrans, la ministre chargée du numérique Clara Chappaz condamne fermement ce “Far West numérique” et exige des réponses de la part de Kick. Il y a quelques jours, elle affirmait qu’il y aura “des sanctions” qui pourront aller “jusqu’à la fenêtre de la plateforme […] en cas de défaillances”.

Ce lundi 25 août 2025, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête, en concentration avec le parquet de Nice qui avait déjà ouvert deux enquêtes dans le but de déterminer les causes de la mort du streamer français. Aujourd’hui, la plateforme Kick a des comptes à rendre et va devoir assumer sa part de responsabilité dans ce drame.

Kick, responsable dans la mort de Jean Pormanove ?

Dans la nuit du 17 au 18 août 2025, le streamer Jean Pormanove, de son vrai nom Raphaël Graven, meurt en direct sur Kick. Cette plateforme concurrente de Twitch se targue de sa modération minimale et est connue pour diffuser du contenu toujours plus trash. Mais cette fois, cela a été trop loin. Après avoir subi des violences aussi bien physiques que morales en direct pendant plusieurs années, sous l’oeil de plus de 150 000 personnes, l’homme de 46 ans a fini par s’éteindre dans son sommeil alors qu’il était toujours filmé et diffusé en direct sur la plateforme.

Une semaine après l’annonce de la mort de Jean Pormanove, le parquet de Paris se penche sur l’affaire et ouvre une enquête préliminaire “du chef de fourniture en bande organisée de plateforme en ligne illicite” afin de déterminer “si la plateforme Kick fournissait en connaissance de cause, des services illicites, notamment par la diffusion de vidéos d’atteintes volontaires à l’intégrité de la personne”.

Cette enquête a aussi pour objectif de voir si Kick “satisfaisait aux obligations issues du règlement européen sur les services numériques (DSA), notamment l’obligation de signaler aux autorités les risques d’atteintes à la vie ou à la sécurité des personnes”. En cas de délit avéré, s’il est commis en bande organisée, une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende d’un 1 million d’euros sont encourues.

Bien sûr, les deux autres enquêtes ouvertes par le parquet de Nice sont toujours en cours. La procureure de la République de Paris précise que les deux parquets travaillent main dans la main. De son côté, Clara Chappaz a partagé sa volonté d’attaquer la plateforme Kick en justice pour “manquement”.

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