Nouveau drone DJI Phantom 4 : l’intelligence artificielle au service de la vidéo aérienne

DJI vient de présenter son nouveau Phantom 4. La concurrence a vraiment du souci à se faire…

DJI Phantom 4

Disons-le sans détour avant même de l’avoir testé : si l’on se fie aux caractéristiques annoncées dans sa fiche technique, le DJI Phantom 4 est une pure tuerie, du genre qui va marquer un tournant dans l’industrie du drone de loisir et même professionnel. Il y aura un avant et un après Phantom 4.

La nouvelle génération du déjà mythique DJI Phantom est le fruit d’une réflexion qui a pris en compte quasiment l’intégralité des souhaits – et même des rêves, soyons fous – des pilotes de drones spécialisés dans la prise de vue aérienne, qu’ils soient amateurs ou professionnels. De l’évitement d’obstacles à la reconnaissance intelligente des reliefs d’un territoire, du suivi automatique de sujets à la programmation de trajectoires, tout y est, et bien plus encore.

Ce petit monstre de technologie risque de vraiment révolutionner la prise de vue aérienne, à tel point que le législateur serait bien inspiré de tenir compte de ses capacités et de ses performances pour adapter, et donc assouplir, encore une fois les règles et contraintes qui pèsent sur l’utilisation des drones.

Ne dites plus « drone », dites « caméra aérienne intelligente »

On notera d’ailleurs au passage l’évolution sémantique initiée par DJI : le terme « drone » étant décidément trop connoté (on pense tout de suite aux drones de guerre de l’US Air Force ou à une machine intrusive destinée à nous espionner), DJI parle désormais de caméra aérienne intelligente, ou encore de quadrirotors pour films aériens.

Bref, le DJI Phantom a totalement été conçu avec une seule obsession en tête : rendre la prise de vue aérienne la plus aisée possible et la mettre à la portée de tout le monde, du professionnel aguerri au grand public le plus débutant. En gros, la machine fait seule le travail dévolu normalement à au moins deux opérateurs : pilotage et cadrage. Et ce grâce à trois nouvelles fonctionnalités qui feront assurément date : Obstacle Avoidance, ActiveTrack et TapFly.

Enfin un détecteur d’obstacles sur un drone grand public

C’était certainement l’une des fonctions les plus attendues des dronistes : une machine qui sache elle-même détecter les obstacles au lieu de foncer dessus en mode bourrin au moindre moment d’inattention du pilote ou à l’occasion d’une faute de pilotage ou d’une perte de contrôle. C’est chose faite : Le détecteur d’obstacles du Phantom 4 consiste en deux capteurs optiques dirigés vers l’avant, qui détectent les obstacles et permettent ainsi au drone de les contourner automatiquement lorsque cela est possible, réduisant les risques de collision tout en maintenant la même destination de vol. Si le système détecte un obstacle qu’il est impossible de contourner, il se mettra alors en vol stationnaire jusque ce que l’utilisateur indique une nouvelle direction. Le système d’évitement des obstacles se déclenche également lorsque l’utilisateur utilise la fonction « Return to home », évitant les collisions et ramenant le drone à son point de départ en toute sécurité.

Active Track : le suivi autonome d’un sujet en mouvement

C’est l’une des tendances fortes dans les technologies des derniers drones : la possibilité de suivre et filmer automatiquement un sujet en mouvement. Les grenoblois d’Hexoplus avaient été les premiers à présenter cette technologie, suivis notamment par 3D Robotics. A cela près que leur système respectif nécessite que le sujet en mouvement (jogger, cycliste, surfeur…) soit équipé d’un module permettant au drone de le repérer et de s’y raccorder par radio ou WiFi. Avec le Phantom 4, DJI franchit une étape supplémentaire car il n’est plus nécessaire d’avoir un fil à la patte. Avec sa fonction ActiveTrack le Phantom 4 permet aux utilisateurs de l’application DJI Go pour iOS et Android de suivre et de maintenir la caméra centrée sur une cible en mouvement, simplement en la sélectionnant sur l’écran de leur smartphone ou de leur tablette. Pour obtenir un cadrage parfait lorsque vous capturez des coureurs ou des cyclistes, par exemple, il suffit désormais d’activer la fonction ActiveTrack dans l’application. Le Phantom 4 perçoit les images en trois dimensions et utilise l’apprentissage automatique pour maintenir sa cible dans le cadre, même lorsque celle-ci change de silhouette ou de direction. Les utilisateurs conservent le contrôle total de la caméra durant l’activation du mode ActiveTrack et peuvent même la faire tourner autour de la cible en mouvement, le Phantom 4 la maintenant au centre de l’image automatiquement. Le bouton “pause” de la radiocommande permet à l’utilisateur d’interrompre le vol autonome du drone, celui-ci se mettant alors en vol stationnaire.

