Sonos : la marque anti-obsolescence programmée par excellence

Rencontre avec Sonos et son Directeur France, Olivier Chemin, pour découvrir la mission et les valeurs de la marque.

sonos

Je dois vous avouer une faiblesse : j’ai actuellement une fascination irrépressible pour les marques qui mettent la satisfaction de leurs utilisateurs/clients au centre de leurs préoccupations.

C’est le cas d’un Netflix qui, avec sa politique zéro publicité, doit se concentrer sur la meilleure expérience utilisateurs pour les fidéliser au service (pour plus d’informations, lire cet article). Mais les exemples du même genre se multiplient avec des Airbnb ou Uber qui prennent à contrepied leurs marchés en se basant sur les nouveaux usages des consommateurs.

Mais avant aujourd’hui, et ma rencontre avec Olivier Chemin (Directeur France), je n’avais aucune idée du fait que Sonos était à mettre dans cette même catégorie.

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La mission de Sonos

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, petit retour sur la marque Sonos qui est encore souvent trop méconnue dans nos contrées.

Fondée en 2002 par John MacFarlane, la mission de Sonos était immédiatement claire : remplir toutes les maisons de musique. C’était, et cela reste, le focus de l’entreprise.

MacFarlane venait du monde du software et ambitionnait de monter cette boîte autour d’une culture bien distinctive. En effet, il apportait sa vision propre du marché avec un focus majeur sur l’expérience musicale. Pour lui : l’expérience vient en premier… et c’est par ce biais qu’il compte fidéliser ses clients.

Une valeur qu’il ne faut certainement pas prendre à la légère. En effet, Sonos a une vraie obsession du support client avec un objectif de qualité bien au-dessus des standards de l’industrie. Le mécontentement d’un client va d’ailleurs directement remonter jusqu’au CEO. Pour Olivier Chemin, « cette volonté de contenter le client est dans la substantifique moelle de la marque« . C’est pour lui la meilleure démonstration du « client au centre de tout » qui est en première place dans les valeurs de l’entreprise.

L’autre pari réalisé en 2002 par John MacFarlane, c’est celui du streaming. Il avait la vision d’un futur où le streaming allait devenir le principal mode de consommation de la musique dans les 5 ans à venir. Cela a finalement mis 10 ans, mais il s’agissait certainement d’un bon pari puisque Sonos peut aujourd’hui se targuer d’avoir l’une des meilleures expériences du streaming.

sonos play5

Sonos : l’acteur anti-obsolescence programmée

Si un acteur nous a appris l’existence de l’obsolescence programmée, ce doit bien être Apple (il s’agit d’ailleurs de la première proposition de l’autocomplétion Google).

Il y a pourtant une poignée d’acteurs qui peuvent nous redonner foi en l’espèce humaine en adoptant la stratégie inverse. C’est le cas de Sonos.

« Un client qui a acheté un produit il y a 10 ans aura accès à nos dernières innovations« , m’explique Olivier Chemin avec fierté. Cela inclut le support récemment annoncé d’Apple Music, mais aussi la fonctionnalité Trueplay (dont nous allons parler d’ici une petite minute).

En effet, dans la mesure du possible, Sonos va toujours amener ses nouvelles fonctionnalités sur ses anciens produits. « C’est un engagement vis à vis du client, m’explique son Directeur France. Il n’est pas acceptable que le client n’ai pas accès à certaines choses. »

La stratégie de Sonos ne va donc pas dans le sens d’obliger sa clientèle à remplacer son installation par de nouveaux produits… mais le satisfaire suffisamment avec les précédentes enceintes pour qu’ils décident d’acheter les nouvelles pour venir compléter son installation. Après tout, Sonos est le pionnier du multiroom, qui permet de faire communiquer l’ensemble des enceintes pour sonoriser les différentes pièces de manière intelligente (ou de se mettre en place un système 5.1 dans votre salon en ajoutant de nouveaux produits de la marque).

Cette stratégie anti-obsolescence programmée est pour moi une découverte qui est un immense point positif pour la marque. Je partage pourtant ma surprise avec Olivier Chemin de ne pas voir ce point mentionné sur leurs différentes communications.

« C’est un choix de ne pas le mettre en avant. Ce n’est pas la manière de vendre une enceinte. »

Cet élément est au final la bonne surprise supplémentaire que va découvrir un client après son achat.

Now we listen. #Sonos PLAY:5 is ready to go home.

Une photo publiée par @sonos le

Trueplay : le petit tour de magie de Sonos

Que vous soyez un puriste ou non, vous savez probablement qu’il y a des emplacements à éviter pour l’installation de votre système de son. L’exemple parfait : le mettre dans un coin de votre pièce, coincé entre deux murs où la propagation du son ne sera pas bonne.

Et s’il y a toujours un endroit idéal pour le positionner (le fameux « sweet spot« ), de nombreuses contraintes rendent la chose impossible (absence de prise de courant, aucun meuble à cet emplacement, etc).

Sonos était parfaitement conscient de cette problématique et arriva avec une solution : le Trueplay.

Nous vous le disions plus tôt, John MacFarlane vient du monde du software, et c’est donc une solution logicielle qu’il apporte à ce problème.

Vous allez donc pouvoir placer votre enceinte où vous le voulez dans la pièce, puis vous allez utiliser votre smartphone (uniquement sur iPhone aujourd’hui) pour calibrer la fonctionnalité. Cela ressemble un peu à une cérémonie mystique ou vaudoo, où vous allez tenir votre iPhone à deux mains (à l’envers pour ne pas obstruer le micro), puis parcourir la pièce en levant et abaissant doucement le téléphone au rythme de sons très aigus et très graves émis par votre Sonos.

