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Le bulletin météo du siècle : juillet 2026 est le mois le plus chaud en France depuis 1900, 3e le plus sec de l’histoire

Les étés cauchemardesques de 2003 et de 2022 n’étaient rien face à juillet 2026. Les vagues de chaleur records en France ont littéralement redéfini les standards des températures les plus élevées imaginables en France pendant l’été, pulvérisant les compteurs de Météo-France.

C’est désormais acté : jamais, dans l’histoire des mesures météorologiques en France, il n’a fait aussi chaud pour un mois entier, et encore moins pour un mois de juillet. Cette année 2026 n’a pas seulement revu à la hausse les records de températures mesurés à des moments précis, ou des métropoles précises. C’est aussi le cas à l’échelle nationale, et sur une moyenne de 31 jours. D’après les chiffres publiés par Météo-France ce mardi 4 août, il a fait en moyenne 24,9 °C en France en juillet.

La hausse n’est pas légère. C’est une vraie anomalie. En effet, comparé aux normes de saison, la température moyenne observée en France en juillet 2026 est en hausse de 3,8 °C. Pour les maximales, on s’envole même à 5,2 °C. Cette claque s’explique notamment par une période très rude, entre le 4 et le 19 juillet, lors d’une vague de chaleur persistante (16 jours). À la suite de ce malheureux classement, on retrouve le mois d’août 2003 (24,8 °C) mais aussi le mois de juillet 2006 (24,4 °C).

Plus récemment, le mois de juillet 2022 fut aussi un chaudron. Mais comparé à ce mois de juillet 2026, on est encore sur des températures relativement fraiches. Oui oui. Avec une température moyenne de 23,2 °C, Météo-France distingue bien les deux périodes et leurs conséquences (2,1 °C au-dessus des normales de saison il y a 4 ans). Mais l’année 2022 reste encore aujourd’hui l’année la plus chaude jamais enregistrée en France avec une température moyenne annuelle de 14,5 degrés.

La sécheresse fin juillet équivaux normalement à la sécheresse mi-août

Revenons à 2026, car ce mois de juillet est aussi marqué par une autre statistique : le mois dernier se classe en troisième position des mois les plus secs de l’histoire, avec ce que l’on appelle un déficit de précipitations de 70 % à l’échelle du pays. Par conséquent, une sécheresse superficielle des sols s’est aggravée à vitesse grand V, atteignant mêmes des niveaux à la fin du mois qui sont normalement atteints à la mi-août. Une véritable catastrophe pour de nombreuses productions agricoles… mais aussi pour le risque important de feux comme les incendies en Gironde, à Fontainebleau ou dans le Var nous l’ont récemment montré.

Au final, depuis 1947, plus de la moitié des vagues de chaleur se sont produites au cours des quinze dernières années. Une bonne illustration de l’accélération du réchauffement climatique, y compris donc sur le territoire français. À l’horizon 2100, avec les trajectoires actuelles, des pics à plus de 40 °C deviendront systématiques dans l’Hexagone et l’on devrait flirter localement avec les 50 °C. À voir, d’ici six mois, si l’année 2026 prendra la première place des années les plus chaudes de l’histoire en France, ou des plus fraiches comparé à celles que nous réserve l’avenir…

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