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On a essayé la Nintendo Switch 2 et voici ce qu’on en pense

Nous avons eu l’occasion de prendre en main la Switch 2 et on vous livre nos impressions sur la prochaine console pleine de promesses de Nintendo.

La Switch 2 s’impose d’emblée comme l’évolution naturelle de sa grande sœur. Nintendo n’a pas cherché à révolutionner sa formule, mais plutôt à perfectionner chaque aspect qui a fait le succès de la première itération. Dès la prise en main, les changements sautent aux yeux. La console arbore un design moins coloré, plus sobre et plus premium.

L’écran de 7,9 pouces (contre 6,2 pouces sur la Switch originale) m’a d’abord déstabilisé étant donné qu’il donne une plus grande largeur à la console. J’ai dû m’habituer à cette nouvelle dimension, mais l’expérience visuelle est plutôt réussie. Nintendo a opté pour une dalle LCD en 1080p capable d’afficher jusqu’à 120 Hz avec support du HDR. Un choix technique qui surprend un peu après la Switch OLED, mais qui se justifie probablement par des contraintes de coût.

Les Joy-Con 2 connaissent également des modifications appréciables. Plus grands, ils répondent enfin aux critiques des joueurs aux mains imposantes. Nintendo a abandonné le système de rail au profit d’un système magnétique bien plus pratique. Fini les manipulations hasardeuses, les Joy-Con se fixent et se détachent maintenant avec une simplicité déconcertante.

La Switch 2 met le cap sur la puissance ?

Nintendo a toujours privilégié l’innovation à la course aux performances brutes. Cette fois, la firme japonaise semble avoir trouvé un équilibre plus ambitieux en intégrant un processeur Nvidia capable de rivaliser avec des machines plus imposantes, tout en préservant le format compact qui fait la praticité de la Switch.

Durant ma session, j’ai pu tester plusieurs titres qui démontrent les capacités de cette nouvelle machine. La « Switch 2 Edition » de Breath of the Wild m’a particulièrement impressionné. Le jeu bénéficie d’améliorations majeures en termes de résolution et de fluidité. Concrètement, les détails sont plus fins et les ralentissements qui affectaient certaines zones comme les Bois Perdus ou les combats contre plusieurs ennemis ont complètement disparu.

La console affiche fièrement du 1080p à 120 FPS en mode portable, et peut monter jusqu’à la 4K à 60 FPS une fois insérée dans son dock. Cette montée en puissance ouvre la porte à des portages de jeux AAA jusque-là inaccessibles sur l’écosystème Nintendo. D’ailleurs, l’annonce de titres comme Cyberpunk 2077 ou l’exclu de FromSoftware qu’est The Duskblood vient confirmer cette ambition.

Toujours avec un brin d’innovation

Nintendo ne serait pas Nintendo sans les innovations ludiques. Les Joy-Con 2 intègrent désormais une fonctionnalité de souris particulièrement utile pour les FPS. J’ai pu essayer ça sur Metroid Prime 4 Beyond, et le résultat m’a bluffé. En tant qu’adepte des FPS au clavier et à la souris, cette nouveauté s’est révélée être un véritable game changer pour les jeux à la première personne sur console.

Il faut toutefois nuancer cet enthousiasme. La finesse du Joy-Con impose une prise en main qui peut devenir inconfortable lors de sessions prolongées. Après 15 minutes de jeu, j’ai commencé à ressentir des crampes dans la main et l’avant-bras. Je pense que l’on sera nombreux à attendre que Nintendo développe une souris dédiée pour pallier ce problème, l’image de celle sortie en 1992.

Nintendo Switch 2 Prise en main
© Maeva Arnaud pour Presse-citron

J’ai également apprécié la présence du port USB-C supplémentaire placé sur le dessus de la console, permettant de la recharger quelle que soit sa position. Ce détail technique peut sembler anodin, mais il témoigne l’aboutissement du concept de Switch.

Et les jeux développés pour la Switch 2 alors ?

La Switch 2 accueillera seulement deux titres de Nintendo pour son lancement. Le premier est un jeu sans véritablement en être un, appelé Nintendo Switch 2 Welcome Tour. C’est en réalité une démo technique qui ressemble plus à un guide interactif qu’autre chose. Typiquement le de titre que l’on intègre dans une console afin d’en expliquer tous les rouages… Non ?

