Depuis 2014, la famille des Redmi Note s’est forgée une solide réputation sur l’entrée et le milieu de gamme. Au point de devenir une référence absolue sur ses segments. C’est simple, si l’on cherche un smartphone polyvalent pour 200, 300, 400 ou 500 euros, il existe forcément un Redmi Note.
C’est d’ailleurs une stratégie pleinement assumée par Xiaomi, inonder l’entrée et le milieu de gamme pour brasser large et convenir à tous les types de budgets.
Pour preuve, en Asie la gamme Redmi Note 12 se compose de six modèles. En France, nous ne disposons pas de toutes ces variantes mais « seulement » d’un Note 12, d’un Note 12 5G, d’un Note Pro et notre challenger du jour.
Au-delà du prix, la grande force de Xiaomi est d’avoir année après année démocratisé sur le secteur entrée et début de milieu de gamme des caractéristiques auparavant réservées à des smartphones plus chers. Écran AMOLED, charge ultra-rapide, taux de rafraîchissement de 120 Hz, appareil photo polyvalent…

Si bien que désormais la concurrence n’a pas le choix. Soit elle s’aligne, soit elle aura du mal à émerger. Rendons ce mérite au constructeur chinois, certes il inonde les marchés entrée et milieu de gamme, mais il les tirent aussi vers le haut.
Avec le Redmi Note 12 Pro +, nous avons affaire au modèle le plus cher de la gamme. Est-ce pour autant le plus abouti ?
Prix et disponibilité
Disponible depuis le 23 mars, le Redmi Note 12 Pro+ 5G est mis en vente au prix de 499 euros dans une unique version (8/256 Go) et il se décline en trois coloris : blanc, noir et bleu.
Xiaomi soigne le design
Testé pendant plusieurs semaines, le fleuron technologique de Xiaomi, le 13 Pro, nous avait quelque peu déçus pour son manque d’ambition en matière de design. Le Redmi Note 12 Pro + ne nous laissera pas du tout cette impression.
Quand un smartphone coûte plus de 1 000 euros, on est en droit d’attendre de l’audace et de l’originalité. Pour un smartphone à 500 euros, l’étalon maître est avant tout la robustesse d’ensemble et la qualité de fabrication.

Ici, nous avons les deux. Avec son dos en verre poli et ses bords arrondis, notre laron du jour a des petits airs de smartphone premium. À notre grande surprise, l’arrière attrape un peu, mais pas démesurément les traces de doigts. Ce qui est rare, même sur des smartphones plus chers.
Les trois capteurs photo s’insèrent avec harmonie dans un cadre gris, tandis que les bords d’écran sont plus que raisonnables. Même le menton n’excède pas les 3 mm.

Malgré son poids de 210 grammes, le smartphone est agréable en main et bien proportionné (162,9 x 76 x 8,98 mm). Même à une main, la préhension est bonne et nous n’avons jamais l’impression que le smartphone va nous échapper.
Cela s’explique notamment par une excellente répartition du poids. Sur la tranche inférieure, nous retrouvons sans surprise un port USB-C et un slot dual SIM. Sur celle de droite, les boutons de volume et de mise en marche qui sont bien positionnés et en sur la tranche supérieure une prise jack 3,5 mm.

C’est vraiment appréciable et cela ravira les mélomanes. Au final, le Redmi Note 12 Pro + n’est pas le plus extravagant dans son allure, mais il est solide et efficace dans sa conception.
Peut-on espérer meilleur écran pour ce prix ?
En matière d’écran, cela fait un moment que la famille Redmi Note met la barre haute. Cette année encore, il n’y a pas grand chose à redire. Le Redmi Note 12 Pro + propose une dalle AMOLED de 6,67 pouces avec une résolution FHD+ (2400 x 1080) et un taux de rafraichissement adaptatif de 120 Hz. Notons qu’il est possible de régler par défaut ce dernier sur 60 Hz.

