Uber veut pister les mauvais conducteurs

Pour sécuriser les courses, prévenir les accidents, optimiser le système de notation et surtout disposer d’encore plus de données, Uber va proposer une application permettant de pister les mauvais conducteurs.

Uber rachète le serice de cartographie de Bing

On comprend dans ces quelques exemples, les enjeux pour Uber, de démocratiser une application qui vise à pister ses chauffeurs et à analyser leur comportement sur la route. De cette façon, il se concoctera une base de données, ce qui de nos jours vaut son pesant d’or, il améliorera la qualité des courses, permettra de démêler un litige entre un client et un chauffeur et l’entreprise devrait au passage éviter quelques accidents.

Cette application pour smartphone utiliserait le GPS, le gyroscope et l’accéléromètre afin d’obtenir un grand nombre d’informations sur la course, comme la vitesse, les accélérations, le respect des limitations de vitesse, les freinages, etc. Uber a indiqué qu’en cas de conflit entre un client et son chauffeur sur une notation, « la technologie peut aider à révéler la vérité ».

D’après Uber, cette application serait « un programme pilote permettant de vérifier les évaluations à l’aide des technologies mobiles. Les gyroscopes dans les téléphones peuvent capter les petits mouvements, tandis que les GPS et accéléromètres montrent combien de fois un véhicule démarre et s’arrête, ainsi que sa vitesse. »

Uber pourrait également être plus vigilant sur le comportement de ses chauffeurs et ainsi les contraindre à être plus respectueux du code de la route pour éviter des accidents. L’application pourrait savoir si le chauffeur utilise son smartphone pour passer des appels ou envoyer des SMS durant les courses ou encore de comparer sa vitesse par rapport aux limitations fournies par les cartes GPS.

L’objectif est donc à priori plutôt noble de la part d’Uber, mais il n’est pas certain que les chauffeurs apprécient d’être pistés ou que leurs données puissent être éventuellement revendues à des sociétés tierces (assurance par exemple). De plus, Uber ayant déjà été très mal accueilli dans plusieurs pays comme la France, il est peu probable que les CNIL voient d’un très bon œil ce genre de procédé… A suivre.

Source

Comments are closed.

Lire les articles précédents :
Qwant Press kit
Un petit coup de pouce d’Axelle Lemaire pour l’anti-Google français

On parle beaucoup du système d’exploitation souverain. Mais qu’en est-il du moteur de recherche souverain ?

Fermer