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J’ai testé le Garmin Cirqa, le bracelet sans écran qui fait mieux la nuit que le jour

Avec le Cirqa, Garmin s’invite sur le terrain de jeu du Whoop et, depuis peu, Google. La proposition de Garmin se veut audacieuse puisqu’elle est la seule à ne pas reposer sur un abonnement payant. J’ai donc porté le Cirqa jour et nuit pendant 1 mois. Vaut-il ses 199,99 euros demandés par Garmin ? Réponse dans mon test complet.

C’est le nouvel objet connecté à la mode. Propulsé par Whoop, le bracelet connecté sans écran refait surface, après la folie des montres. Alors que Whoop propose une solution tout abonnement, des concurrents comme Polar, Amazfit ou encore Google proposent des modèles à prix unique. Pourtant roi incontesté de la montre de sport, Garmin n’avait pas encore investi ce marché.

En juillet dernier, c’était chose faite avec l’introduction du Cirqa. Sur le papier, la formule a tout pour plaire : le savoir-faire Garmin, l’écosystème Connect et, surtout, aucun abonnement obligatoire.

Je ne reviendrai pas sur son lancement chahuté par une fonction de base d’abord réservée aux abonnés (puis rendue gratuite) et une mise à jour qui a cassé la diffusion Bluetooth du cardio. Puisque c’est corrigé, passons.

Je me concentrerai donc ici sur mon expérience quotidienne puisque j’ai porté le Cirqa pendant plusieurs semaines, nuit et jour. Garmin réussit-il à reproduire son savoir-faire dans les montres dans ce premier bracelet ? Réponse dans mon test complet.

Inspiré du Whoop

Test Garmin Cirqa Port Quotidien 1
© Presse-citron

Un module en plastique, un bracelet en tissu à scratch, aucun écran. La silhouette du Cirqa ressemble comme deux gouttes d’eau à celle du Whoop, du Polar Loop ou encore du Fitbit Air de Google (que j’ai déjà testé). Garmin le décline en deux tailles et quatre coloris : noir, bleu capitaine (ma version de test), gris français et mauve.

Premier constat, dès l’ouverture de la boîte : le Cirqa est un gros bébé. Bien que son poids reste très contenu (il ne pèse que 21g), le bracelet est épais (8,7 mm) et large. Je lui préfère le Fitbit Air, bien plus fin et discret. Malgré ses dimensions généreuses, il reste confortable. Pour un objet que l’on est censé porter nuit et jour, j’aurais préféré un format plus fin et discret. Garmin a préféré miser sur une batterie plus imposante (j’y reviendrai).

Test Garmin Cirqa Ajustement 1
© Presse-citron

Le Cirqa se distingue de ses concurrents par son bouton physique. Alors que ses rivaux fonctionnent de manière autonome avec une reconnaissance des activités, Garmin a choisi de laisser la main à l’utilisateur. Ainsi, le bouton physique permet de lancer une activité, couper le réveil ou activer la diffusion de la fréquence cardiaque. Un bon point dans la mesure où tous les bracelets du genre affichent une sacrée marge d’erreur dans la détection des activités.

L’absence d’écran oblige à accorder toute notre confiance à l’appareil. Une vibration se fait sentir et une lumière LED s’allume pour confirmer que l’on a bien lancé une activité. L’intégration de ce bouton physique se révèle être une excellente idée, notamment pour l’activité sportive. Bien que je porte quand même une montre en plus du Cirqa lors de mes séances de sport, j’ai apprécié la possibilité de lancer un enregistrement manuel.

Test Garmin Cirqa Discretion 1
© Presse-citron

Garmin rend donc une copie correcte pour son premier bracelet connecté. Toutefois, le Cirqa aurait mérité quelques ajustements comme un format plus compacte. Tout au long de mon test, il n’a jamais vraiment réussi à se faire oublier. Or, c’est exactement ce que l’on demande à ce type de produit. mais loin d’être parfait en termes de design et d’ergonomie.

