J’aime pas la SACEM, cet espèce de machin tentaculaire, opaque et monopolistique qui emmerde tout le monde avec la collecte de droits musicaux sans pour autant rétribuer correctement les artistes, et qui prétend les protéger alors qu’elle n’est que mépris pour les débutants indépendants. Mais la SACEM n’est plus seule : Jamendo lance une alternative

J’aime pas la SACEM, cet espèce de machin tentaculaire, opaque et monopolistique qui emmerde tout le monde avec la collecte de droits musicaux sans pour autant rétribuer correctement les artistes, et qui prétend les protéger alors qu’elle n’est que mépris pour les débutants indépendants.

jamendo pro Jamendo lance officiellement une alternative concrète à la SACEM

Mais la SACEM n’est plus seule : Jamendo lance une alternative à celle-ci et c’est une sacrée bonne nouvelle. Avec Jamendo Pro, les professionnels peuvent maintenant sonoriser leur établissement avec de la musique produite par des artistes qui ne sont pas affiliés à la SACEM, et bénéficier d’une offre alternative concrète et sérieuse au système établi de la SACEM.

Avec Jamendo Pro, ce sont plus de 180.000 titres hors catalogue SACEM désormais disponibles pour sonoriser bars, restaurants, hôtels, magasins, salons de coiffure, salles d’attente ou encore centres de relaxation. La musique est diffusée en streaming via internet ou sur support physique.

Jamendo entend ainsi grignoter le monopole de fait détenu par la SACEM pour y substituer un véritable « commerce équitable de la musique », avec un système de redistribution des revenus plus favorable aux musiciens, puisque au moins 50 % des revenus sont directement redistribués aux artistes, sans autre intermédiaire.

L’offre est d’autant plus pertinente et adaptée que nous parlons ici de musique d’ambiance, et que dans ce contexte il n’y a pas d’exigence particulière pour des artistes et des musiques connus. En gros on s’en fout d’avoir Obispo quand on fait ses courses ou qu’on attend l’ascenseur, voire, limite ça énerve (surtout Obispo). En revanche, le commerçant, lui, ne sera pas fâché de pouvoir diffuser de la musique sans devoir passer par le racket organisé de cette chère (très chère) SACEM.

Selon Patrick Haour, de Jamendo, « le tarif dépend de la superficie du lieu. Le minimum (pour un lieu de moins de 100m2), est de 96€/an. Avec la sacem, il y a beaucoup plus de critères qui entrent en jeu, donc c’est difficile de comparer dans l’absolu, mais en règle générale on est 30-50% moins cher. »

Suggestion personnelle : pour pousser un peu le concept on pourrait imaginer un service complémentaire sur Jamendo pro qui permettrait à tout un chacun de consulter la liste des titres diffusés dans tel ou tel lieu (avec des liens directs vers la pages des artistes en question sur Jamendo), mettant ainsi encore plus en valeur le catalogue indépendant Jamendo.