(note au lecteur : attention, ceci est une chaîne de blogueurs)

Geoffrey m’invite à répondre à la question qui consiste à savoir ce que serait ma vie sans internet.

Ma vie sans internet, je la connais bien pour l’avoir vécue puisque le web grand public tel que nous le connaissons aujourd’hui est né alors que j’avais déjà une bonne trentaine d’années.
Je peux donc dire que, comme tous les quadras, j’ai connu 30 ans de vie sans internet, et j’ai survécu à ce truc incroyable auquel moi-même j’ai du mal à croire aujourd’hui : il y a eu une vie avant le web !

Aujourd’hui, vivre sans internet me paraît tellement inconcevable que je ne peux même pas imaginer à quoi cela ressemblerait, mais je suis sûr d’une chose : le temps regagné à ne pas être connecté et la possibilité de se consacrer à d’autres activités ne compenseraient pas, loin s’en faut, le vide sidéral que représenterait un monde sans web.

Alors, bon, qu’est-ce que je ferais s’il n’y avait pas le web ?

- sûrement un peu plus de sport (mais le web vous aide à mieux pratiquer votre sport favori)
- je consacrerais une bonne partie du temps passé au web à reprendre une pratique assidue et studieuse de la guitare, ma principale frustration actuellement (mais le web me permettrait de progresser plus vite en moins de temps)
- je lirais beaucoup plus de livres (mais le web l’aiderait à mieux les choisir et les obtenir plus facilement)
- je sortirais davantage (mais le web vous permet d’accéder à des loisirs à moindre prix)
- je passerais plus de temps avec mes proches (mais j’aurais certainement moins d’amis, ou en tout cas moins de relations avec des gens que je n’aurais jamais connus autrement).

Rien de très original donc. Rien dont on puisse dire qu’aujourd’hui ces points génèrent une frustration insurmontable.

En fait, je crois qu’il n’y a qu’une seule chose que le web ne puisse remplacer et que je ferais vraiment, mais alors à très haute dose si le web n’existait pas : je dormirais, et je rattraperais 10 ans de sommeil en retard.

Voilà, c’est ça le truc : au moins pendant quelques semaines (mois ?), ma vie sans web serait celle d’une marmotte en hibernation.