Sans rentrer dans les détails techniques, précisons qu’un réseau maillé se compose de plusieurs routeurs qui discutent ensemble pour créer un seul Wi-Fi uniforme dans toute la maison. Principal avantage, on évite les coupures et les manipulations techniques imposées par les répéteurs traditionnels.
En février 2019, Amazon rachète la startup. Beaucoup se sont alors demandés ce que le géant du e-commerce allait faire de cette start-up spécialisée dans les routeurs mesh. La réponse devint vite évidente : du cash ! Eero bénéficie de la puissance logistique et financière du géant américain, tout en conservant son ADN d’innovation et de simplicité.

La philosophie d’Eero repose sur trois piliers : simplicité d’installation, fiabilité du réseau et design discret. La marque propose depuis 2020 ses produits en France. L’Eero 7, lancé en début d’année, a pour objectif de rendre le Wifi 7 accessible. Car le moins que l’on puisse dire, les équipements proposés pour l’instant par les constructeurs traditionnels ne sont pas exactement abordables.
Nous avons donc pris en test le pack Eero 7 composé de trois satellites. Et comme nous sommes taquins, nous les avons installés dans une antique demeure couvrant 450 m2 et dont les murs sont faits de pierre de taille. Puis nous avons vécu avec cette connexion pendant 6 semaines…
Un pack qui mise sur l’essentiel
Le pack de 3 Eero 7 marque l’entrée de gamme de la nouvelle génération Wi-Fi 7 d’Amazon. Contrairement à l’Eero Pro 7 ou à l’imposant Eero Max 7, l’Eero 7 propose uniquement l’essentiel afin de rester à peu près abordable. Le pack est ainsi vendu 399 euros par Amazon. Pour ce prix, on reçoit donc trois routeurs bi-bande (2,4 GHz et 5 GHz) faisant l’impasse sur la bande 6 GHz.
Les trois satellites sont absolument identiques. Ils sont compacts (130 x 130 x 64 mm) et sont fait d’un solide plastique blanc. La forme carrée aux angles arrondis s’intègre assez discrètement dans n’importe quelle pièce, contrairement aux routeurs concurrents qui font parfois penser à des araignée high-tech.
Chaque satellite dispose de deux ports Ethernet 2,5 GbE à détection automatique pouvant servir indifféremment d’entrée ou de sortie. C’est pratique pour connecter des appareils filaires sans se préoccuper de la configuration. L’alimentation se fait par port USB-C et chaque module est accompagné d’un bloc d’alimentation.
Installation simplifiée
L’installation, bête noire des néophytes, est ici simplifiée. Elle s’effectue à l’aide d’une app mobile disponible en version iOS et Android. Elle guide l’utilisateur pas à pas, avec des explications claires accompagnées d’illustrations. Il s’est écoulé très exactement 21 minutes entre l’ouverture de l’emballage et la disponibilité effective du Wifi, mises à jour obligatoires incluses.
L’application Eero autorise une installation rapide par des utilisateurs néophytes © Marc Mitrani pour Presse-citron
L’application détecte automatiquement la configuration la plus adaptée en fonction de l’encombrement des canaux. Elle suggère l’emplacement optimal pour chaque satellite en analysant la couverture en temps réel. Cela évite les erreurs de placement qui peuvent plomber les performances d’un réseau maillé.
Fort logiquement, le premier module se connecte en Ethernet à notre antique Freebox Revolution. Celle-ci, toujours vaillante, donne accès au réseau fibre optique 1 Gbit/s. A moins de changer de box et d’abonnement (ce qu’on ne souhaite pas faire), on sera limité pour ce test par les débits de l’abonnement et du port Ethernet 1 GbE recevant le satellite. Et pour tout dire, cela ne nous gêne pas tant que les satellites couvrent correctement l’ensemble de la propriété.
Une bonne couverture pour toute l’année
Les deux autres modules seront donc les mailles du réseau. Plusieurs essais nous ont montré qu’un placement en hauteur était bénéfique dans notre cas. Nous avons donc réussi à percher un des modules en haut d’une armoire (rallonge électrique obligatoire, le fil du bloc d’alimentation étant plutôt court).
