Elon Musk persiste à transformer son chatbot Grok 4, quitte à partir un peu dans tous les sens et à frôler le ridicule. Après l’avoir actualisé pour que celui-ci puisse proférer des insanités et des propos illégaux, (mais le grand patron s’est excusé, alors tout va bien) la semaine dernière, depuis ce lundi, il y a du nouveau.
Pour les utilisateurs payants de l’offre SuperGrok (abonnement premium qui donne accès aux versions les plus avancées du chatbot) tout du moins, qui peuvent activer une nouvelle fonctionnalité baptisée « Companions ». Derrière ce sobriquet se cachent deux avatars : Ani, une jeune fille à l’esthétique sexualisée et stylisée façon anime japonais, et Rudy, un panda rouge cartoon qui semble tout droit échappé d’un serveur Discord. Commencez-vous à sentir cette odeur de rance ?
SuperGrok now has two new companions for you, say hello to Ani and Rudy! pic.twitter.com/SRrV6T0MGT
— DogeDesigner (@cb_doge) July 14, 2025
Quand l’IA de Musk part en vrille
La dénommée Ani dispose d’un mode NFSW (Not Safe For Work), qui désigne tout contenu à caractère sexuel ou choquant, censé ne pas apparaître aux yeux du grand public ou au bureau. Dans le cas présent, cela signifie qu’Ani peut arborer des tenues en lingerie très suggestive, via une option à activer manuellement dans les réglages de Grok. Ce, malgré le fait que celle-ci semble à peine avoir passé la majorité. Musk a promis de plus que l’activation du mode NFSW se fera bientôt de manière simplifiée.
Il suffit de se rendre sur X armé de quelques mots-clés pour se rendre compte que la communauté qui peuple le réseau social n’a pas perdu de temps. En quelques secondes de recherches, il est déjà possible de tomber sur une flopée de contenus beaucoup plus explicites générés par les internautes. De véritables sprinteurs de contenu dégénératif !
Des utilisateurs ont déjà repéré l’existence d’un troisième personnage, baptisé « Chad », un nom qui, à lui seul, évoque la caricature du mâle alpha beauf, tout droit sorti d’un meme de 4chan.
Grok disposant déjà d’un mode vocal, celui-ci se voit aussi affublé d’un bouton NSFW. Pas besoin de réfléchir bien longtemps pour deviner ce qu’en feront les usagers convaincus de ces nouveautés, nous n’en ferons pas un dessin.
Après sa « grande croisade contre le wokisme », le « rétablissement de la vérité face aux médias traditionnels », Grok vient donc rejoindre le rang des « companions IA » à la sauce Replika. Le caniveau de l’intelligence artificielle dans lequel l’outisder des chatbot s’est transformé en simulateur d’affection dopé à l’esthétique waifu. Une évolution assez logique finalement, l’érotisme et la pornographie ayant toujours mieux réussi que l’art, la politique ou l’information a capté l’attention, et donc le marché.
- Musk ajoute des personnages animés à Grok, dont une figure féminine très sexualisée accessible en option.
- Des fonctions à caractère suggestif sont désormais intégrées jusque dans les interactions vocales.
- Grok prend la tangente : de chatbot « classique », il devient un simulateur de compagnie semi-sexualisée.
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