Nintendo aime surprendre en faisant toujours preuve d’inventivité. Alors que l’on attend toujours l’annonce de la Switch 2 avec impatience, voilà que le géant japonais s’attaque au marché des réveils. Le Nintendo Alarmo, commercialisé à 99,99 euros, promet de nous réveiller en musique avec nos licences préférées. Après plusieurs nuits passées en compagnie de cet objet atypique, force est de constater que le réveil nous a laissés plutôt perplexes.
Un design mignon, mais qui manque de finesse
Premier contact avec l’Alarmo : la boîte. Plutôt petite, elle annonce la couleur d’un produit compact. Une fois déballé, le réveil révèle un design circulaire assez élégant, mais qui cache en son centre une déception. L’écran, rectangulaire, est en effet inséré dans un cadre rond. Un choix esthétique discutable qui est plutôt flagrant en réalité, bien plus que sur les visuels promotionnels où ce faux pas esthétique a été caché.
Le bouton rotatif, élément central de l’interface, manque également de précision. On aurait apprécié un système cranté pour plus de retours haptiques. L’ensemble dégage une impression qui ne justifie aucunement le prix premium demandé.
« Excusez-moi, vous avez l’heure ? »
Passons à la mise en route. Première surprise désagréable, la boîte est dépourvue d’adaptateur par secteur. Il faudra donc nous débrouiller ici pour dégoter un chargeur USB-A que l’on a chez soi, ou à défaut en commander un. Une économie plutôt mesquine pour un produit qui, on ne le rappellera jamais assez souvent, coûte la bagatelle de 99,99 euros.
La configuration initiale s’avère fastidieuse. Il est nécessaire de renseigner manuellement l’heure et la date, avant de pouvoir opter pour un réglage automatique via internet. Mais attention, la connexion Wi-Fi tourne vite au calvaire. Sans écran tactile ni possibilité de scanner un QR code, il faut entrer le mot de passe en faisant défiler l’alphabet en majuscule et en minuscule avec la molette. Une épreuve de patience qui aurait pu être évitée avec un système WPS. Cette configuration est d’autant plus frustrante quand on constate que, pour affilier un compte Nintendo, un QR code est proposé ici.
S’ensuit une série de questions sur notre lit et la position du réveil. L’Alarmo utilise en effet des capteurs de mouvement pour détecter le temps de sommeil ainsi que celui à sortir du lit.
Limité le nombre de sonneries là non ?
Une fois configuré, l’Alarmo propose plusieurs modes de fonctionnement. Le plus basique est évidemment le réveil musical, puisant dans un catalogue de sons Nintendo. Mais là encore, déception : impossible d’avoir un aperçu audio des sonneries lors de la sélection. Il faut se contenter d’une image statique, ce qui complique le choix.

Le catalogue s’avère par ailleurs assez pauvre pour ce lancement. On retrouve certes les incontournables (Mario, Zelda et Splatoon notamment), mais on est loin d’exploiter toute la richesse du patrimoine sonore de Nintendo. La firme promet des mises à jour futures, avec notamment l’ajout de musiques issues d’Animal Crossing et de Mario Kart 8, mais il faudra être patient.
L’Alarmo propose également des « sons apaisants » qui se jouent automatiquement au moment d’aller se coucher. Une fonction plutôt réussie, mais que l’on aurait aimé pouvoir lancer aussi manuellement.

Enfin, le réveil peut émettre un carillon toutes les heures. Une option qui renforce la présence de l’Alarmo dans la maison.
Une détection de mouvement plus capricieuse que la Wii
La grande promesse de l’Alarmo, c’est sa capacité à détecter le réveil grâce à des capteurs de mouvement. En théorie, la sonnerie doit s’arrêter dès que l’on quitte le lit. Dans les faits, c’est beaucoup moins fiable.

Parfois, le réveil ne capte tout simplement pas le fait que l’utilisateur quitte le lit. Nous voilà donc debout, sans les félicitations qui s’imposent, proposées habituellement par l’Alarmo.
Cette imprécision pose aussi problème pour le suivi du sommeil. Ayant la mauvaise habitude de regarder des vidéos au lit avant de dormir, l’Alarmo considère qu’une fois dans le lit, l’endormissement est immédiat. Résultat, les statistiques de sommeil sont complètement faussées.
Un écran bien pensé, mais mal placé

L’écran LCD de 2,8 pouces offre un affichage coloré et lisible. La luminosité s’adapte automatiquement à l’obscurité, évitant d’éblouir en pleine nuit. Malheureusement, le positionnement conseillé de l’Alarmo (orienté vers le centre du lit pour la détection de mouvement) fait qu’il est rarement dans notre champ de vision direct. Un comble pour un réveil censé vous l’heure d’un coup d’œil.
La facture de l’Alarmo qui met K.O
Avec toutes ces limitations et autres approximations, le tarif de 99,99 euros apparaît comme clairement excessif. À ce prix, on aurait pu s’attendre à des fonctionnalités plus avancées, une meilleure finition et un catalogue musical plus fourni.
Certes, le capital sympathie de Nintendo joue en faveur de l’Alarmo. Mais objectivement, ce réveil n’apporte pas grand-chose de plus qu’un smartphone moderne ne puisse déjà faire.
Notre avis sur le Nintendo Alarmo

Au final, le Nintendo Alarmo laisse une impression plus que mitigée. On sent une vraie volonté d’innover et d’apporter une touche ludique dans l’intégralité du quotidien des fans de Nintendo. Si les collectionneurs y trouveront peut-être leur compte, l’Alarmo restera de toute évidence une curiosité plutôt qu’une révolution. Le mot de la fin sera : à 60 pourquoi pas, à 100 d’utiliser ton smartphone tu continueras.
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Pardon ? Nintendo et capital sympathie dans la même phrase ? Cette société qui décide de poursuivre tous ses fans et de détruire au passage tous les moyens de préservation des jeux vidéo… Sans parler de la manière quasi mafieuse de gérer la concurrence !
Je ne pense pas être le seul à trouver Nintendo extrêmement affreux (pas ses licences évidemment).
Alors non, le capital sympathie n’est pas un argument en faveur de l’alarmo pour un nombre croissant de gens.