Le second ne pouvait être fixé qu’à un mur. Malheureusement, il n’est pas équipé d’encoche d’attache et il faut acquérir un support mural optionnel, facturé une dizaine d’euros. Nous avons choisi la pingrerie en confectionnant un infâme bricolage à base de cordelette de nylon, en espérant que cela tienne la route…
A proximité du module principal, nous avons mesuré 900 Mb/s en download et 557 Mb/s en upload, avec un smartphone compatible Wi-Fi 7. Ces chiffres restent stables même avec une bonne douzaine d’appareils connectés simultanément (essentiellement de l’IoT).

Un mur en pierre de taille plus loin (et a proximité du second satellite), nous avons mesuré 654 Mb/s en download et 520 Mb/s en upload. L’effet du mur se fait sentir, mais au moins nous avons un signal… ce n’était pas le cas avec le Wifi de la Freebox Revolution.
Restait le cas du troisième satellite, éloigné du second par deux murs en pierre de taille, une cloison et une cour de 50 mètres. Cet endroit était vierge de toute onde Wifi, y compris lors de nos tentatives précédentes avec du matériel un peu moins puissant.
Dans l’ordre : débit à côté du routeur, dans la pièce moyennementy éloignée puis dans la pls lointaine © Marc Mitrani pour Presse-citron
Et là… miracle : le débit est mesuré, toujours avec le même smartphone, à 21,4 Mb/s en download et 12,5 Mb/s en upload. Ce n’est pas énorme, mais largement suffisant afin de faire fonctionner un enceinte connectée ainsi qu’une Smart TV Full HD.
Nous avons tout de même constaté une bizarrerie dans l’app Eero : le troisième satellite reste flanqué d’une icône « appareil déconnecté », alors que les appareils qui y sont reliés sont actifs et listés comme tels dans l’application. Un bug, sûrement.
The secret is in the app…
A l’usage, nous avons apprécié la gestion complètement transparente du passage d’un satellite à l’autre, même lors d’un appel vidéo. Eero annonce une couverture jusqu’à 560 m² avec 3 satellites. Dans notre maison de test, une ancienne ferme du 18e siècle composée de trois bâtiments couvrant 400 m2, la couverture est satisfaisante: nous n’avons plus de zone blanche y compris au fond du jardin, où ce test est rédigé à l’ombre d’un parasol !
Enfin, l’application Eero mérite une mention particulière. L’interface est claire et intuitive, même pour les néophytes. Les informations essentielles (débit, appareils connectés, santé du réseau) sont accessibles en un coup d’œil.
Les fonctionnalités de base sont gratuites : création d’un réseau invité, programmation horaire du Wi-Fi, contrôle d’accès par appareil, historique des connexions. Pour aller plus loin, il faudra passer par l’abonnement Eero Plus (essai gratuit de 60 jours puis 10,99€/mois) .
Il ajoute de nombreuses possibilités comme un contrôle parental détaillé, la protection de l’identité et des appareils contre les hackers, un gestionnaire de mots de passe ainsi qu’un VPN. L’offre est à prendre en considération pour un usage avancé.
Notre avis sur l’ensemble Eero 7
Quelle bonne surprise que ce pack de trois satellites compatibles Wifi 7 ! Le réseau en maille qu’ils proposent nous a permis d’obtenir une couverture Wifi inédite jusqu’ici dans la vénérable bâtisse qui nous a servi de terrain d’expérimentation.
Son installation s’avère simple et pourra être effectuée par un utilisateur néophyte. Pour cela, il devra seulement télécharger l’app compagnon Eero. Celle-ci est l’un des indéniables atouts de la solution puisqu’elle est à la fois simple à manipuler, intuitive et offre l’accès à de nombreuses fonctions. Elle peut être complétée d’un abonnement – encore un – qui lui rajoute un VPN, un gestionnaire de mots de passe et d’autres possibilités qui ne sont pas toujours indispensables.
Vendu 399 euros, l’ensemble Eero 7 devrait satisfaire l’immense majorité des utilisateurs cherchant à étendre la couverture Wifi de leur domicile à l’aide d’une solution pérenne. L’absence de prise en charge de la bande 6 GHz permet de limiter son cout de fabrication sans que cela soit réellement pénalisant dans le cadre d’une utilisation familiale.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.