Cet affichage est renforcé par la technologie Dolby Vision et du HDR10+. Franchement, on voit mal ce qui pourrait lui manquer.
Dans les faits, l’expérience multimédia est aux petits oignons. La luminosité maximale est indécente pour ce prix et la colorimétrie offre un large choix d’options.

À ce titre, notre préférence ira au mode standard qui affiche des couleurs plus douces sans dérive particulière, notamment sur les bleus et les rouges. Ce qui nous a le plus frappé pendant les films et les séries, c’est ce sentiment d’immersion.
Certes, une telle diagonale d’écran ne plaira pas à tous les consommateurs, mais pour ceux que cela ne dérange pas d’avoir dans les mains un si beau bébé, ils seront conquis par la qualité et la fluidité d’ensemble.
De bonnes performances mais…
Sur de l’entrée de gamme pure, Xiaomi fait confiance à Qualcomm. Sur de l’entrée de milieu de gamme, le constructeur chinois mise généralement plutôt sur MediaTek. Plus précisément sur le SoC Dimensity 1080 officialisé fin 2022 par le fabricant taïwanais. C’est une première en France pour cette puce amenée à se démocratiser sur ce segment tarifaire durant les prochains mois.

Sans être une foudre de guerre, la Dimensity 1080 s’est montrée particulièrement efficace en multitâche et pour des activités du quotidien comme du streaming vidéo, des réseaux sociaux et l’utilisation de la suite Gmail. Même avec une bonne dizaine d’applications en arrière plan, le smartphone reste fluide et nous n’avons pas constaté de latence particulière quand il s’agissait de basculer sur l’appareil photo.

Dommage que cette nouvelle puce intègre le même processeur graphique, le Mali-G68 MC4, que la génération précédente, la Dimensity 920. Sans être catastrophique, cette puce graphique montre quelques lacunes dès qu’on lance des applications nécessitant beaucoup de ressources GPU. C’est le cas des applications de montage photo, vidéo et des jeux 3D puissants.
Pour ces dernières, il faudra comme d’habitude faire un choix entre la qualité graphique et la fluidité d’ensemble.

Ce qui n’est pas extrêmement choquant pour du milieu de gamme, mais autant le savoir en amont si l’on cherche un smartphone taillé pour le jeux-vidéo. Si vous ne faites pas partie de cette catégorie de personne, le Redmi Note 12 Pro + saura sans peine satisfaire vos besoins.
Manque de polyvalence en photo
Après avoir eu la chance de tester la collaboration réussie entre Leica et Xiaomi sur le 13 Pro, nous sommes un peu tombés de l’armoire en évaluant l’expérience photo du Redmi Note 12 Pro +. Alors certes, il faut comparer ce qui est comparable, mais tout de même avec une telle artillerie, on aurait espéré mieux.
Équipé d’un capteur principal de 200 Mpxl (objectif grand angle f/1,65) correct, le Redmi Note 12 Pro + propose également un capteur ultra grand-angle de 8 Mpxl mollasson et un objectif macro de 2 Mpxl presque là juste pour faire joli.
En condition de bonne luminosité, le capteur principal se débrouille bien. La colorimétrie est plutôt juste et le niveau de détails satisfaisant. De plus, la gestion des reliefs est aussi bien maîtrisée sur des clichés de bâtiments ou de végétation.

Par contre, dès que le ciel est gris, on sent que le traitement logiciel a plus de mal à gérer les tons très clairs et les tons très sombres, notamment sur des scènes complexes. En intérieur, le capteur se débrouille bien, les contrastes sont satisfaisants.




Sans surprise, le capteur ultra grand-angle peine à capturer beaucoup de lumière, il en ressort des photos plus sombres que la réalité. Au rayon des bonnes nouvelles, avouons cependant que l’effet tunnel est plutôt contenu et que le vignettage n’est pas des plus exacerbé.

