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J’ai testé l’iPhone 18 Pro pendant 1 mois : la valeur sûre, si on ne regarde pas ailleurs

Moins innovant, mais plus mature que le très attendu iPhone Duo, l’iPhone 18 Pro a de sacrés arguments à faire valoir. Parmi eux, sa nouvelle puce A20 Pro ultra-puissante, l’autonomie améliorée ou encore l’appareil photo avec ouverture variable. Mais ces améliorations valent-elles les 1 479 euros demandés par Apple ? Surtout, que vaut cet iPhone 18 Pro face à la concurrence ? Réponse après un mois de test.

Le 9 septembre, Apple dévoilait l’iPhone 18 Pro, successeur de l’iPhone 17 Pro. Autrefois star des keynotes, il a été éclipsé cette année par l’iPhone Duo, premier téléphone pliant d’Apple.

Nous conviendrons qu’Apple n’a pas non plus fait beaucoup d’efforts pour le rendre attirant. L’iPhone 18 Pro hérite du même design que son prédécesseur (à l’exception des nouveaux coloris) qui lui même héritait de l’iPhone 16 Pro, qui lui même ressemblait comme deux gouttes d’eau à l’iPhone 15 Pro… Vous avez compris.

Cette année, Apple s’est concentrée sur ce qui se cache sous le capot. L’iPhone 18 Pro intègre une nouvelle puce A20 Pro, la première gravée en 2 nm chez Apple, avec un moteur neuronal doublé. Autre grande première : l’iPhone 18 Pro est équipé d’un objectif principal à ouverture variable. Le capteur Face ID glissé sous l’écran permet de rétrécir la Dynamic Island. Enfin, l’architecture thermique a été entièrement revue, afin de régler pour de bon les problèmes de chauffe des iPhone Pro. Au passage, Apple promet une autonomie nettement améliorée ainsi qu’une charge plus rapide. Vous constaterez donc qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

Reste que cet iPhone 18 Pro est proposé à partir de 1 479 euros, soit 150 euros de plus que l’iPhone 17 Pro à sa sortie. L’iPhone 18 étant repoussé à 2027, on ne peut donc pas se tourner pour le moment vers une alternative moins chère.

Si vous suivez l’actualité tech, vous avez certainement vu émerger les tests de mes confrères quelques jours après sa sortie. De mon côté, j’ai préféré l’utiliser comme téléphone principal pendant un mois, afin de savoir s’il remplacerait mon fidèle iPhone 17 Pro Max. Puisque j’utilise aussi un second smartphone Android au quotidien, je l’ai comparé à ses principaux concurrents, notamment les modèles chinois, très doués en photo.

Toute cette expérience vise à répondre à une question simple : l’iPhone 18 Pro est-il le meilleur iPhone que l’on puisse s’offrir en 2026 ? Oui, sans aucun doute. Est-il le meilleur smartphone du moment. Non. Avant de bondir sur votre siège, laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Ce que j’ai aimé de l’iPhone 18 Pro

Une puissance phénoménale

Test iPhone 18 Pro Lecture Article
© Presse-citron

L’A20 Pro est la première puce d’iPhone gravée en 2 nm. Elle compte six cœurs CPU, deux haute performance et quatre basse consommation, ainsi qu’un GPU qui passe de six à sept cœurs.

Le Neural Engine double (de 16 à 32 cœurs) et la bande passante mémoire progresse de 50 %. Le tout est toujours associé à 12 Go de RAM, une donnée qu’Apple ne communique pas mais que certains bidouilleurs ont évidemment trouvé rapidement.

Selon les benchmarks du 01Lab, l’A20 Pro est tout bonnement la puce la plus puissante du moment. Voyez plutôt.

Smartphone Puce Monocœur Multicœur GPU
iPhone 18 Pro A20 Pro 4 733 12 797 64 792
iPhone 17 Pro A19 Pro 3 799 9 773 46 000
Galaxy S26 Ultra Snapdragon 8 Elite Gen 5 3 730 11 538 29 188
Xiaomi 17 Ultra Snapdragon 8 Elite Gen 5 3 644 10 892 27 844

L’écart avec l’iPhone 17 Pro est de +25 % en monocœur et +31 % en multicœur. Le GPU est plus de deux fois plus rapide que celui du Galaxy S26 Ultra.

