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Universal Music de retour sous pavillon américain ? Tout savoir sur le deal qui va chambouler l’industrie musicale

Si cette transaction aboutit, Universal Music Group quittera la Bourse d’Amsterdam pour s’installer à Wall Street. Un changement de cap monumental pour le plus grand label du monde, qui pourrait redistribuer les cartes de toute l’industrie musicale.

Bill Ackman a toujours eu l’œil pour les grandes manœuvres. Le milliardaire américain, à la tête de Pershing Square Capital Management, l’un des fonds d’investissement activistes les plus influents de Wall Street, vient de soumettre une offre de rachat d’Universal Music Group (UMG). Lady Gaga, Taylor Swift, Kendrick Lamar, Billie Eilish, Ariana Grande ou encore Sabrina Carpenter… Il s’agit tout simplement du plus grand label musical au monde.

Le montant de l’opération donne le vertige : environ 55,8 milliards d’euros. Concrètement, les actionnaires d’UMG recevraient 9,4 milliards d’euros en cash ainsi que 0,77 action de la nouvelle entité créée pour chaque action détenue. La transaction passerait par une fusion avec Pershing Square SPARC Holdings, une société d’acquisition enregistrée auprès de la SEC américaine, et elle devrait être bouclée avant la fin de l’année.

Taylor Swift
© Brian Friedman / Shutterstock.com

Pourquoi Ackman veut-il mettre la main sur UMG ?

Bill Ackman est on ne peut plus direct dans sa lettre au conseil d’administration d’UMG : « Le cours de l’action d’UMG est à la traîne en raison d’une combinaison de problèmes sans lien avec la performance de son activité musicale – et tous peuvent être résolus grâce à cette transaction ». Il mentionne, notamment, l’incertitude autour des 18 % détenus par le Groupe Bolloré, le report d’une cotation américaine, ou encore les 2,7 milliards d’euros de parts dans Spotify qu’UMG détient sans que le marché ne leur accorde de valeur.

Car Universal Music est aujourd’hui coté à Amsterdam, sur Euronext, depuis sa scission du groupe français Vivendi en 2021. Or, ses quartiers généraux opérationnels se trouvent à Santa Monica, en Californie. Cette position hybride est perçue comme un frein structurel à sa valorisation, avec une liquidité limitée et une visibilité insuffisante auprès des grands investisseurs institutionnels américains.

Le transfert au NYSE changerait tout cela : UMG deviendrait éligible au S&P 500 et s’ouvrirait à un vivier d’investisseurs bien plus large. Avec des conséquences potentiellement profondes pour l’industrie musicale. Car UMG serait soumise à une pression accrue sur sa rentabilité et sa stratégie de croissance.

Dans un secteur où le streaming a tout bouleversé, Ackman parle lui-même de « croissance annuelle à deux chiffres pour la prochaine décennie ». Une ambition qui pourrait accélérer les consolidations et forcer les autres majors, Sony Music et Warner Music, à revoir leur propre copie.

  • Pershing Square, le fonds du milliardaire Bill Ackman, a soumis une offre de rachat d’Universal Music Group valorisant le label à près de 55,8 milliards d’euros.
  • Si la transaction aboutit, UMG quittera Euronext Amsterdam pour s’installer au NYSE, devenant ainsi éligible au S&P 500.
  • Un basculement qui pourrait redessiner les équilibres de toute l’industrie musicale mondiale.

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