Les réseaux sociaux, mashups à base de Twitter, ou autres Facebook-like fleurissent à un rythme qui m’évoque parfois l’éclosion de nouveaux groupes à chaque nouvelle vague musicale, de Londres à Seattle (Kurt si tu m’entends…). Quand ce n’est pas FriendFeed, c’est Plurk (Cobain ?), quand ce n’est pas machin c’est bidule, bref, pas une semaine

Les réseaux sociaux, mashups à base de Twitter, ou autres Facebook-like fleurissent à un rythme qui m’évoque parfois l’éclosion de nouveaux groupes à chaque nouvelle vague musicale, de Londres à Seattle (Kurt si tu m’entends…).
Quand ce n’est pas FriendFeed, c’est Plurk (Cobain ?), quand ce n’est pas machin c’est bidule, bref, pas une semaine ne passe sans sa nouvelle hype sensationnelle.

plurk Marquer son territoire et faire prospérer les réseaux sociaux sur du vent

Sans porter de jugement de valeur sur tous ces nouveaux services, je constate que ces derniers bénéficient d’un effet qui va au-delà du buzz qu’ils génèrent : l’effet marquage de territoire.
L’effet quoi ?
Ok, partez pas tout de suite, j’explique : quand vous passez une bonne partie de vos journées sur le web, nous sommes d’accord pour dire que celui-ci devient votre espace social, celui où vous rencontrez des gens, où vous échangez des informations, où vous passez du bon temps, où vous travaillez. Bref, l’espace où vous soignez aussi votre réputation, et où vous essayez de contrôler tant bien que mal votre identité numérique.

Or tenter de garder le contrôle suppose aussi une contrainte qui vous ferait presque flirter avec le don d’ubiquité : être sinon partout à la fois, du moins là où il est important d’être.
Ou plutôt d’être vu.
Donc de marquer son territoire. Voui, comme le chat qui… Enfin vous m’avez compris.
Conséquence, vous n’en avez rien à secouer de Plurk ou de FriendFeed mais vous n’avez pas le choix : vous DEVEZ y être. Parce-que vous êtes un Homo Internetus II très aware et qu’il n’est pas question :
1) de rater un truc important qui sera peut-être le Google de demain
2) de laisser penser que vous n’êtes pas au courant de l’existence du truc en question et de passer définitivement pour un has been
3) de laisser toute la place aux copaings
Du coup, tel le proverbial greffier à poils ras, dès qu’un nouveau service ouvre, hop vous levez la papatte et vous faites pipi un petit coup dessus pour y montrer qui c’est Raoul et pas vous faire piquer la place, des fois que non mais.
Enfin quand je dis vous, c’est une façon de parler : je fais pareil bien sûr.
Car, outre l’effet de mode, marquer son territoire devient crucial aussi pour une raison juste un peu plus sérieuse : éviter qu’un petit malin ne s’enregistre à votre place en vous piquant votre pseudo et abuse des tiers en usurpant votre identité.

Et c’est ainsi que les créateurs de nouveaux services 2.0 (désolé je n’arrive pas à trouver d’autre dénomination) font florès et peuvent se targuer d’enregistrer dans leurs bases des milliers de nouveaux membres chaque jour.
Des membres, donc. Pas des utilisateurs. Nan nan.
Des membres qui sont venus une fois pour voir à quoi ressemblait le bazar, qui s’y sont donc inscrits, qui ont fait acte de présence.
Et qui ne reviendront jamais.
Comme le chat qui… Enfin vous m’avez compris.
Je vous laisse, il faut que j’aille m’inscrire. Sur Plurk. Ou ailleurs.
S’il n’est pas trop tard…