Vous ne serez donc pas étonnés si je vous dis que je me suis régalé. Mon iPhone 18 Pro est un couteau suisse survitaminé avec lequel je peux monter mes vidéos, les exporter en un temps record, retoucher des photos ou encore faire tourner les IA les plus puissantes du moment. J’ai évidemment pu jouer aux jeux AAA disponibles sur Apple Arcade avec tous les curseurs poussés au maximum.

Test iPhone 18 Pro Gaming
© Presse-citron

Plus que les performances, c’est la gestion de la chauffe qui m’a le plus impressionné. La chambre à vapeur, trois fois plus grande que celle de l’iPhone 17 Pro, s’étend jusqu’au bloc photo. La puce y est directement collée et la mémoire, autrefois empilée dessus, est déportée à côté. Résultat, la chaleur se concentre sous le module caméra au lieu de remonter dans l’écran. Ce réagencement se fait au détriment du poids, mais j’y reviendrai plus loin.

Les mesures du 01Lab relèvent 41,9 °C après cinq minutes de sollicitation, contre 42,7 °C pour le 17 Pro et 45,7 °C pour le 16 Pro. Sur 20 boucles de 3DMark Wild Life Extreme, l’iPhone conserve 59,4 % de ses performances, contre 51,5 % pour le Galaxy S26 Ultra, tout en restant plus frais.

Évidemment, cette meilleure gestion de la chauffe ne se ressentira pas si vous naviguez sur Safari ou Instagram, mais pour les usages évoqués précédemment, elle apporte un confort que je n’ai jamais perçu chez les concurrents. L’iPhone 18 Pro s’impose non seulement comme l’iPhone le plus performant jamais créé, mais aussi comme le smartphone le plus puissant du moment.

iOS 27 plus mature que jamais

Test iPhone 18 Pro Ecran Accueil
© Presse-citron

Après le grand chambardement d’iOS 26, iOS 27 consolide les travaux d’Apple. À l’image du hardware, le logiciel se révèle mature : je n’ai été confronté à aucun bug, les animations sont toujours aussi fluides. Une bonne surprise dans la mesure où ces dernières années ont été marquées par des bugs très gênants au lancement des nouveaux iPhone. Apple a semble-t-il entendu les critiques puisque Liquid Glass gagne en contraste et se personnalise davantage.

Les ajouts les plus concrets concernent la photo. L’app Photos sait désormais effacer un élément, agrandir le cadre d’une image ou redresser une perspective grâce à la fonction Réorientation. Attention toutefois, pour combler les coins vides, l’outil invente des détails.

La troisième génération des Styles photographiques passe un nouveau cap. Désormais, on peut jouer sur la texture, avec un lissage de peau ou un grain façon pellicule, le tout réglable après la prise de vue.

Le reste relève des petits conforts du quotidien. Safari regroupe enfin les onglets, l’app Forme devient Fitness et propose des séances d’exercice sur iPhone et Apple Sports est désormais installée par défaut, avec le football, le tennis, la F1 et le sport féminin. On peut ainsi lire les scores en direct dans la Dynamic Island et les widgets.

Seule nouveauté réservée au 18 Pro : la Dynamic Island affiche jusqu’à trois activités en direct, contre deux auparavant. À mon humble avis, ce changement esthétique reste minime et n’apporte pas grand chose au quotidien, d’autant qu’il est impossible de la désactiver. Enfin, petit carton rouge sur l’optimisation d’iOS 27 : le logiciel occupe maintenant environ 40 Go, soit plus de 15 % d’un modèle 256 Go.

Pour terminer, impossible de ne pas souligner l’excellent suivi logiciel qui a fait la réputation d’Apple. L’entreprise garantit au moins cinq ans de mises à jour mais en assure en réalité sept à hui. Pour preuve, iOS 27 s’installe encore sur l’iPhone 11, sorti en 2019 !