Tapfly : la destination de vol programmée d’un clic

Tout aussi bluffante, la fonctionnalité Tapfly permet de programmer une destination de vol à l’avance. Intégrée dans l’application DJI Go, Tapfly permet aux utilisateurs de sélectionner une destination de vol en appuyant deux fois sur leur écran, le Phantom 4 calculera alors automatiquement l’itinéraire optimal pour l’atteindre tout en évitant les obstacles qui se trouvent sur son chemin.

Phantom 4 Action 3

Côté autonomie, une meilleure optimisation de l’aérodynamique ainsi qu’une amélioration du rendement des moteurs permet désormais d’atteindre une durée de vol de 28 minutes avec une batterie. A noter également un mode Sport qui permet au DJI Phantom 4 d’atteindre une vitesse de pointe de 70 km/h.

La caméra du Phantom 4 permet de capturer des images aériennes en 4K. Elle a été améliorée pour rendre le coin de l’image plus net et réduire l’aberration chromatique. Le Phantom 4 est équipé du système embarqué de vidéo transmission DJI Lightbridge, permettant aux utilisateurs de voir ce que capture leur caméra, en HD, en temps réel et dans un rayon de 5 kilomètres.

Avec ce nouveau Phantom 4, DJI frappe très fort et risque de faire mal à la concurrence, qui ne tardera certainement pas cependant à réagir. Seul le prix de la machine pourra éventuellement freiner quelques ardeurs, mais à 1599 euros il n’existe actuellement rien de comparable sur le marché. La guerre des drones a bien commencé, mais elle va se jouer sur le terrain économique.

Le prix de vente du Phantom 4 est de 1 599€.

Disponibilité auprès de DJI et Apple
Les précommandes pour le Phantom 4 commenceront le 1er Mars sur DJI.com et Apple.com, et les clients commenceront à recevoir leur drone le 15 Mars. Le Phantom 4 sera aussi disponible dans les Flagship Stores et les Apple stores à travers le monde à partir du 15 Mars.

Disponibilité supplémentaire
Les précommandes pour le Phantom 4 auprès des autres revendeurs DJI commenceront le 23 Mars, avec une disponibilité au 1er Avril.


7 commentaires

  1. 1599€ pour une relativement faible évolution… Sachant qu’on peut trouver le P3A autour des 700€ aujourd’hui, je ne vois absolument pas l’intérêt

    • lol faible évolution? par rapport au P3? je te laisse relire le descro technique alors (700€ c’est le p3 first version).

  2. c’est d’un véritable monstre, le prix est un peu cher mais pour le moment ce qui est exist le meilleur sur le marché on ne trouve rien de comparable sur le marché pour le moment.

  3. Mais vu les prix que propose inspire 1 et 3d robotics , le ph4 vaut bien le coup .

  4. Bonjour,

    Après l’avoir testé, je confirme que les performances sont à la hauteur de ce qui est décrit !
    Si vous voulez le tester avant de l’acheter vous pouvez jeter un œil au site Sharinplace.fr Il y a un Phantom 3 et un Phantom 4 qui y sont loués. Cela permettra à ceux qui ont des doutes sur les évolutions de ces modèles de s’en faire une idée.

    Pour ma part je dirai sans hésitation que bien que le prix représente un sacré budget, si vous comptez en avoir une vraie utilisation (ce n’est pas un petit jouet) cela vaut indéniablement le coup. Les performances vidéos sont au rdv, d’une qualité et d’une stabilité remarquable pour un drone grand public.

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