C’est avec une surprise non dissimulée que j’ai appris qu’il serait en fait payant, avec un tarif encore non dévoilé pour l’instant. Sachant que Sony a proposé l’excellent jeu de plateforme Astro’s Playroom gratuitement avec la PS5, on ne peut que blâmer la stratégie commerciale incompréhensible de Nintendo ici. Passons donc à l’autre titre phare des jeux du lineup ici.

Mario Kart World se présente comme une révolution pour la licence avec son monde ouvert et un mode qui s’inspire des battle royale, pouvant accueillir jusqu’à 24 pilotes par course. Malheureusement, la session de jeu était bien trop encadrée pour se faire une idée précise. Il semble que le stéréotype des journalistes mauvais aux jeux à la vie dure. Lors de notre session, Nintendo nous a imposé l’utilisation de l’aide à la conduite, la fameuse antenne. Elle nous a empêché toute prise de liberté, ce qui est dommage étant donné que ce Mario Kart semble en offrir bien plus que ses prédécesseurs.

Donkey Kong Bananza ne sortira pas en même temps que la console, mais il s’est révélé être une véritable surprise. Ce jeu de plateforme orienté « collectibles » dans la veine des productions Rare de l’époque Nintendo 64 propose des environnements destructibles en quasi-totalité. Si les graphismes ne sont pas les plus impressionnants techniquement, c’est dans sa conception que le jeu brille. Il offre une approche créative de la destruction, permettant de créer d’immenses galeries souterraines pour dénicher toujours plus d’objets. Le gameplay varié et dynamique m’a laissé une excellente impression. Nintendo tient peut-être ici son équivalent de Super Mario Odyssey pour Donkey Kong.

Petit fait intéressant à ce propos, l’arrivée d’un titre ambitieux sur le plus simiesque des personnages n’a rien d’une coïncidence. Nintendo muscle ici sa stratégie multimédia à l’image de Disney en proposant un titre correspondant à l’ouverture de l’extension Donkey dans les parcs Universal, histoire d’inciter les joueurs à y aller, ou aux adeptes du parc à acheter le jeu. Malin.

Globalement, on constate avec la Switch 2 que les jeux sont plus ambitieux. Si l’on a pas eu l’occasion ici de tester The Duskbloods, on ne doute pas que l’exclu de FromSoftware devrait mettre tout le monde d’accord lors de sa sortie en 2026.

Une interface toujours mystérieuse

Nintendo n’a pas souhaité dévoiler l’interface utilisateur de la Switch 2 pendant cette session. C’est un aspect qui mériterait une sérieuse refonte, tant l’interface de la première Switch manquait de personnalité et de fonctionnalités. J’espère que cette nouvelle itération apportera plus de caractère et d’options de personnalisation, ce qui manque cruellement à la Switch 1.

La fonction GameChat n’a pas non plus été montrée pour des raisons pratiques. Il faudra attendre de tester la console en conditions réelles pour évaluer ces aspects.

Parlons de l’éléphant Mario dans la pièce…

La politique tarifaire de Nintendo avec la Switch 2 marque un changement significatif. Proposée à 469 euros sans jeu, la console franchit la barrière psychologique des 400 euros que Nintendo avait jusque-là évitée. Les jeux standard passent à 80 euros et pour une raison qui m’échappe, Mario Kart World atteint même les 90 euros.

Cette inflation des prix s’éloigne considérablement de l’image accessible qui avait permis à la première Switch de devenir la deuxième console la plus vendue de l’histoire. Nintendo prend ici un risque, estimant peut-être que la fidélité de sa communauté et la qualité de son écosystème justifient cette hausse de prix que l’on imagine difficile à accepter pour le grand public.

Mon verdict après cette prise en main de la Switch 2

Nintendo Switch 2 Prise en main
© Maeva Arnaud pour Presse-citron

Cette courte session avec la Switch 2 m’a laissé une impression globalement positive. Nintendo reste fidèle à sa philosophie tout en modernisant son approche. La console propose des améliorations techniques substantielles sans sacrifier son format hybride.

Les Joy-Con magnétiques, la fonction souris, l’écran agrandi et la puissance accrue constituent des avancées majeures qui justifient l’appellation de Switch 2. Cette console semble vraiment porter le concept initial à son plein potentiel.

Reste à voir si le catalogue de jeux tiendra toutes ses promesses et si le public acceptera cette hausse de prix conséquente. La Switch 2 devra faire ses preuves une fois dans les mains des joueurs.

Pour rappel, la Switch 2 sortira le 5 juin 2025. Je ne manquerai pas de vous proposer un test complet de la console et de ses jeux dès que possible !

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