Autonomie record

Test iPhone 18 Pro autonomie
© Presse-citron

Bien que la version européenne parte avec un handicap (le tiroir nano-SIM limite la batterie à 4 056 mAh, quand les modèles 100 % eSIM vendus aux États-Unis profitent d’un accumulateur plus gros), l’iPhone 18 Pro figure parmi les smartphones les plus endurants du marché, toutes marques confondues. L’optimisation de la puce A20 Pro et du logiciel font donc des miracles. Ainsi, les chiffres du 01Lab révèlent 21h20 en usage réel, contre 19h10 pour le 17 Pro. Si je devais résumer, l’iPhone 18 Pro affiche la même autonomie que l’iPhone 17 Pro Max l’année dernière.

C’est justement le modèle que j’utilisais jusqu’à maintenant. À l’usage, je confirme les données relevées en laboratoire. Malgré son format relativement compact, mon iPhone 18 Pro tient jusqu’à deux jours. Pour y parvenir, je dois tout de même limiter les usages gourmands le deuxième jour. En utilisation intensive (beaucoup de photo, de vidéo, de jeu, de petits montages de vidéos verticales), je dois recharger aux alentours de midi le deuxième jour. Sacrée prouesse !

Une référence en vidéo

Test iPhone 18 Pro video
© Presse-citron

Bonne nouvelle si vous créez du contenu vidéo : l’iPhone 18 Pro fait toujours figure de référence. Parlons d’abord technique : 4K Dolby Vision jusqu’à 120 images par seconde, ProRes jusqu’en 4K 120 i/s sur disque externe, ProRes RAW, Apple Log 2 et ACES pour l’étalonnage, Genlock pour synchroniser plusieurs caméras. Ajoutons à cela le ralenti qui monte à 240 i/s en 1080p, et la double capture qui enregistre simultanément les caméras avant et arrière. Cerise sur le gâteau, la caméra selfie filme elle aussi en 4K Dolby Vision, à 60 i/s.

Vous en voulez encore ? Le mode Cinématique s’applique désormais après coup, en 4K 60 i/s : si vous avez oublié de l’activer, vous pouvez flouter l’arrière-plan ou déplacer la mise au point au montage. Seul pré-requis : avoir filmé avec le capteur principal. Enfin, un double tap verrouille la mise au point sur un sujet en mouvement.

La qualité d’image est toujours aussi soignée : les couleurs sont justes, la plage dynamique très large et la gestion de la lumière (notamment en soirée) est bien plus précise. Côté son, quatre micros assurent une prise de son stéréo convaincante, même si de légers déséquilibres entre gauche et droite peuvent apparaître.

Test iPhone 18 Pro Prise En Main
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Seuls griefs: comme en photo (j’y reviendrai), l’iPhone 18 Pro est limité par son téléobjectif. Alors qu’Apple promet des vidéos jusqu’à un zoom 24x, les vidéos ne sont exploitables que jusqu’à 12x. Et encore, quand les conditions de lumière sont les plus favorables (de jour avec un ciel ensoleillé). Surtout, Apple ne propose toujours pas de 8K, ce qui permet de rogner dans les plans pour obtenir des images zoomées en 4K. Dommage.

Cela n’a pas empêché l’iPhone 18 Pro de devenir ma caméra principale, aussi bien pour immortaliser mes souvenirs de vie (il est même surdimensionné pour cet usage) que pour mon activité professionnelle. Une bonne partie des vidéos que vous voyez sur les réseaux sociaux de Presse-citron sont tournées avec l’iPhone 18 Pro. Certains plans de nos vidéos Youtube sont aussi tournés à l’iPhone, tant la stabilisation et la qualité d’image sont remarquables.

J’estime même que l’iPhone 18 Pro est surdimensionné pour la plupart des créateurs de contenus. Je n’ai jamais exploité certaines fonctionnalités comme le LOG-2 par exemple. Je tirais déjà cette conclusion l’année dernière à propos de l’iPhone 17 Pro Max. Je ne recommande donc pas de passer l’iPhone 18 Pro sur le seul argument de la vidéo si vous avez un iPhone 17 Pro, voire même un 16 Pro. À moins que les améliorations vous apportent un plus au niveau professionnel, mais cela représente une infime partie des créateurs.