Douce nuit

Test Garmin Cirqa Autonomie Recharge 1
© Presse-citron

Comme je l’expliquais dans mon test du Fitbit Air, l’intérêt des bracelets connectés réside dans leur faible encombrement. Puisqu’ils sont plus discrets qu’une montre, on s’autorise plus facilement à dormir avec et donc analyser son sommeil.

Dans cet exercice, le Cirqa se révèle particulièrement convaincant. C’est même d’ailleurs le domaine dans lequel il s’en sort le mieux. Garmin a intégré un paquet de données (phases, score, siestes, variabilité de la fréquence cardiaque, température cutanée) dans le but d’améliorer la qualité du sommeil.

Une fonction réveil intelligent s’assure même que vous vous réveillez au meilleur moment sans dépasser l’heure programmée. Par exemple, si votre réveil est réglé sur 7h mais que votre cycle prend fin à 6h45, le bracelet vibre pour vous réveiller.

Test Garmin Cirqa Capteurs Sante 1
© Presse-citron

Quid du relevé des données ? Il se révèle tout aussi précis que celui du Fitbit Air. Le Cirqa se permet même de fournir des résultats de fréquence cardiaque aussi précis que ceux obtenus avec une ceinture pectorale.

Seul petit bémol relevé : comme le Fitbit Air, le Cirqa fait parfois un faux départ. Si l’on reste au lit sans dormir (lecture, écoute d’un podcast ou de musique par exemple), il commence à enregistrer l’heure de coucher. Heureusement, en cas d’erreur, Garmin autorise une correction manuelle depuis l’application Garmin Connect.

Garmin Connect, l’app indispensable

Puisque le bracelet ne dispose pas de bracelet, toute l’expérience repose sur l’application compagnon Garmin Connect. La configuration se veut simple : on appuie trois fois sur le bouton, Garmin Connect détecte le bracelet et lance la mise à jour.

On retrouve ensuite toute la panoplie maison : Body Battery, état de préparation à l’entraînement, stress, SpO2, âge fitness, charge d’entraînement. Les habitués de Garmin se sentiront comme à la maison.

En revanche, les petits nouveaux risquent de se sentir un peu perdus. Car si elle est connue pour la richesse des données relevées, l’application Garmin Connect a aussi la réputation d’être un sacré fouillis. C’est en effet le cas : dès le premier allumage, l’avalanche de chiffres donne le tournis. Pour le coup, je trouve le tableau de bord simplifié de Fitbit bien plus simple et lisible.

Plus gênant, la synchronisation entre le bracelet et l’application peut se montrer agaçante. J’ai souvent constaté l’absence de certaines données, des séances de sport non remontées ou encore des scores de sommeil passés aux oubliettes. Forcément, ces bugs font perdre tout son intérêt au produit. Heureusement, les mises à jour successives ont progressivement corrigé ces bugs. Tout n’est pas parfait à l’heure où j’écris ces lignes, mais c’est beaucoup mieux.

Le sport, son point faible

Test Garmin Cirqa Sport 1
© Presse-citron

Sous le capot, Garmin a choisi son capteur Elevate V4 plutôt que le V5 de ses montres récentes, jugé trop encombrant pour ce format. Conséquence : on doit se passer d’ECG et de GPS. Dommage, car Garmin reste avant tout une marque pour les sportifs, aussi ces outils sont presque indispensables en 2026.

Contre toute attente, le Cirqa n’est, de toute façon, pas fait pour le sport. Bien qu’il puisse reconnaître plus de 80 profils de sport, la détection automatique est aux fraises. Par exemple, il assimile régulièrement mes trajets en vélo à de la marche. Je n’ai pas un gros coup de pédale, mais tout de même !

Pire, si vous utilisez un autre dispositif Garmin comme le compteur Garmin Edge ou une même une montre, les activités seront remontées en double sur Garmin Connect. En 2026, avec un tel écosystème, c’est incompréhensible.