Pour démystifier un peu le tour de magie, le micro du téléphone va analyser le signal qu’il capte du Sonos pour comprendre la disposition de la pièce et les obstacles à la bonne propagation du son. Une fois cette calibration réalisée, votre système audio va utiliser un algorithme pour rectifier le son pour qu’il corrige les défauts de votre intérieur. Le test avant/après est renversant… c’est comme si votre Sonos était à l’emplacement optimal… alors même qu’il est coincé entre deux murs.

Olivier Chemin me confessera qu’ils ont même poussé les tests plus loin en expérimentant le rendu depuis une boîte fermée ou un placard.

L’appareil idéal pour tester cette nouvelle fonctionnalité, c’est certainement le Play:5, dernière enceinte de la marque qui offre un son incroyable (je n’avais plus eu ce genre d’expérience depuis ma découverte du Phantom de Devialet). Le type d’appareil qui, à 579€, va proposer un excellent rapport qualité/prix… surtout s’il vous accompagne en musique pour les 10 prochaines années.


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6 commentaires

  1. Bel article qui promeut une bonne marque… Mais pour être un client fidèle à la marque je dois quand même rebondir sur le fait que Sonos n’écoute pas tous ses clients… Je suis possesseur d’un ensemble playbar, sub, et deux play 1 vendu par sonos comme un excellent 5.1. La qualité est la mais le support du format audio principal de nos bluray (DTS) n’est pas pris en charge !! Et quand on lit les réponses de Sonos à ce sujet sur leurs forum, je ne placerai pas la satisfaction client au top : des réponses comme changez de lecteur bluray ou achetez une Xbox one sont assez éloignés d’une politique de satisfaction client ! Par contre leur matos est top, et very user friendly !

    • Bonjour,

      effectivement c’est un bien bel article.
      Mais je rejoins Arthur sur le sujet des fonctionnalité. Effectivement le streaming devient la norme. Mais cela ne doit pas empêcher d’évoluer et de proposer de nouvelle choses.
      Je m’explique. Prenez le Sonos Connect (399€, aie ca pique) qui matériellement ne pourra jamais gérer les flux audio HD 24/96, DSD, etc ….
      Je suis désolé mais au delà du discourt marketing sur la HD dans l’audio, ce n’est pas normal de continuer un produit a ce prix depuis des années sans le faire évoluer.
      selon moi, soit on garde le produit au même prix mais il évolue, soit on le garde tel que, mais alors on baisse son prix. Exemple, pourquoi Panasonic sort son équivalent + HD a 200€ ….
      sans commentaire.

      Pourquoi la Play5Gen2 a vue son prix explosé. réponse, elle fait plus de choses ….
      Ok, et après …….
      les technos évoluent et les fonctionnalités, même les plus avancées, sont vouées a terminer sur des équipements de milieu de gamme.
      Dans ces conditions, il fallait soit garder les Play5Gen1 et baisser son prix ou garder le même prix pour le Gen2.

      Pour en venir a la PlayBar, c’est une vaste blague. Un produit sorti en 2013 il me semble qui ne gère même pas le DTS. Attention, je ne parle pas de la version HD, mais bien du DTS de base que même les LaserDisk en fin de vie de 1998 avaient….. No Comment.
      La réponse de Sonos est édifiante (en gros) : cette techno n’est pas gérée par les géants du streaming, donc nous ne l’implémentons pas. C’est étonnant de la part d’une société de ce fermer la porte de toute une frange d’utilisateurs Home cinéma. ils ne doivent pas avoir besoin de vendre ces gens la. Pour information, des barres de son, certes pas au même prix, arrivent a faire du Dolby Atmo avec un résultat plutôt convainquant. Et pendant ce temps, SONOS continue avec un produit ne gérant que le DD avec un seul port Optique …..

      a titre personnel, je suis utilisateur Sonos, mais j’ai arrêté d’investir dans cette marque, qui pour moi ne sort pas de produit correspondant a sa position tarifaire.
      Vouloir repousser l’obsolescence, c’est très bien, j’en suis content, mais il ne faut pas que cela ne devienne un frein.

      Cordialement,

      Franck.

  2. Pour moi, le pionnier c’était plutôt SlimDevices avec le Slimp3 puis les Squeezebox qui permettaient déjà le multi room,….
    Société rachetée puis malheureusement abandonnée en 2014 par Logitech.
    Le produit était plus ouvert, et le logiciel (firmware des box + serveur de streaming) est open source et continue donc à être développé par la communauté.
    Chez moi, ça tourne depuis des années et je ne suis pas prêt de changer de système.

    • Cocopocoloco on

      +1
      Rien à dire de plus sinon que le tout peut être géré via l’excellente app iPeng (http://penguinlovesmusic.de) qui permet non seulement de piloter le serveur, mais aussi de transformer un iTruc en client. L’application serveur tourne parfaitement sur des NAS QNAP ou Synology.

  3. Trueplay ne viendra vraisemblablement jamais sur les smartphones android, en raison de la trop grande diversité des terminaux, et donc de leur microphones. En gros, Sonos devrait adapter ses algorithmes pour chacun des modèles de smartphone android, et sachant qu’il y en a des centaines… Chez Apple, tous les modèles ont le même micro, beaucoup plus simple.

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