Ce que j’ai moins aimé

Largué en photo

Test iPhone 18 Pro Design Arriere
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Apple a largement communiqué sur son nouvel objectif à ouverture variable. Comment ça marche ?

Jusqu’ici, l’objectif principal avait une ouverture fixe, à f/1,78. Pour doser la lumière, l’iPhone ne pouvait jouer que sur la sensibilité et la vitesse d’obturation. Le flou d’arrière-plan, lui, était calculé par logiciel.

Le 18 Pro intègre un diaphragme mécanique à six lamelles, piloté par un moteur, comme sur un appareil photo classique. L’interface propose quatre positions : f/1,48, f/1,8, f/2,8 et f/4.
Grand ouvert, le diaphragme laisse entrer un maximum de lumière et produit un flou d’arrière-plan optique. Parfait pour la photo de portrait par exemple. Fermé, il augmente la profondeur de champ : le premier plan et l’arrière-plan restent nets. Cela permet par exemple de photographier du paysage. La fermeture du diaphragme permet aussi de retirer les effets de halos dans le photos de nuit (par exemple sur les lampadaires). Cette avancée ravira aussi les amateurs de poses longues avec traînées lumineuses.

Dans les faits, cette nouveauté sert peu. Samsung en a déjà certainement fait le constat puisque le coréen avait déjà intégré une telle technologie sur son Galaxy S9, lancé en 2018, avant de l’abandonner.

J’ai compris pourquoi en l’utilisant sur l’iPhone 18 Pro. D’abord, en mode automatique, le choix de l’ouverture est discutable puisqu’il s’oriente la plupart du temps sur du f/1,48 alors que certaines scènes seraient plus nettes avec un f/2,8 par exemple.

Par ailleurs, la logique voudrait que l’on ferme le diaphragme à f/4 en basse lumière pour éviter les effets de halo. Problème : l’iPhone compense en montant la sensibilité ce qui rend l’image terne avec beaucoup de grain.

Pour en profiter vraiment, il faut donc passer par les nouvelles commandes Pro (ouverture, vitesse, balance des blancs, histogramme en direct), dont l’accès est peu intuitif. Ce mode Pro exige aussi un minimum de connaissances en photographie. L’arrivée d’un mode Pro reste une bénédiction puisque les photographes le réclamaient depuis des années. Mais Apple ne va pas assez loin : ses concurrents proposent des fonctionnalités bien plus avancées. On se consolera avec la possibilité de se tourner vers des applications tierces disponibles sur l’App Store.

Et la qualité photo dans tout cela ? D’après mon expérience, Apple n’a pas communiqué sur le bon élément. Car l’avancée technique la plus intéressante sur cet iPhone 18 Pro, c’est son capteur principal qui est associé à un objectif plus lumineux. Son ouverture passe de f/1,78 à f/1,48 ce qui fait une nette différence en basse lumière et en portrait. À vitesse égale, la sensibilité baisse nettement, le mode Nuit se déclenche moins souvent et moins longtemps et les sujets en mouvement sont moins flous. Selon moi, l’iPhone 18 Pro marque un vrai tournant pour la photo en basse lumière.

Le traitement d’image a aussi été revu. Les feuillages, les briques et les cheveux gardent leur structure lorsque le 17 Pro empâtait parfois les détails fins. Les halos de sur-accentuation, signature des iPhone depuis des années, ont presque disparu et les tons de peau sont plus naturels en basse lumière. En plein jour, en revanche, l’écart avec le 17 Pro reste si ténu que je ne saurais dire quelles photos de ma bibliothèque ont été prises avec l’un ou l’autre.

Malgré toutes ces améliorations, l’iPhone 18 Pro est loin d’impressionner. Tout au long de mon test, je me suis senti frustré. Car le problème d’Apple, c’est qu’il fait du sur-place depuis trop longtemps. D’abord sur le matériel. L’iPhone 18 Pro dispose des trois mêmes capteurs de 48 Mpx que son prédécesseur, dont le principal reste un 1/1,28 pouce. On attend donc le capteur 1 pouce, adopté par ses concurrents depuis… 2022 ! Car ce changement technique fait une nette différence sur la qualité d’image, sans avoir recours aux artifices d’un diaphragme qui, en plus, ne permet pas d’atteindre ce niveau de qualité.

