En vérité, Google n’est pas le seul à balancer les pédophiles

Microsoft a donné des indices permettant l’arrestation d’une personne accusée de pédophilie, qui a voulu envoyer des images illégales par e-mail.

Cadenas

Il y a quelques jours, nous évoquions une intervention de Google qui a conduit à l’arrestation d’un individu accusé de pédophilie aux Etats-Unis (et qui a déjà fait l’objet d’une condamnation pour des motifs semblables).

C’est le compte Gmail de la personne qui l’a trahi puisque celle-ci aurait utilisé son e-mail pour envoyer du contenu à caractère pédophile à un ami. Cela a été détecté par la firme de Mountain View qui a signalé les autorités.

Google n’a pas fourni les images mais a juste donné des indices. Celles-ci ont permis aux enquêteurs d’obtenir un mandat de perquisition, lequel a permis de découvrir d’autres contenus pédophiles dans le mobile et la tablette de la personne concernée.

Mais Google n’est pas le seul puisque Microsoft a aussi récemment donné des indices aux autorités américaines, qui ont permis l’arrestation d’un autre individu qui a voulu envoyer des images « illégales » via un compte live.com.

Comme l’expliquent nos confrères de la BBC, Microsoft (ainsi que d’autres services connus) utilise une technologie appelée PhotoDNA qui scanne automatiquement les images qui circulent sur son service et identifie les contenus pédophiles.

Dans un article de Business Insider qui avait évoqué la récente intervention de Google, un expert avait expliqué que les lois américaines obligent les acteurs du numérique à signaler les autorités lorsque ce type de contenu est découvert. Mais rien ne contraindrait ces derniers à les rechercher.

Soyons clair !

Le fait que Google, Microsoft et les autres aident les autorités à trouver les criminels ne peut être blâmé. En revanche, les récents évènements soulèvent de sérieuses inquiétudes concernant la confidentialité des informations que nous confions à ces géants du web.

Pour sa défense, Microsoft pourra toujours expliquer que dans les « Termes et Conditions »,  vous accordez à la firme de Redmond le droit de déployer des technologies permettant de détecter des contenus pédophiles ainsi que les  comportements abusifs qui pourraient porter préjudice au système, aux autres clients ou d’autres.

Mais actuellement, des organisations se battent pour que ces « Termes et Conditions » (on ne parle pas uniquement de Microsoft) soient plus explicites et plus compréhensibles.

Ce que vous devez entendre par « sécurisé »

Chers internautes, vous devez savoir que si la plupart des services connus sécurisent les transferts de données entre votre ordinateur et leurs serveurs, ces informations restent souvent accessibles par le service une fois arrivées à destination.

Pour être plus explicite, s’ils le souhaitent, la plupart des services sur internet sont en mesure de consulter (ou donner l’accès) vos e-mails, vos photos et d’autres contenus que vous stockez sur le cloud.

C’est en partie pour ces raisons qu’Edward Snowden avait déconseillé l’utilisation de Dropbox et avait encouragé les internautes à utiliser des services comme Spideroak où (théoriquement) seul l’utilisateur peut avoir accès à ses contenus chiffrés.

(Source)


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Un commentaire

  1. « Termes et Conditions » que généralement personne ne prend le temps de tous lire tellement c’est écrit en miniature et tellement c’est long ! Edward Snowden a fait éclaté la vérité qui n’est pas une surprise pour beaucoup de gens mais maintenant la majorité sait qu’il faut pas tous balancer sur le net

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