De même, l’absence de GPS détraque complètement le bracelet. Si vous oubliez votre smartphone pour une marche ou une course, le bracelet n’enregistre pas la totalité du parcours pour le synchroniser ensuite. La plupart du temps, il n’enregistre que la moitié.

Test Garmin Cirqa Suivi Activite 1
© Presse-citron

J’ai donc embarqué systématiquement mon téléphone avec moi afin d’utiliser son GPS. Hélas, les résultats ne sont pas impeccables non plus. En combinant le bracelet le smartphone, les tracés sont plus précis mais les distances gonflées de 20 à 30%. En cause, le décalage entre le moment du départ et le temps d’accroche du GPS.

Tout n’est pas catastrophique non plus puisque le Cirqa est capable de diffuser la fréquence cardiaque en ANT+ et en Bluetooth vers un compteur vélo ou une appli. Mais cela reste une maigre consolation au regard de ce que l’on attend d’un produit Garmin.

Une semaine d’autonomie

Test Garmin Cirqa Mise En Place 1
© Presse-citron

Sur son site officiel, Garmin annonce jusqu’à 10 jours d’autonomie pour son Cirqa. En pratique, comptez plutôt une semaine, voire 6 jours avec une séance de sport quotidienne. La différence entre mes chiffres et ceux de Garmin tient à leur protocole de test.

Par exemple, l’oxymètre et la diffusion de la fréquence cardiaque sont coupés pendant les tests de l’entreprise. Toujours est-il que l’autonomie se révèle très confortable, même si elle est inférieure à un Whoomp 5.0 annoncé à 14 jours d’autonomie.

Côté recharge, comptez environ 1h30 avec le chargeur propriétaire fourni.

Sans abonnement… ou presque

C’est l’argument massue de Garmin : son bracelet Cirqa n’a pas besoin d’être adossé à un abonnement pour fonctionner. Une façon d’aller séduire les utilisateurs de Whoop ? Sans doute. Car ces derniers doivent payer un abonnement de 199 euros par an (près de 20 euros par mois donc) pour pouvoir utiliser leur bracelet. En un an, le Cirqa est donc rentabilisé.

Garmin propose quand même un service payant. Connect+, facturé 8,99 € par mois ou 89,99 € par an, débloque l’analyse par IA (Active Intelligence), les séances structurées ainsi que Garmin Coach (avec plans d’entraînement), grande nouveauté du service.

Pour être tout à fait honnête, je ne recommande pas de vous ajouter cette facture mensuelle. L’IA se contente pour l’instant de conseils trop creux pour justifier de mettre la main au portefeuille.

Ce que j’ai pensé du Garmin Cirqa

Le Garmin Cirqa est une bonne première incursion de Garmin sur le marché des bracelets connectés mais il reste trop imparfait. Bien que la conception soit soignée et les données fiables, l’application souffre de trop de problèmes pour assurer un suivi continu sans failles. Il est trop fréquent que les données et activités ne remontent pas vers l’appli, ce qui reste tout de même le but principal d’un tel produit dépourvu d’écran.

Par ailleurs, le tarif est élevé, même s’il ne nécessite pas d’abonnement. À 199,99€, le Cirqa coûte deux fois plus cher que le Fitbit Air de Google et propose la même expérience. L’application Fitbit se montre en plus plus claire et plus précise.

La vraie force du Cirqa, c’est la qualité du suivi du sommeil. Mais son concurrent fait la même chose pour moins cher. À moins de vouloir associer le Cirqa à d’autres produits Garmin, l’intérêt de se tourner vers ce modèle me semble peu pertinent. Attendez les promos de Black Friday ou de Noël, vous pourriez faire une bonne affaire.

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Garmin Cirqa

200€
6.5

Note globale

6.5/10

On aime

  • Le bouton physique pratique
  • Excellente autonomie
  • Bon suivi du sommeil
  • Richesse des données Garmin
  • Pas d'abonnement obligatoire

On aime moins

  • Bracelet imposant
  • Synchronisation capricieuse
  • Pas de GPS
  • Beaucoup de faux départs
  • Prix élevé