Test iPhone 18 Pro Application Appareil Photo
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Apple accuse aussi un sérieux retard matériel avec son téléobjectif. Le téléobjectif 4x (100 mm) offre un excellent piqué de jour mais le 8x n’est qu’un recadrage. Dès que la lumière baisse, ce téléobjectif n’est pas digne d’un appareil vendu à ce prix. Par ailleurs, le zoom maximum plafonne à 40x quand ses concurrents montent à plus de 100x. Certes, les résultats ne sont pas toujours probants à ce niveau de zoom, mais pour des distances plus raisonnables (jusqu’à 20 ou 30x), l’iPhone est complètement largué face à la concurrence.

Surtout, quelques défauts restent impardonnables après tant d’années. La mise au point est toujours capricieuse, surtout en soirée et en macro. Le mode Portrait se trompe parfois de sujet quand deux visages sont dans le cadre. Et ce satané problème de flare, qui existe depuis le tout premier iPhone, n’a toujours pas été corrigé !

Test iPhone 18 Pro Photo Portrait

L’appareil photo de cet iPhone 18 Pro est donc une vraie déception pour moi. Celles et ceux n’ayant utilisé qu’un iPhone dans leur vie y verront un cador de la photo. Je les invite à tester les modèles de Google, Xiaomi, Honor ou encore OPPO pour s’apercevoir que l’iPhone est à des années lumières de ce que l’on peut exiger d’un téléphone à 1 500 euros.

Charge toujours pas assez rapide

Test iPhone 18 Pro Coloris Bleu
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Apple promet une charge jusqu’à 60 W en filaire soit un 0 à 50 % en une quinzaine de minutes. Encore faut-il acheter l’adaptateur adéquat, compatible USB PD 3.1 AVS, puisque la boîte ne contient qu’un câble. En sans-fil, MagSafe et Qi2 plafonnent à 25 W.

Dans les faits, on ne dépasse jamais les 44 W. Le début de charge est pourtant excellent. Le 01Lab mesure 36 % en dix minutes, l’un des meilleurs scores du haut de gamme, devant le Galaxy S26 Ultra (32 %) et le Xiaomi 17 Ultra (25 %). En plus, grâce à la nouvelle dissipation thermique, le téléphone ne chauffe plus pendant la recharge.

Mais c’est la deuxième partie de la charge qui traîne. Passé les premières minutes, la puissance chute pour protéger la batterie. Le 01Lab mesure une moyenne de 18 W seulement sur l’ensemble de la charge. Il faut entre 1 h 00 et 1 h 15 pour faire le plein : c’est mieux que le 17 Pro (1 h 32), mais le Galaxy S26 Ultra boucle l’exercice en 1 h 03 et le Xiaomi 17 Ultra en 51 minutes avec une puissance moyenne de 32 W.

Au quotidien, ces performance ne posent pas vraiment de problème. J’ai pour habitude de fixer mon iPhone à un chargeur Qi2 pendant la nuit avec l’option de préservation de la batterie activée. Mais il m’arrive tout de même d’oublier de le charger. Dans ce cas, je ne peux pas compter sur une charge ultra-rapide ponctuelle, le temps d’une douche par exemple, pour recharger mon iPhone complètement.

Je déplore toujours que la marque leader du haut de gamme ne propose pas des technologies disponibles chez les concurrents depuis plusieurs années. À ce niveau de prix, j’attends une expérience avec le moins de frictions possibles. J’attends d’Apple qu’il me propose un iPhone où la question de la batterie restante n’est plus un sujet.

À ce jour, la seule marque à m’avoir fait oublier les questions de batterie et de charge est OPPO, avec son Find X9 Pro (que j’utilise depuis un an). J’espère un jour vivre la même expérience avec un iPhone. Peut-être l’année prochaine ? On peut rêver non ?

