Au premier contact, le Galaxy Book4 Ultra fait penser au MacBook Pro 16’’ d’Apple. Comme lui, il est fait d’un aluminium à l’usinage irréprochable, dispose d’un magnifique écran 16″ et d’un trackpad confortable. Avec un prix très élevé, ce sont les seuls points communs qu’il partage avec le haut de gamme de la Pomme.
Il s’en différencie par la présence d’un pavé numérique, l’utilisation d’une dalle Dynamic AMOLED 2X tactile et surtout par un poids moindre (1,86 kg contre 2,16 kg pour le MacBook Pro) qui le rend plus facilement transportable. S’il n’appartient pas encore à la catégorie des ultraportables, il commence à s’en rapprocher.
Écran et équipement haut de gamme
L’écran tactile dispose d’un revêtement antireflet efficace et affiche 2880 x 1800 pixels. On sait depuis longtemps que Samsung maîtrise parfaitement la conception d’écrans de qualité et celui du Galaxy Book4 Ultra ne déroge pas à la règle puisqu’il produit une image d’une qualité exceptionnelle.
Les couleurs sont un peu boostées pour être plus flatteuses à la rétine, les contrastes parfaits et la rémanence totalement absente. L’image reste lisible en plein soleil à condition d’activer l’adaptation automatique de la luminosité. Enfin, la fréquence de rafraîchissement varie entre 60 Hz et 120 Hz afin de produire une image fluide en toutes circonstances.
A priori, l’aspect tactile peut sembler secondaire… et il l’est pour la plupart des utilisations courantes, surtout en l’absence de stylet. En permettant de manipuler des objets au doigt, il rendra de gros services aux utilisateurs de logiciels de modélisation 3D ainsi qu’aux architectes.

C’est justement à eux que Samsung a pensé en intégrant une puce graphique performante dans le Galaxy Book4 Ultra. Notre modèle de test embarquait ainsi une GeForce RTX 4070 concoctée par NVIDIA, accompagnée de 8 Go de mémoire GDDR6. Elle accompagnait le processeur Core Ultra 9 185H d’Intel et ses 32 Go de mémoire vive.
Précisons au passage qu’une configuration un peu moins puissante — et donc moins chère — est aussi proposée. Elle dispose d’un Core Ultra 7 155H et d’une GeForce 4050 équipée qui abaissent le prix de 400 euros.
Le stockage interne est composé d’un SSD NVMe de 1 To. On pourra au besoin étendre sa capacité en utilisant le second connecteur disponible. Il faudra alors retirer la face inférieure, aucune trappe d’accès rapide n’étant prévue. Impossible en revanche d’étendre la capacité de la mémoire vive, celle-ci étant soudée à même la carte-mère.
Une connectique un peu trop juste
Le Galaxy Book4 Ultra embarque deux ports Thunderbolt 4, un USB 3.2 ainsi qu’un connecteur HDMI 2.1 supportant un écran de 8K/60 Hz maxi (ou 5K/120 Hz). On y trouve aussi une entrée/sortie jack audio 3,5 mm ainsi qu’un lecteur de cartes micro SD et… c’est tout !
Sachant que le bloc d’alimentation électrique utilise un des ports Thunderbolt 4, il ne reste que deux connecteurs pour brancher d’autres périphériques. Si vous comptez utiliser cette machine comme station de postproduction vidéo, il vous faudra investir dans un hub Thunderbolt 4. Si au moins Samsung avait préféré un lecteur au format SD, nettement plus répandu en vidéo et en photographie que le micro SD…

Nous avons du mal à comprendre pourquoi le constructeur a opté pour une connectique si chiche, surtout pour une machine de cette taille. Même Apple, que nous critiquons régulièrement pour le faible nombre de ports intégrés à ses MacBook Pro, fait mieux… C’est dire !

Pour le reste, pas de grosse surprise. La caméra logée dans les fines bordures noires entourant l’écran produit une image tout à fait correcte pour de la visioconférence. Dommage qu’elle ne soit pas reconnue par Hello, le système d’identification biométrique de Windows 11. Cette tâche est réservée au lecteur d’empreintes digitales logé dans la touche de mise sous tension.
Le clavier déroute un peu de prime abord, ses touches étant moins larges que celles d’un notebook sans pavé numérique. On s’y fait rapidement et l’on prend plaisir à l’utiliser, même si la course des touches est un poil courte. Le trackpad, recouvert d’une fine plaque de verre, s’avère immense et agréable à utiliser. On pourra au besoin ajuster son comportement en passant par les réglages de l’OS.
La qualité du son produit par les quatre haut-parleurs AKG s’avère tout à fait correcte, même si les basses manquent un peu de profondeur. La certification Dolby Atmos autorise le visionnage de films ou de séries compatibles dans de bonnes conditions.
Les communications sans fil sont assurées par une puce Bluetooth 5.3 ainsi qu’une connexion Wifi 6E, que l’on aurait aimé voir remplacée par du Wifi 7 afin d’assurer une meilleure pérennité à la machine.
Bonnes performances et autonomie acceptable
Les performances du Galaxy Book4 Ultra s’avèrent tout bonnement excellentes avec des logiciels nécessitant une grande puissance de calcul. Il est vrai que la puce graphique, largement mise à contribution, vient solidement épauler le Core Ultra 9.
La rapidité de sa mémoire vive participe activement aux bons résultats, tout comme le SSD ultra rapide concocté par le coréen. Aucun problème non plus avec les jeux vidéo les plus récents à condition d’utiliser le mode de fonctionnement ad hoc.

