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Quelle sera l’empreinte carbone du numérique en 2050 ? Voici les scénarios

Une étude révèle comment l’empreinte carbone du numérique en France pourrait évoluer en 2030 et en 2050.

  • L’ADEME et l’Acerp remettent une étude sur l’impact environnemental du numérique en 2030 et en 2050
  • Sans changement, on aurait une augmentation de l’empreinte carbone de 45 % en 2030
  • Pour 2050, un scénario prévoit une réduction de moitié, mais un autre prévoit une multiplication par 5

En fonction du scénario, l’empreinte carbone du numérique en France pourrait soit baisser, soit quintupler en 2050. C’est ce qu’indique une étude que l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et l’Arcep (Autorité de Régulation des Communications Électroniques, des Postes et de la Distribution de la Presse) ont remis à Bruno Lemaire et d’autres membres du gouvernement.

Ce document étudie l’impact environnemental du numérique dans l’Hexagone, en 2030 et 2050, par rapport à 2020. Tout d’abord, pour 2030, l’ADEME explique que si rien n’est fait pour réduire cet impact, on aurait une multiplication du trafic de données par 6, ainsi qu’une hausse de 65 % du nombre d’équipements numériques. L’empreinte carbone du secteur augmenterait alors de 45 %, l’usage des métaux et des minéraux augmenterait de 14 % et la consommation électrique de l’usage du numérique augmenterait de 5 %.

Cependant, l’ADEME évoque aussi des solutions qui permettraient de réduire cet impact environnemental du numérique dès 2030 (au lieu d’augmenter). L’agence évoque la sobriété numérique, le prolongement de la durée de vie des appareils et l’écoconception des produits. “La mise en œuvre de l’ensemble de ces leviers permettrait de réduire l’empreinte environnementale du numérique d’ici à 2030 : jusqu’à -16% pour l’empreinte carbone par rapport à 2020”, indique l’ADEME.

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© ADEME

En 2050, l’empreinte peut baisser ou quintupler

Dans son communiqué, l’ADEME deux projections sur l’impact environnemental du numérique, pour deux des scénarios imaginés pour que la France atteigne la neutralité carbone en 2050. Le premier scénario est appelé “génération frugale”. Celui-ci implique d’importantes transformations dans nos modes de vie, mais il permettrait “d’atteindre la neutralité carbone sans impliquer de technologies de captage et stockage de carbone, non éprouvées et incertaines à grande échelle.” Ce scénario permettrait de réduire l’empreinte carbone du numérique de moitié en 2050, par rapport à 2020.

En revanche, sur le scénario dit “Pari réparateur”, l’empreinte carbone du numérique pourrait quintupler. Contrairement au premier scénario, celui-ci permettrait de conserver le mode de vie actuel, et aurait un impact important sur l’environnement. Mais selon les explications l’ADEME, la société placerait “sa confiance dans la capacité à gérer voire à réparer les systèmes sociaux et écologiques avec plus de ressources matérielles et financières pour conserver un monde vivable”. En substance, on consommerait beaucoup d’électricité et de ressources, mais on compenserait aussi énormément. La technologie permettrait, quant à elle, d’avoir une meilleure efficacité énergétique.

4 scénarios pour la neutralité carbone

Il est important de souligner que dans sa publication, l’ADEME rappelle que le numérique contribue à la transition énergétique. Cependant, celui-ci explique qu’il est aussi important de connaître l’impact que la technologie aura sur l’environnement. Il est aussi important de noter que l’Agence a imaginé deux autres scénarios pour que la France atteigne la neutralité carbone en 2050. L’un de ces scénarios est appelé “Coopérations territoriales”, avec des changements, mais en douceur.

“Pour atteindre la neutralité carbone, la société mise sur une évolution progressive, mais à un rythme soutenu du système économique vers une voie durable alliant sobriété et efficacité. La consommation de biens devient mesurée et responsable, le partage se généralise”, indique l’ADEME à propos de celui-ci. Sinon, dans l’autre scénario appelé “Technologies vertes”, l’ADEME imagine une société qui miserait sur les technologies vertes en non sur la sobriété.

Ci-dessous, les prohections pour les émissions du numérique, selon le scénario.

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© ADEME

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