Apple Intelligence et Siri AI aux oubliettes

Test iPhone 18 Pro Widgets iOS
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L’iPhone 18 Pro intègre une puce pensée pour l’IA, mais vous ne pouvez pas en profiter en France. En tout cas, pas de celles d’Apple. Siri AI, le nouvel assistant présenté à la WWDC en juin, est sorti le 14 septembre avec iOS 27. Il est conversationnel, comprend les demandes en plusieurs étapes, lit ce qui s’affiche à l’écran et agit dans les applications.

Malheureusement, rien de tout cela n’est disponible sur iPhone, iPad et Apple Watch dans l’Union européenne. Apple invoque le Digital Markets Act, qui l’obligerait à ouvrir les mêmes accès système aux assistants concurrents. L’entreprise affirme que Bruxelles a rejeté toutes ses propositions, dont un intermédiaire technique baptisé Trusted System Agent. La Commission européenne, elle, renvoie la responsabilité à Apple.

Ironie supplémentaire : Siri AI fonctionne bien en Europe sur Mac et sur Vision Pro. Il est possible de le débloquer sur iPhone avec un compte Apple américain ou canadien, mais cela reste du bricolage. Le client français qui paie 1 479 euros achète donc un iPhone privé de ce qu’Apple présentait comme sa grande nouveauté de l’année.

Restent les fonctions Apple Intelligence de première génération : outils d’écriture, effacement d’objets, Image Playground, intelligence visuelle, résumés de notifications. Elles fonctionnent bien, mais tournent aussi sur les iPhone précédents, avec des résultats identiques.

En matière d’IA, Apple accuse un retard colossal. La dictée vocale en français en est un exemple flagrant. La ponctuation est très aléatoire, des mots sont avalés en fin de phrase et des noms propres sont massacrés. Cette expérienc est d’autant plus étrange que la transcription locale de l’app Dictaphone fonctionne, elle, très bien. C’est d’ailleurs sur la gestion de l’IA locale que l’on se consolera. Car l’iPhone 18 Pro est, de loin, le smartphone le plus puissant pour faire tourner un modèle de langage en local.

Prix en hausse (et stratosphérique)

Test iPhone 18 Pro Finition Aluminium
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Après une cuvée 2025 sans augmentation, Apple répercute la flambée du prix des composants, notamment la mémoire. L’iPhone 18 Pro prend 150 euros sur les versions 256 Go et 512 Go et 400 euros sur la version 1 To. Une version 2 To fait son apparition, à près de 3 000 euros. Le 18 Pro Max démarre, lui, à 1 629 euros.

Apple aura donc réussi à contenir les coûts jusqu’à cette année. Comme Samsung, Xiaomi et consorts, le leader du segment premium répercute le prix de la RAM sur ses clients. Seul Google propose un Pixel 11 Pro à un tarif compétitif puisqu’il coûte 280 euros de moins à stockage égal.

Autre problème : l’iPhone 18 « tout court » étant repoussé au printemps, aucun iPhone 18 plus abordable ne vient amortir la hausse. La seule alternative viable est donc de se tourner vers un iPhone 17 Pro qui est quasi identique à un 18 Pro, à quelques artifices près, pour un prix bien plus accessible.

Quoi d’autre ?