Un utilitaire de gestion des performances, accessible par une touche de raccourci, permet d’ajuster le fonctionnement du Galaxy Book4 Ultra selon ses besoins. Ainsi, « discret » réduit les performances afin d’éviter l’activation du ventilateur tandis que « performances » envoie toute la gomme au détriment de la dépense énergétique. Enfin, le mode « optimisé » est utilisé par défaut. Il offre le meilleur compromis entre les performances et consommation électrique.
Il n’est pas simple d’évaluer l’autonomie sur une telle machine, qui varie grandement en fonction des usages faits. Durant nos quatre semaines de test, le Galaxy Book4 Ultra a tenu une bonne journée. Pour cela, il faut essentiellement lui confier des tâches peu gourmandes en puissance de calcul : internet, bureautique, messageries instantanées, 2 à 3 heures de visionnage vidéo, streaming audio et un peu de jeu.
Fatalement, les gamers ou certains utilisateurs professionnels (monteur vidéo, architecte, photographe, etc) ne tiendront pas aussi longtemps sans passer par la case recharge. En effectuant de l’édition photo et vidéo en plus des usages précédemment cités, on tient une petite journée de travail à condition de ne pas activer le mode performance. Si ça n’est pas le cas, mieux vaut ne pas compter sur plus de 4 à 5 heures d’utilisation continue.
Même si l’on reste loin de l’autonomie d’un MacBook Pro 16’’ équipé d’une puce M2, le Galaxy Book4 Ultra offre tout de même une autonomie relativement confortable. Heureusement, le bloc d’alimentation fourni par Samsung reste assez compact pour être facilement transporté en déplacement.
Logiciel : une IA très discrète
Le Galaxy Book4 Ultra est équipé de Windows 11 Home, soit en version personnelle. Vu le positionnement de la machine, on s’attendait à trouver la version Pro. Ce n’est pas dramatique, mais sur un produit de ce prix, c’est un peu mesquin.
L’OS de Microsoft est accompagné d’une suite logicielle aussi complète que variée. On y retrouve pêle-mêle l’excellent Samsung Notes que les possesseurs de smartphones Galaxy connaissent bien, Gallery et ses possibilités d’édition avancées ou encore Studio, l’éditeur de vidéos aux fonctions basiques mais utile.

Plus spécifique, SmartThings permet le pilotage des objets connectés, Pass gère les mots de passe de façon sécurisée tandis que Flow assure une continuité entre les tablettes, smartphones et notebooks du constructeur.
On peut par exemple contrôler un téléphone et une tablette depuis le notebook et effectuer un transfert de fichier par glisser-déplacer. Sans oublier bien sûr le partage du presse-papier entre les différents appareils, ou l’utilisation d’une tablette Galaxy comme second écran.
On a testé tout cela et nous avons vraiment apprécié ces possibilités. Tout fonctionne bien, même si la mise en route initiale n’est pas aussi fluide qu’espérée. Détail qui a son importance, activer ces fonctions nécessite l’utilisation d’un compte Samsung, passage obligé afin de permettre la synchronisation entre tous ses produits.
Est-ce un problème ? Non, sauf si l’on n’est pas chaud à l’idée de partager ses données personnelles avec un prestataire supplémentaire, comme on le fait déjà avec Google, Microsoft ou Apple. Quoiqu’il en soit, on ne peut que saluer la volonté de Samsung de créer un écosystème pertinent et utile pour ses clients.
En fait notre principal regret provient de l’absence d’un équivalent Windows de Galaxy AI que l’on trouve désormais sur un nombre croissant de smartphones et tablettes de la marque.
Interrogé à ce sujet, Samsung explique que l’IA est bel et bien présente dans ses Galaxy Book, mais de façon plus discrète que sur ses smartphones. Impossible d’en savoir plus sur ses intentions futures pour ses ordinateurs. Il faudra donc composer avec ce que propose Microsoft sous Windows, ce qui n’est déjà pas si mal.
Samsung Galaxy Book4 Ultra : notre avis
A n’en pas douter, le Galaxy Book4 Ultra de Samsung est une réussite sous bien des aspects. On apprécie son magnifique écran, un clavier avec pavé numérique, sa puissance de traitement globale ainsi que son confortable trackpad.
La suite logicielle de Samsung offre de nombreuses fonctions déjà vues sur ses smartphones. Mention spéciale à la galerie photo et surtout à Notes, le gestionnaire de documents interplateformes très réussi.
Même s’il est enthousiasmant, le Galaxy Book4 Ultra pèche sur quelques points. Le plus regrettable est le faible nombre de connecteurs proposés, assez étonnant sur une telle machine. Le constructeur est encore plus chiche qu’Apple, qui ne brille pourtant pas vraiment sur cet aspect. C’est vraiment dommage pour une machine vendue 3900 euros dans la configuration testée.
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