Le mode « Portrait » offre une expérience correcte sans pour autant faire des miracles. Le bokeh manque parfois de cohérence dans sa texture d’ensemble.
De son côté, le capteur avant de 16 Mpx fait bien le boulot, il faudra cependant faire un petit tour dans les réglages afin d’ajuster le lissage des visages qui est de base trop agressif.
Là où le Redmi Note 12 Pro + nous a le plus déçu, c’est la nuit. Ce n’est pas tant le fait que les photos perdent naturellement en détails et que du bruit numérique fasse son apparition. Non, ce qui est choquant, c’est sa gestion maladroite des flux lumineux.




Le mode « Nuit » a tendance à trop cramer certaines couleurs et à donner une impression trop accentuée d’un “jour artificiel”. Fort heureusement Xiaomi ne fait pas basculer automatiquement son capteur en mode « Nuit » dès qu’il fait sombre.
Xiaomi maître de l’autonomie (et de la recharge)
Avec sa confortable batterie de 5 000 mAh, le Redmi Note 12 Pro + ne nous à point ici déçu. Avec une utilisation modérée, le smartphone tient facilement une journée et demie avec un taux de rafraîchissement adaptatif. Si l’on ajoute un peu de streaming vidéo, quelques lives sur Twitch et une utilisation plus intensive de l’appareil photo, le smartphone tient sans peine tout de même une journée. En la matière, le Redmi Note 12 Pro + se situe donc dans le haut du panier.

En ce qui concerne sa charge, il se hisse même dans le rayon très fermé des smartphones capable de répondre des forces en une vingtaine de minutes. Pour passer de 0 à 95%, notre larron du jour a mis exactement 18 minutes.
Pour réaliser une telle prouesse, le Redmi Note 12 Pro + s’accompagne d’un bloc de 120W. Même sur des plus petites charges, le smartphone reste épatant. Avec 5 minutes de charge, vous pouvez tenir toute une soirée.
Et je coupe le son…
Le Redmi Note 12 Pro + propose deux haut-parleurs de bonne qualité. Le son est puissant et plutôt bien équilibré. Les haut-médiums sont bien présents, ce qui magnifie l’écoute d’un podcast, et les basses ne sont pas trop envahissantes, ce qui évite de s’assourdir lors d’un film d’action.
Par contre, quel dommage de les avoir positionnés sur la tranche supérieure et inférieure. En mode paysage, sans écouteurs, nos mains obstruent les sorties ce qui s’avère plutôt gênant. Certes, cette situation d’écoute est plutôt rare, mais tout de même, c’est un peu une erreur de débutant.
Notre avis après ce test du Redmi Note 12 Pro +
D’un point de vue design, écran et performances, difficile de demander mieux à ce Redmi Note 12 Pro+. L’expérience multimédia est soignée et c’est un réel plaisir d’utiliser le smartphone au quotidien que ce soit pour travailler ou se divertir. Ajoutons à cela une excellente autonomie et une charge ultra-rapide. Le crime était presque parfait.
C’est au rayon photographique que le Redmi Note 12 Pro+ nous laisse sur notre faim. Après nous avoir prouvé avec brio sur le Xiaomi 13 Pro que le traitement logiciel était le garant d’une expérience photo réussie, le constructeur chinois retombe quelque peu dans ses travers. La course aux pixels à tout prix.
Dommage, car le capteur principal fait plutôt le job, mais pour le reste, le Redmi Note 12 Pro+ manque de polyvalence. Surtout quand on sait qu’un Google Pixel 6a vaut désormais moins de 350 euros et qu’un Pixel 7a se profile à l’horizon et que le Samsung Galaxy A53 est également un ténor sur ce segment de prix.
Avec son Redmi Note 12 Pro+, Xiaomi nous prouve peut-être que ce n’est pas nécessairement le plus huppé d’une gamme qui propose le meilleur rapport qualité-prix.
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Ce téléphone est vraiment un très beau modèle et la performance alors n’en parlons pas
À quand un comparatif entre les 4 différents Redmi Note 12 ?
Bonjour, nous ne manquerons pas de le faire, dès que nous aurons eu toute la famille en main pour des tests. 🙂