Test iPhone 18 Pro Objectifs Arriere
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  • Design identique, mais plus lourd. Il faut poser un 17 Pro à côté pour voir la différence avec le 18 Pro. Les dimensions sont les mêmes (150 x 71,9 x 8,75 mm), le châssis est toujours en aluminium unibody et le module photo est aussi identique. Preuve s’il en faut, les coques de l’an dernier s’adaptent, même si le petit millimètre d’épaisseur en moins est perceptible.
    Pour voir une différence, il faut se focaliser sur la partie en verre au dos du téléphone. Au revoir le bicolore, la teinte est désormais la même sur l’ensemble de la surface. Quatre coloris sont proposés : noir, argent, bleu glacier et bordeaux (en réalité bourgogne mais on ne va pas chipoter). Les teintes foncées retiennent davantage les traces de doigts sur la partie vitrée.
    Si le design est sensiblement le même, l’iPhone 18 Pro s’alourdit. Son poids grimpe à 211 g, soit 7 g de plus que le 17 Pro. Cela s’explique par l’intégration du diaphragme mécanique et de la chambre à vapeur plus grande. La répartition du poids est heureusement parfaite ce qui rend la prise en main confortable.
  • Toujours un magnifique écran. La dalle OLED LTPO de 6,3 pouces (2 622 x 1 206 pixels, 460 ppp, 1 à 120 Hz) est la même que celle du 17 Pro. Elle est toujours protégée par un Ceramic Shield 2 avec traitement antireflet. Apple n’annonce rien de neuf, mais cet écran reste l’un des plus beaux du marché.
    La vraie nouveauté est en haut de l’écran. Le capteur infrarouge de Face ID passe sous la dalle, dans une zone où la densité de sous-pixels est réduite. La Dynamic Island rétrécit d’environ 25 %, de 21 à 16 m, sans que Face ID ne perde en efficacité.
  • Audio. Les deux haut-parleurs stéréo figurent toujours parmi les meilleurs du marché.
  • Connectivité. L’iPhone 18 Pro accueille le nouveau modem Apple C2, la puce Apple N1 pour le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 6.0, l’Ultra Wideband de 2e génération, de l’USB-C à 10 Gb/s avec sortie DisplayPort 4K HDR.
  • Durabilité. L’iPhone 18 Pro est certifié IP68 (immersion sous l’eau à 6 mètres pendant 30 minutes).
  • Camera Control. La fonction tactile est désormais désactivée par défaut, signe que le bouton peine toujours à trouver son public.

Mon avis sur l’iPhone 18 Pro après un mois

L’iPhone 18 Pro fait tout très bien, certaines choses avec un niveau d’excellence inégalé, d’autres pas bien du tout. Parmi ses points forts, sa puissance, son autonomie et son logicielle font font figure de référence. Les quelques améliorations apportent un confort supplémentaire appréciable : il ne chauffe plus, est plus endurant et atteint un tel niveau d’excellence en vidéo qu’il peut servir de caméra d’appoint pour les professionnels de l’image.

Reste que cet iPhone 18 Pro perd de sa superbe si l’on sort du spectre Apple. À 1 479 euros minimum, les meilleurs smartphones Android se révèlent bien plus complets. Ils sont plus endurants, disposent d’une charge bien plus rapide, sont bien meilleurs en photo et, surtout, intègrent des IA dignes de ce nom.

Alors, à qui conseiller cet iPhone 18 Pro ? Aux possesseurs d’un iPhone 15 Pro ou plus ancien, pour qui le saut sera spectaculaire. Aux vidéastes et créateurs de contenu, qui n’ont pas de meilleur outil dans la poche. Enfin, à ceux qui vivent dans l’écosystème Apple et qui n’ont pas envie d’en sortir.

Si vous avez un iPhone 17 Pro, gardez-le encore quelques années. Et si vous n’êtes pas fermés à la concurrence, intéressez-vous à des modèles comme le Pixel 11 Pro de Google, au Find X9 Pro d’OPPO (en attendant le Find X10 Pro prochainement) ou encore au Xiaomi 18 Ultra (qui débarquera aussi avant Noël). Tous ces modèles coûtent aussi cher, voire moins, mais sont nettement plus avancés, notamment en matière de photo, de recharge et d’IA.

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iPhone 18 Pro

1479€
8.1

Design et écran

9.5/10

Performances et logiciel

8.0/10

Autonomie et recharge

8.0/10

Qualité photo et vidéo

8.0/10

Rapport techno/prix

7.0/10

On aime

  • Les performances de l'A20 Pro et une chauffe enfin maîtrisée
  • Une autonomie record, au niveau du 17 Pro Max
  • Toujours la référence en réalisation vidéo
  • iOS 27 stable et abouti
  • Magnifique écran

On aime moins

  • Des capteurs photo inchangés, à la traîne face aux références Android
  • Une ouverture variable qui sert peu au quotidien
  • Siri AI absent en France, Apple Intelligence au rabais
  • Une recharge complète encore lente face aux meilleurs Android
  • Prix en hausse et très élevé